Autre-Monde, tome 7 : Genèse -Maxime Chattam

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Auteur : Maxime Chattam
Éditions : Albin Michel
Genre : Jeunesse/Jeune adulte/Adulte, Fantastique
Année de sortie : 2016

Synopsis 

Traqués par l’empereur et par Entropia, Matt, Tobias, Ambre et les leurs doivent fuir et rallier des terres inconnues pour s’emparer du dernier Cœur de la Terre avant qu’il ne soit détruit.

Mais le monde souterrain qu’ils découvrent ne grouille pas seulement de dangers. Il recèle d’incroyables révélations.

La guerre est proche. Les sacrifices nécessaires.

L’ultime course-poursuite est déclarée. Autre-Monde s’achève et livre enfin tous ses secrets.

Un principe de base

Suite à la parution de mon précédent article (Autre-Monde, tome 6 : Neverland – Maxime Chattam), une petite dizaine de personnes sont venues sur mon blog afin d’écrire un commentaire. Je dois vous avouer que je m’attendais à recevoir quelques critiques sur le contenu de ma chronique (assez cinglante), mais moins à des critiques personnelles. Je convie donc à ces lecteurs le soin de revoir leur point de vue sur la liberté d’expression.

Hé bien non !!! Un roman que vous avez aimé peut très bien ne pas l’être par une tierce personne. C’est que l’on peut appeler la divergence d’opinion. Mais là n’est pas le problème. Si vous décidez de remettre en cause l’écrit d’un ou une autre que vous, assurez vous d’orienter votre désaccord sur le contenu même du texte.

Comment savoir que vous allez trop loin ? A partir du moment où vous portez un jugement sur l’auteur d’un article, vous critiquez l’essence même de ce dernier (ou cette dernière) et vous dépassez la limite de la liberté d’opinion.

Exemple cohérent : « Je trouve ce roman médiocre à cause de ses trop nombreux détails. » –> « Je ne suis pas d’accord avec ton point de vue, pour les raisons suivantes … »

Exemple incohérent : « Je trouve ce roman médiocre à cause de ses trop nombreux détails. » –> « Je le trouve marrant ce blogueur, il ose dire que Maxime Chattam, c’est de la merde ; Il parle en mal d’un roman pour que l’on parle de lui, c’est un misogyne, … » (Coucou Tatiana, d’Idées à lire). Ce chapitre a été rajouté suite aux nombreuses critiques de cette dernière sur Twitter. Moi qui ne critique jamais l’individu ne pouvait passer à côté d’un tel comportement inadapté et inacceptable. A bon entendeur. 

N’oubliez jamais : La liberté s’arrête là où commence celle de l’autre.

Mon avis :

Enfin ! Il s’agit du dernier tome d’une saga extraordinaire. L’intrigue posée dans le premier tome était tellement forte qu’elle m’a permise d’apprécier globalement les sept tomes (malgré les trois derniers qui sont écrits avec cette volonté de faire de l’argent, contrairement au premier cycle).

Commençons par les points positifs (les détracteurs seront contents) :

  • L’intrigue principale de la saga nous porte de la première à la dernier ligne de ce dernier tome, que l’on apprécie au non le contenu, il est impossible pour le lecteur de reposer le livre.
  • Le chapitrage est parfait ! A chaque fois, sans la moindre exception, Chattam nous oblige à continuer la lecture, impatient de connaitre la suite.
  • La première partie du roman est à l’image des 3 premiers tomes de la saga. En effet, Maxime Chattam sort de son schéma : 1) Evénement inattendu 2) L’un des héros va mourir (du moins selon lui) 3) Nouvel élément inattendu, notre héros est sauvé !!!
  • Ce roman est relativement « nunuche » et « à l’eau de rose ». La romance entre Ambre et Rose sonne fausse, sans le moindre amour. On ressent ici une volonté de l’auteur de satisfaire aux sentiments de ces jeunes lecteurs et lectrices qui ont grandi avec Autre-Monde (sexuellement parlant).

