La bénédiction inattendue de Yôko Ogawa

 

 

Présentation de l’éditeur: De la fascination d’une convalescente pour le destin d’un petit champion de natation à l’erreur d’une romancière se présentant spontanément à son lecteur; des écrits d’une enfant solitaire à l’inquiétude d’une mère pour un chien aux yeux tristes; de l’empreinte délicate d’une aile de papillon à la réminiscence d’un sentiment perdu: ce livre est un véritable miroir de l’œuvre de Yoko Ogawa. Sept récits à lire en écho au recueil intitulé: Les Paupières (Actes Sud, 2007), sept révélations subtiles, comme autant de voiles à soulever pour atteindre les rivages de l’imaginaire.

Présentation de l’auteur:

Née en 1962, dans la préfecture d’Okayama, elle remporte le prix Kaien Shinjin dès la parution de son premier roman La désagrégation du papillon en 1988.

A l’origine secrétaire médicale, Yôko Ogawa se consacrera entièrement à l’écriture lorsque son roman La Grossesse reçoit le célèbre et prestigieux prix Akutagawa en 1991. Et pour La formule préférée du professeur, Ogawa remportera encore le prix Yomiuri-Bungaku en 2004.

Mon avis

Malgré les grands noms dans ses références littéraires, grâce à son style fluide et percutant, Yôko Ogawa a le mérite d’avoir développé des thèmes personnels originaux qui lui sont chers. Ainsi, dans pratiquement chacun de ses récits, nous retrouverons au moins un des thèmes suivants:

 

L’eau, la natation et la piscine

L’orphelinat

Les gâteaux à la fraise

Les sons (l’ouïe)

Les collections (parfois des plus étranges comme une collection de flacons d’odeurs)

La dactylographie (ou la machine à écrire)

Le base-ball

La dépendance

Les liens (les rencontres qui finissent par marquer une vie), la destinée

La mémoire

La pièce secrète

L’anatomie (notamment les muscles), la transformation des corps (la décrépitude)

 

J’apprécie beaucoup cette auteure car à travers ses récits tour à tour tendres et cruels, elle peint le monde avec un regard perspicace et poétique. Elle décrit la beauté et la laideur sans fioritures. Yôko Ogawa parvient à toucher le lecteur avec des mots simples mais qui vont droit au cœur. De plus, une certaine mélancolie se dégage de ses romans. La tristesse, le désespoir de certains personnages sont si réalistes que les situations vécues auraient pu s’inspirer de faits réel. Mais ce serait sans compter sur l’univers étrange et fantastique d’Ogawa où les monstres se mêlent à l’onirisme, les sons deviennent des portes ouvertes sur la conscience et la compréhension de l’âme humaine. C’est un univers à elle seule. Ses personnages sont victimes d’obsessions et de tourments mais plutôt que de se résigner, ils acceptent leur destin et affrontent leurs peurs. Les personnages principaux, souvent féminins, sont décrits comme étant très courageux face à des événements graves.

Tout un univers singulier s’ouvre à nous, il suffit de se laisser entraîner…

~Melissande~

 

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