Un appartement à Paris – Guillaume Musso

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Auteur : Guillaume Musso
Éditions : XO Editions
Genre : Romance / Drame
Année de sortie : 2017

 

Synopsis :

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.

À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Mon avis :

 

Cette lecture a été effectuée en deux temps. A la sortie de ce roman, j’avais l’ambition de le terminer très rapidement. Malheureusement, suite à quelques soucis techniques, les 200 dernières pages seront lues quelques mois après la sortie de ce « nouveau Musso ».

Malgré le caractère involontaire de cette interruption, elle fut très bénéfique. J’ai toujours eu beaucoup de difficultés à me replonger dans l’histoire d’un roman lorsque l’interruption dépasse les deux semaines, et bien souvent je dois recommencer la lecture. Cela ne fut pas le cas pour Un appartement à Paris, je me rappelais des moindres détails ! Musso est probablement un descendant caché de Mary Higgins Clark, seule auteure à ce jour dont je me rappelle l’histoire de chacun de ses romans.

A travers une histoire forte, dramatique, Musso parvient à ancrer cette dernière dans l’esprit du lecteur et laissera une trace pendant de très nombreuses années. Vous couplez cela à une écriture très simple, comme un premier jet, pleine de sincérité, de joie, de tristesse, … et vous obtenez quelques heures d’immersion totale dans un récit exceptionnel.

Oui ! Je me suis totalement plongé dans cette histoire, plus particulièrement lors des 200 dernières pages, lues sans interruption. On ressent un besoin incontrôlable de tricher, d’aller voir quelques pages plus loin ce qu’il va se passer. Musso parvient à faire participer le lecteur dans l’enquête menée par Gaspard et Madeline. Au fur et à mesure des chapitres, on parvient à anticiper les révélations, à la manière d’un enquêteur amateur. Les derniers chapitres nous apportent la satisfaction d’avoir eu raison dans notre raisonnement.

Habituellement, je n’apprécie pas beaucoup qu’un lecteur puisse « deviner » la fin d’un récit. Un appartement à Paris vous fera changer d’avis très rapidement.

Les personnages sont très attachants, mais surtout, et avant tout imparfaitsL’auteur parvient à nous proposer des personnages que l’on pourrait connaitre dans la vie de tous les jours. Nous nous écartons des grands succès américains où chaque personne représente une certaine « perfection », à une exception près (parmi mes lectures) : Stephen King. Il s’agit d’une immense satisfaction pour celui qui achète le livre de pouvoir découvrir un roman authentique.

Je vais reprendre mes bonnes habitudes en terminant par un petit point négatif. Le format du roman. Depuis que je lis du Musso, pas une seule fois XOEditions n’est parvenu à nous proposer deux romans qui possèdent le même format ou la même tranche. Et c’est moche dans une bibliothèque.

Les points positifs

 

  • Une véritable intrigue, il ne s’agit pas uniquement d’une romance, même si on peut la sentir venir dès la lecture de la quatrième de couverture.
  • Les personnages sont authentiques. Quel plaisir de ne pas avoir à se coltiner des personnes irréprochables.
  • Ce roman est très addictif, plus particulièrement les 200 dernières pages.
  • Le lecteur est un acteur du roman. Il construit l’enquête avec les deux personnages principaux.

 

Le point négatif
  •  Manque de continuité des Editions XO pour offrir un format/mise en page identiques de roman en roman. 

 Ma note pour cette lecture : 19/20
 

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La guerre des clans, Cycle I, Livre II : A feu et à sang – Erin Hunter

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Auteur : Erin Hunter
Éditions : Pocket Jeunesse
Genre : Jeunesse , Fantastique
Année de sortie : 2007

Synopsis 

Au sein du Clan du Tonnerre, Coeur de Feu est devenu un valeureux guerrier.

Une chance ! Il aura besoin de toutes ses forces pour déjouer les plans diaboliques de Griffe de Tigre qui cherche à lui nuire et à l’exclure de son clan. Sans parler des accidents et maladies qui s’abattent depuis quelque temps sur sa tribu.

Lorsque le clan voisin, celui du Vent, est chassé de ses terres, sa méfiance grandit encore.

Déchiré, Coeur de Feu s’interroge : comment aider les autres quand on doit se défendre soi-même ?

Mon avis :

Quelques mois ont passé depuis la lecture du premier tome. Je m’attendais à être totalement perdu. En effet, je me demandais comment j’allais être capable de me souvenir à qui correspond chaque nom de chat évoqué.

Très rapidement, mes craintes se sont montrées infondées. Erin Hunter parvient à nous replonger immédiatement dans l’intrigue là elle s’était arrêtée dans le premier volet. On retrouve une auteure qui prend soin d’écrire ce roman comme s’il s’agissait d’un tome 1, afin de permettre à tous de prendre le train en marche.

Contrairement au premier tome, je trouve que l’action n’est pas très présente. Cette dernière commence véritablement à la 325ème page. Sur un total de 358 pages, il est impossible de nier le fait que les détails sont légions. MAIS, le lecteur a la certitude que tous les détails distillés dans ce roman auront leur importance dans les romans qui suivront. Et c’est là que se trouve tout le génie d’Erin Hunter, qui arrive à rendre captif ses lecteurs. Ces derniers sont « obligés » de lire la suite des aventures de la Guerre des Clans.

Lors de ma précédente chronique, je mettais en avant un seul point négatif : l’overdose de chats. C’est malheureusement toujours le cas. Il s’agit d’une saga qui doit être lue selon le rythme de sortie des différents romans. Si vous décidez d’entamer cette dernière, plus de 10 ans après la sortie du premier tome, assurez vous de ne pas les enchainer trop rapidement.