Malheureusement, je suis bien obligé de m’arrêter à ces quelques maigres points positifs. L’auteur, à partir du 4ème tome (et plus particulièrement le 5ème et le 6ème), a pensé davantage à son portefeuille qu’à ses nombreux lecteurs. Voici une liste non exhaustive :

  • Un rebondissement toutes les 3-4 pages (à partir de la seconde moitié du roman). On ressent une volonté de rallonger cette série, encore, encore et encore. De nombreux passages sont complètement inutiles.
  • Malgré ses rebondissements, rien n’est imprévu. On sait pertinemment que lorsque le héros concerné se dit : « Ca y est, c’est la fin, je vais mourir » nous savons tous qu’il sera encore vivant par la suite.
  • Une fin bâclée en quelques pages seulement. J’aurais pu être surpris par le dernier rebondissement de notre histoire, … mais non, …
  • Contrairement à Harry Potter, où l’auteur distille des éléments de réponse aux cours des 6 premiers romans (souvent compris après une relecture), Maxime Chattam fait tout le contraire. Tous les indices donnés aux cours des six premiers volets ne mènent à … rien.

J’éprouve beaucoup de difficultés à mettre des mots sur mon ressenti de cette lecture. L’auteur aurait très bien pu réunir les 3 derniers tomes en un seul… Ce dernier vous dira probablement : « Oui, vous avez peut-être raison, mais je souhaitais offrir aux lecteurs blablabla ». Je ne peux m’empêcher d’entendre : « Plus je publie, plus je me fais de l’argent grâce aux ventes ». Cette stratégie pécuniaire me heurte terriblement.

 

Les points positifs

  • Une saga très passionnante où, malgré les nombreuses imperfections de ce roman, le lecteur est totalement immergé dans l’histoire.
  • Des personnages très attachants que l’on retrouve avec joie.
Le point négatif

 

  • « C’est un roman que je qualifie personnellement d’un « roman à pognon » : un ouvrage qui, grâce au succès de l’auteur ou des précédents succès, est volontairement mauvais car de toute façon, il fera beaucoup de ventes et sera apprécié par les lecteurs peu critiques. »
  • Une romance digne des feux de l’amour. Maxime Chattam n’a-t-il donc jamais aimé une femme ? Comment peut-être réduire l’amour entre deux adolescents à cela ?
  • L’inattendu est prévisible. Le héros est toujours en train de mourir, pour finalement être sauvé in extremis.
  • Trop de rebondissements, où l’on sait à l’avance que cela va bien se finir pour nos trois héros.

 

Ma note pour cette lecture : 8/20

Malgré tout mon amour pour cette saga littéraire, que je ne vais pas hésiter à relire dans quelques années, ce dernier tome ne mérite pas d’obtenir la moyenne. Ce roman me semble inutile, plein de détails superflus, où les événements inattendus sont prévisibles

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Autre-Monde, tome 6 : Neverland – Maxime Chattam

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Auteur : Maxime Chattam
Éditions : Albin Michel
Genre : Jeunesse/Jeune adulte/Adulte, Fantastique
Année de sortie : 2013

Synopsis 

L’ennemi a détruit le deuxième Coeur de la Terre, séparé Matt, Ambre et Tobias.

Alors qu’Entropia et ses créatures monstrueuses poursuivent leur entreprise de destruction, Matt découvre Neverland, la forteresse secrète et mystérieuse des Fantômes, les jeunes rebelles de l’empire d’Oz.

L’Alliance des trois arrivera-t-elle à se reformer à temps pour sauver tous les enfants d’Europe ?

L’heure de révéler les ultimes secrets d’Autre-Monde approche…

Mon avis :

Que dire ? Pas grand chose après la lecture de ce sixième roman. Autant les nombreuses répétitions des précédents tomes ne prenaient pas le dessus sur l’intrigue et le talent de l’auteur, autant Neverland était long, barbant, imbuvable, illisible… au point de m’avoir écarté de la lecture ces trois dernières semaines.

Afin de partager avec vous mon mécontentement, je vous résume rapidement le roman :

  • Nous n’avançons absolument pas dans l’intrigue principale. Il est vrai que l’on comprend enfin comment tout a commencé, mais personnellement, cela n’a aucun intérêt. Les explications de la « tempête » sont très approximatifs, dénués de sens, où le message écologique des premiers romans est inexistant.
  • Un schéma identique de chapitre en chapitre. On ne retrouve aucune originalité. Autant, nous aurions pu croire à la mort de Tobias dans le 2ème tome pendant de très nombreuses pages, aucun ici, le lecteur n’aura aucun doute : L’alliance des trois survivra quoi qu’il arrive. Le pire dans ce constat ? C’est que je ne spoil rien du tout en l’affirmant !!! Après trois chapitre selon le schéma ce-dessous, on a compris qu’il s’agira d’un roman très répétitif où l’auteur cherche, par tous les moyens, à proposer 500 pages pour un roman qui en vaut 50 (et dire que c’est le plus volumineux de la série) :
    • Fin de chaque chapitre : « Tout est terminé, nous allons mourir ici, et maintenant, ADIEU.3
    • Début de chaque chapitre : « Hé bien non, nous sommes tous sauvés miraculeusement grâce à x, y ou z.
    • Rebelotte, à nouveau dans un danger de mort et sauvetage in extremis
  • Véritable sensation que l’auteur joue avec ses lecteurs. Je suis très heureux quand une saga littéraire est très longue (j’aurais aimé que Harry Potter soit décliné en 80 volumes), MAIS uniquement, quand cela ne se fait pas au détriment de ceux qui aliment le portefeuille de l’auteur. Les rebondissements sont très nombreux, les retournements de situation également, sans parler des dizaines de pages de détails inutiles.
  • Ne vous fiez pas au titre du roman, on est très loin du compte avec Neverland. Je pense que l’auteur voulait nous proposer une version européenne d’Eden. Malheureusement, c’est raté.

Ce qui m’a sauvé ? Mon crédit Audible !!! Il m’a permis d »acheter ce titre en livre Audio, me permettant de terminer ce roman à la vitesse x2 ainsi que quelques passages sautés (notamment concernant la libido grandissante de certains personnages).

Afin de tous vous rassurez (et surtout avant de me faire incendier par certains ^^), je tiens à préciser quelques faits :

  • J’ai adoré les tomes précédents, avec une note moyenne proche du 20/20
  • Je suis à la moitié du dernier tome, et nous retrouvons un sentiment de « perfection » en lisant ce dernier.
  • Je n’ai aucune rancune contre l’auteur, qui possède un grand talent d’écriture.

Le points positif

  • L’auteur ne répond à aucune de nos attentes. L’auteur nous force à lire son dernier roman.
Le point négatif

 

  • C’est un roman que je qualifie personnellement d’un « roman à pognon » : un ouvrage qui, grâce au succès de l’auteur ou des précédents succès, est volontairement mauvais car de toute façon, il fera beaucoup de ventes et sera apprécié par les lecteurs peu critiques.

 

Ma note pour cette lecture : 1/20

Un point uniquement, avec une pensée pour les arbres qui ont permis la publication de ce roman. Ils méritent ce point !

La dernière des Stanfield – Marc Lévy

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Auteur : Marc Lévy
Éditions : Editions Versilio /Editions Robert Laffont (via Danielle Melconian/Marc Lévy)
Genre : Adulte / Contemporain / Romance / « Polar »
Année de sortie : 2011
Cette lecture est un partenariat avec l’auteur Marc Lévy, par l’intermédiaire de Danielle Versilio, représentante de la maison d’éditions Versilio. Je tiens à remercier les éditions Versilio/Robert Laffont ainsi que l’écrivain de m’avoir envoyé ce roman le 18 avril, soit quelques jours avant sa sortie officielle.

 Synopsis  :

« Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.

L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.

J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil.

Qu’auriez-vous fait à ma place ?

Probablement la même erreur que moi. »

Préambule :

Tout d’abord, je tiens à réitérer mes remerciements de m’avoir envoyé ce roman dans le cadre d’un partenariat. Marc Lévy est une grande personne, avec laquelle j’ai déjà eu la chance de recevoir des livres dédicacés, dans le cadre d’une oeuvre caritative en Belgique, le Télévie (Lutte contre le cancer). Quel bonheur d’être contacté par l’agréable Danielle Melconian, représentante de Versilio et de pouvoir chroniquer l’oeuvre d’un grand bonhomme.

Mon avis :

Dès les premières pages de ce roman, il est certain qu’il me sera impossible de le reposer de mon plein grès. Effectivement, l’auteur parvient à nous captiver après quelques lignes seulement. L’intrigue est très rapidement mise en place et le lecteur est déjà en mesure d’émettre des hypothèses qui seront, ou non, vérifiées par la suite.

Contrairement à Guillaume Musso (que j’adore), Marc Lévy parvient à nous proposer un roman totalement inédit, comme s’il s’agissait d’un premier roman, parfaitement réussi. En effet, l’auteur parvient, à chaque fois (excepté Elle & Lui), à nous plonger dans une histoire totalement nouvelle, sans reprendre le schéma de l’une de ces précédentes oeuvres. Quel délice.

Parlons encore un peu de Marc Lévy, où plutôt de son écriture. Cette dernière est très riche, très complexe, mais tellement agréable à lire. Personne n’aura l’impression de lire un roman avec La dernière des Stanfield, mais plutôt l’impression ou même la certitude de vivre une histoire en tant réel. Les actions, les descriptions, … sont si réalistes qu’il devient ardu de déterminer la frontière entre réalité et récit.

Le roman nous propose de nous immerger dans la peau d’une jeune demoiselle qui reçoit un lettre anonyme stipulant que sa mère aurait commis un acte inavouable il y a plus de 35 ans. Si seulement M. Lévy s’était contenté de cet axe, le roman aurait été correct, mais son plus. Heureusement pour nous, il s’est permis de nous proposer non pas une, mais plusieurs intrigues différentes, imbriquées parfaitement les unes dans les autres.

Tout au long de ce récit, les rebondissements sont parfaitement dosés et bien répartis à travers plus de 400 pages. Cela permet une lecture aérée, où le lecteur trouvera toujours son compte, tout en rendant cette lecture étouffante où le « suspense » est à la limite du supportable. Nous avons envie de connaitre le dénouement de l’histoire, des histoires !!!

Si vous êtes un lecteur appréciant les polars américains, n’hésitez pas à franchir le pas avec Marc Lévy. Nous ne sommes pas entièrement dans le best-seller, mais on s’en rapproche énormément. C’est l’un des rares, voir le seul romancier, qui propose des romans se déroulant aux USA, avec un style américain. On ressent une grande culture outre atlantique authentique.

Finalement, le final de ce roman est tout simplement époustouflant, d’autant plus qu’il est totalement inattendu. Comment aurions-nous pu deviner que …. Heureusement pour vous, il vous suffira de le lire pour découvrir par vous-même le dénouement :-).

Les points positifs

  • Une histoire totalement inédite, autant au niveau de l’écriture que de l’intrigue.
  • Le lecteur s’attache rapidement aux personnages, également à leurs sentiments.
  • Un roman « à l’américaine » authentique.
  • Une lecture très prenante, où il est très difficile de mettre un terme avant la fin.
  • Un
Le point négatif

 

  • Quand on arrive à poser le roman (nuit, trône, travail, …), il faut éviter de laisser ce dernier à l’écart trop longtemps. Il faut prévoir de lire par blocs de 150-200 pages, sans quoi la lecture est trop hachée, consécutif aux nombreux changements de narrateur et d’époque.

 

Ma note pour cette lecture : 20/20
 

Un nouveau coup de coeur pour cette année 2017, pour un roman qui vaut vraiment le détour, du moins pour tous les passionnés de romans parfaitement réussis. Je suis convaincu que vous allez tous apprécier et dévorer ce chef-d’oeuvre littéraire.

Amour : 10 commandements – Suzanne Marty

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Auteur : Suzanne Marty
Éditions : Editions SVD Lermercier (via Livraddict)
Genre : Adulte / Humoristique / Psychologique
Année de sortie : 2017
Cette lecture est un partenariat avec l’auteure Suzanne Marty par l’intermédiaire de Livraddict. Je tiens à les remercier d’avoir répondu positivement à ma demande de lire ce roman.

 Synopsis  :

« Le domaine de notre vie qui génère le plus de frustrations et de déceptions est sans aucun doute le domaine amoureux. Que de temps perdu à soupirer après de beaux indifférents, à attendre l’improbable coup de fil d’un troll sexy ; que d’énergie gaspillée dans des histoires foireuses, que de larmes versées à cause d’illusions perdues…

Pour que cette malédiction cesse, j’ai tenté d’établir la liste des grands principes qu’il me paraît judicieux de respecter dans le domaine amoureux. »

Après son roman « La rousse qui croyait au père Noël », Suzanne Marty explore dix raisons qui font échouer la plupart des relations amoureuses. Un petit livre entre humour et sérieux qui s’adresse à tous les hommes et femmes à la recherche de l’amour avec un grand A !

Mon avis :

Je ne vais pas me perdre dans de très longues explications, ce qui est habituellement le cas pour vous donner mon appréciation générale de cette lecture. Je suis très déçu par ces 92 pages qui nous apporte une vision très étriquée et pessimiste de l’amour.

Ce livre a été écrit par Suzanne Marty et représente son point de vue personnel. Peut-être que certains d’entre vous arriveront à s’y retrouver, mais en ce qui me concerne, aucun des 10 commandements n’est correct, d’un point de vue scientifique, encore moins sur le « terrain ». En effet, il me semble que l’auteure a oublié de prendre en compte la « chose » qui compte le plus dans l’amour : le libre arbitre.

Ce livre s’offre aucune liberté à ses lecteurs. Ils doivent en effet suivre la discussion d’un point de vue extérieur. On en arrive même à l’impression de lire 10 articles publiés dans une encyclopédie officielle, tant l’auteur tente de nous convaincre qu’il s’agit d’une parole d’évangile (et ce, malgré l’utilisation du « je » indiquant qu’il s’agit de son avis personnel. On le sait, mais on ne le ressent pas une seule seconde).

Il faut tout de même remarquer le talent de l’auteure pour nous entrainer sur un sujet aussi sensible. Elle est parvenue, malgré un texte totalement erroné (selon moi), à lire ces quelques pages avec plaisir. L’écriture est simple, mais très prenante et il est impossible de décrocher l’objet sans avoir obtenu le point de vue de Suzanne Marty. Je serai bien tenté par lire un roman de cette dernière, la fiction lui réussi-t-elle mieux ?

Le point positif

  • Ecriture simple et efficace.
Les point négatifs

 

  • Point de vue étriqué.
  • Le libre arbitre ne semble pas intervenir à une grande échelle dans l’amour.
  • Un livre qui contient 10 textes. On ne ressent pas de lien avec les commandements, quelques contradictions de l’un à l’autre.

 

Ma note pour cette lecture : 8/20
 

Malgré une lecture très décevante, je tiens à remarquer le talent de l’auteure et je n’hésiterai pas à lire ces prochaines parutions.

Les animaux fantastiques – J.K. Rowling

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Auteur : J. K. Rowling
Éditions : Gallimard
Genre : Jeunesse / Adulte , Fantastique
Année de sortie : 2017

Synopsis 

J. K. Rowling, créatrice de la mythique saga Harry Potter, nous invite à découvrir une nouvelle ère du Monde des Sorciers, au côté du jeune explorateur et magizoologiste Norbert Dragonneau.

Revivez le film écrit par J. K. Rowling avec le texte original de l’auteur : l’intégrale des dialogues, mais aussi l’action, le jeu des personnages, les descriptions des décors, les mouvements de la caméra… Une aventure épique et fabuleuse, une grande histoire de magie et d’amitié.

Mon avis :

Nous voici reparti pour une nouvelle oeuvre de J.K. Rowling liée à l’univers d’Harry Potter. Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, sachez qu’il ne s’agit pas d’un roman, mais bien su scénario du film Les animaux fantastiques sorti en 2016 sur nos écrans.

J’ai lu ce livre avant d’avoir vu le film (et oui, j’ai réussi à tenir autant de temps sans le visionner :p) et j’estime que c’était la meilleure des décisions. Dans ce livre, nous percevons toutes les actions du films, mais également tout ce qui ne se dit pas, ou ne se voit pas.

En effet, ce scénario nous permet de connaitre les pensées de tous les personnages, de connaitre leur sentiment à un moment donné, ce que le film ne permet pas. Prenez l’exemple de « la grande horloge » que l’on voit dans le film. Vous y avez prêté une grande attention quand on la voit au début du film ? Probablement pas, alors que le livre nous offre, dès le départ, de tout savoir sur ce grand cadran.

Le livre nous propose toutes les scènes du film, mises bout à bout, sans aucun lien logique entre-elle. C’est là que se trouve le point faible de cet ouvrage, surtout pour les lecteurs qui s’amusent à lire le titre de chaque scène (qui précise le lieu, l’heure, …). Après quelques pages, on oublie très naturellement ces titres de scènes en gras et nous avons presque l’impression de lire un roman.

Parlons de l’histoire en elle-même. Je la trouve longue, ennuyeuse, et surtout très en-dessous du talent mis en avant dans la saga Harry Potter. J’en viens même à me dire que tout aurait pu être écrit en à peine trois lignes. L’intrigue principale du roman n’est pas véritablement les animaux fantastiques. Ces derniers permettent de rallonger le film (et donc le livre). En effet, le point central du roman n’est autre que la conservation du secret du monde des sorciers. Sera-t-il découvert ou bien tenu secret des moldus ? (ou plutôt non-maj pour non-magique, c’est affreux à lire avec un j, non ?)

Il est très difficile de critiquer davantage cet ouvrage et plus particulièrement son contenu sans vous spoiler ce qu’il se déroule. Je vais donc me contenter de terminer cette chronique en terminant sur une touche négative. Cet ouvrage (et plus particulièrement l’histoire en elle-même) est très décevant, et j’espère que les prochains seront écrits avec davantage de respect pour les lecteurs et avec un peu moins en livres sterling en ligne de mire pour J.K. Rowling.

Les points positifs

  • Une retranscription fidèle du film.
  • Un nouveau regard par rapport au film, on découvre davantage de détails.
Les points négatifs
  • Un livre publié pour l’argent. Il n’apporte aucun intérêt supplémentaire au film (si ce n’est pour connaitre les pensées des personnages plus en détail).
  • Une histoire mal construite, où les animaux fantastiques n’ont absolument aucun rôle à jouer (à part Frank peut-être ?)

 

Ma note pour cette lecture : 4/20

J’ai terminé ce livre il y a presque une semaine. Il m’a donc fallu presque 7 jours pour digérer la note de 4/20 que j’ai osé mettre à un livre de J.K. Rowling. Une très grosse déception pour moi, surtout par l’histoire en elle-même. L’auteure a privilégié l’aspect financier qu’à l’aspect respect des lecteurs (spectateurs).

Le bruit assourdissant des étoiles – Monique Bernier

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Auteur : Monique Bernier
Éditions : Mon petit éditeur
Genre : Adulte / Multi-genres 
Année de sortie : 2017
Cette lecture est un partenariat avec l’auteure Monique Bernier. Cette dernière m’a contacté il y a quelques semaines afin que je donne mon avis sur les deux derniers ouvrages qu’elle a écrit. Un tout grand merci de m’avoir envoyé les ouvrages en format papier, c’est toujours un plaisir de découvrir un auteur que je ne connaissais pas.

 Synopsis  :

C’est l’histoire de Catherine. Elle a cinq ans et va bientôt avoir une petite sœur. C’est le début du cauchemar.

Des phénomènes étranges apparaissent…, des étoiles que personne d’autre ne voit se promènent près de sa chambre, dans les arbres.

Elles entrent par la fenêtre et veulent la dévorer. C’est aussi l’histoire de Claire, sa maman. Une histoire à deux voix… ou peut-être même trois, car il y a aussi la voix de la folie, celle de Camille qui se love entre la mère et la fille, qui s’insinue dans leur relation.

Leur relation pourtant si belle quand elles étaient deux…

Mon avis :

La base de ce roman n’est être qu’une parfaite réflexion de ma vie privée. Je suis papa d’une petite fille qui rentre dans sa quatrième année et serai à nouveau père dans quelques mois d’un deuxième petit bout de chou. Je dois vous avouer qu’il ne m’est jamais venu à l’esprit que ma fille pourrait être jalouse du second enfant. Nous partons du principe qu’il est indispensable que les deux loulous aient une importance capitale dans notre famille.

Ce roman met en scène une situation identique, mais où la première née éprouve, à l’égard du « bébé » une haine profonde véhiculée par un intermédiaire, Camille, la folie. Tout au long de ce roman, Monique Bernier passe d’un point de vue à un autre, d’une époque à une autre pour tenter de nous mettre dans la peau d’une situation de vie que peu, voir personne, d’entre nous connaisse ou connaitront.

L’auteure est thérapeute de formation, et cela se ressent dans son écriture. Elle parvient, à travers 150 pages, à nous plonger totalement dans cette famille, dans ce cas de figure extrême (de haine et de folie). Elle y arrive en utilisant des termes simples, très précis avec un réalisme à en couper le souffle. J’ai lu ce roman d’une seule traite et j’étais totalement submergé par cette histoire. Je ressentais, de page en page, un besoin irrépressible de continuer la lecture.

En plus de vivre l’histoire, le lecteur se sent « obligé » d’intervenir. Beaucoup de passages ne sont pas conformes à ce que nous imaginons en tant qu’enfant, adolescent ou parent et on aimerait tellement intervenir pour donner son avis, ou même changer le cours des événements. Si je le pouvais, je secouerais vivement cette petite fille de 5 ans qui éprouve des sentiments improbables pour ces proches (maman est une sorcière, …). Le plus exaltant, c’est qu’on ne peut rien faire. Le lecteur doit se laisser porter par les mots de l’auteure, quel plaisir.

J’ai tout de même un reproche à faire à ce roman, c’est sa finalité. Je m’étais construit ma petite idée personnelle, avec un scénario final bien précis. Finalement, tout s’écroule et je suis obligé de constater que je suis ému aux larmes, en total désaccord avec Monique Bernier. POURQUOI ???? ai-je envie de crier…

Tout compte fait, ce n’est pas véritablement un reproche. L’autrice pousse ses lecteurs à s’interroger, à apporter un regard extérieure à une situation que l’on vit de l’intérieur. Il ne s’agit pas d’une intrigue policière où il y a une résolution finale heureuse. Ce roman traite d’un sujet de notre réalité et il est important de prendre conscience que tout n’est pas toujours rose et parfait. C’est un réel plaisir de pouvoir lire un ouvrage authentique où l’objectif premier n’est pas de convenir au moule classique de la majorité des romans actuels. Merci Monique Bernier.

Les points positifs

  • Un roman authentique.
  • Une auteure qui maitrise parfaitement son sujet.
  • Une écriture très fluide, où les passages d’une personnage à l’autre, d’une époque à l’autre ne font en toute facilité.
  • Un roman court –> Toutes les émotions éprouvées sont condensées. Explosion des émotions pendant la lecture.
  • Une immersion totale.
Le point négatif

 

  • Une fin qui sort des sentiers battus. Cela déstabilise dans un premier temps.

 

Ma note pour cette lecture : 20/20
 

Un roman coup de coeur. C’est un roman qui vous marquera pendant longtemps, très longtemps.

Brooklyn Paradi$, saison 1 – Chris Simon

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Auteur : Chris Simon
Éditions : Auto-édité (via Livraddict)
Genre : Adulte / Contemporaine / Série
Année de sortie : 2016
Cette lecture est un partenariat avec l’auteur Chris Simon (merci pour la dédicace) par l’intermédiaire de Livraddict. Je tiens à les remercier d’avoir répondu positivement à ma demande de lire ce roman.

 Synopsis  :

Que veut-elle de plus, Courtney Burden, elle qui a déjà tout : un riche et beau mari, Jeb ; deux enfants splendides, Cameron et Sawyer ; un métier créatif et une brownstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre ?

Alors on pose la question, que veut-elle de plus, cette femme qui nage en plein American dream ? Réponse : un canapé. Un canapé pourri. Et abandonné au bord d’une route paumée. A-t-elle un problème ? Est-elle cinglée ?

Non, c’est juste une chineuse compulsive qui retape et revend à prix d’or des objets en fin de carrière auxquels elle redonne une nouvelle vie dans les superbes lofts de ses clients hipsters.

Sauf que là, le canapé n’était pas vraiment abandonné. Et qu’il appartient à des gars pas très cool. Mais vraiment pas cool du tout. Et que ces gars pas cool vont essayer de récupérer leur bien. Et que Courtney, elle, risque fort de perdre tous les siens, de biens. Du paradis à l’enfer, finalement, il n’y a qu’un pas. Celui qui coûte.

Cocaïne, gangsters, argent et sexe : les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d’humour aussi… pour sauver les meubles.

Mon avis :

Dès les premières lignes, Chris Simon nous explique à quel point il adore les séries télévisées et qu’il va tenter de nous proposer quelque chose d’inédit : une série « télévisée à lire »… Il est le premier à avoir tenté l’expérience et c’est très réussi !!!

On retrouve tous les traceurs d’une série télévisée :

  • Un découpage en épisode, où chacun d’entre eux est bien ficelé, avec un commencement et une fin qui, à chaque fois, captive le lecteur et lui donne envie de continuer. C’est bien simple, j’ai terminé ce livre d’une seule traite (mis à part les 5 minutes pour aller sur le trône, bref…) et je ne vois pas comment on pourrait le reposer, ce chef d’oeuvre.
  • De l’action que l’on vit comme si on y était vraiment. Pas besoin d’images quand l’écriture est aussi bonne, on s’imagine la scène en temps réel.
  • Mais le pire de tout ? Comme toute bonne série, chaque saison se termine avec une envie irrésistible de connaitre la suite. Je vous signale qu’à ce sujet, l’auteur est sadique !!! (dans le bon sens du terme).

La plume est très fluide, très simple où l’on vit dans le peau d’américain de Brooklyn. Moi qui ai la chance de pouvoir aller à New York très régulièrement, je n’ai pas l’impression que le livre a été écrit par Chris Simon, un francophone ? Impossible ! Il est parvenu à nous transmettre une culture qu’il est habituellement impossible de retranscrire.

L’histoire peut sembler un peu « loufoque ». Une bonne femme ramasse un canapé et hop, tout est chaos, où se mêlent armes, drogues, perversité, … Et bien pas du tout, c’est avec les histoires les plus simples que naissent les plus grands écrits.

Juste un petit Bémol, qui sera résolu dans la saison 2 ? C’est la réaction finale de notre héroïne. Je n’en dis pas plus, allez acheter ce bouquin !!!

Très bon roman à mettre entre toutes les mains…

 

 Ma note pour cette lecture : 19/20