Il est également très difficile de s’identifier à l’un ou l’autre personnage. Je ne suis, en effet, pas parvenu à m’enlever de la tête qu’il s’agit de chats. L’auteur(s) ne cesse de nous le rappeler, encore, encore, et encore, … ce qui rend, par moments, la lecture assez pénible.

Bref, une lecture assez mitigée. Si l’on doit juger ce tome II indépendamment de la saga, la note serait légèrement inférieure à 10. Toutefois, ce roman doit être considéré comme le prolongement du premier volet, mais surtout comme étant les fondations de ce qui suivra ensuite.

 

Les points positifs

  • Une histoire addictive.
  • Un roman (une saga) qui convient principalement aux jeunes lecteurs (un peu moins pour les adultes, contrairement au premier tome).
  • Une belle promesse pour la suite des aventures. L’auteur(s) nous a préparé le terrain et l’on a hâte d’y retourner.
Les points négatifs

 

  • Trop de chats. Erin Hunter doit penser que le lecteur l’oublie toutes les 3 pages.
  • Peu d’actions, beaucoup trop de détails (superflus pour l’instant).

 

Ma note pour cette lecture : 13/20

Bref, une lecture assez mitigée. Si l’on doit juger ce tome II indépendamment de la saga, la note serait légèrement inférieure à 10. Toutefois, ce roman doit être considéré comme le prolongement du premier volet, mais surtout comme étant les fondations de ce qui suivra ensuite.

Autre-Monde, tome 7 : Genèse -Maxime Chattam

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Auteur : Maxime Chattam
Éditions : Albin Michel
Genre : Jeunesse/Jeune adulte/Adulte, Fantastique
Année de sortie : 2016

Synopsis 

Traqués par l’empereur et par Entropia, Matt, Tobias, Ambre et les leurs doivent fuir et rallier des terres inconnues pour s’emparer du dernier Cœur de la Terre avant qu’il ne soit détruit.

Mais le monde souterrain qu’ils découvrent ne grouille pas seulement de dangers. Il recèle d’incroyables révélations.

La guerre est proche. Les sacrifices nécessaires.

L’ultime course-poursuite est déclarée. Autre-Monde s’achève et livre enfin tous ses secrets.

Un principe de base

Suite à la parution de mon précédent article (Autre-Monde, tome 6 : Neverland – Maxime Chattam), une petite dizaine de personnes sont venues sur mon blog afin d’écrire un commentaire. Je dois vous avouer que je m’attendais à recevoir quelques critiques sur le contenu de ma chronique (assez cinglante), mais moins à des critiques personnelles. Je convie donc à ces lecteurs le soin de revoir leur point de vue sur la liberté d’expression.

Hé bien non !!! Un roman que vous avez aimé peut très bien ne pas l’être par une tierce personne. C’est que l’on peut appeler la divergence d’opinion. Mais là n’est pas le problème. Si vous décidez de remettre en cause l’écrit d’un ou une autre que vous, assurez vous d’orienter votre désaccord sur le contenu même du texte.

Comment savoir que vous allez trop loin ? A partir du moment où vous portez un jugement sur l’auteur d’un article, vous critiquez l’essence même de ce dernier (ou cette dernière) et vous dépassez la limite de la liberté d’opinion.

Exemple cohérent : « Je trouve ce roman médiocre à cause de ses trop nombreux détails. » –> « Je ne suis pas d’accord avec ton point de vue, pour les raisons suivantes … »

Exemple incohérent : « Je trouve ce roman médiocre à cause de ses trop nombreux détails. » –> « Je le trouve marrant ce blogueur, il ose dire que Maxime Chattam, c’est de la merde ; Il parle en mal d’un roman pour que l’on parle de lui, c’est un misogyne, … » (Coucou Tatiana, d’Idées à lire). Ce chapitre a été rajouté suite aux nombreuses critiques de cette dernière sur Twitter. Moi qui ne critique jamais l’individu ne pouvait passer à côté d’un tel comportement inadapté et inacceptable. A bon entendeur. 

N’oubliez jamais : La liberté s’arrête là où commence celle de l’autre.

Mon avis :

Enfin ! Il s’agit du dernier tome d’une saga extraordinaire. L’intrigue posée dans le premier tome était tellement forte qu’elle m’a permise d’apprécier globalement les sept tomes (malgré les trois derniers qui sont écrits avec cette volonté de faire de l’argent, contrairement au premier cycle).

Commençons par les points positifs (les détracteurs seront contents) :

  • L’intrigue principale de la saga nous porte de la première à la dernier ligne de ce dernier tome, que l’on apprécie au non le contenu, il est impossible pour le lecteur de reposer le livre.
  • Le chapitrage est parfait ! A chaque fois, sans la moindre exception, Chattam nous oblige à continuer la lecture, impatient de connaitre la suite.
  • La première partie du roman est à l’image des 3 premiers tomes de la saga. En effet, Maxime Chattam sort de son schéma : 1) Evénement inattendu 2) L’un des héros va mourir (du moins selon lui) 3) Nouvel élément inattendu, notre héros est sauvé !!!
  • Ce roman est relativement « nunuche » et « à l’eau de rose ». La romance entre Ambre et Rose sonne fausse, sans le moindre amour. On ressent ici une volonté de l’auteur de satisfaire aux sentiments de ces jeunes lecteurs et lectrices qui ont grandi avec Autre-Monde (sexuellement parlant).

Malheureusement, je suis bien obligé de m’arrêter à ces quelques maigres points positifs. L’auteur, à partir du 4ème tome (et plus particulièrement le 5ème et le 6ème), a pensé davantage à son portefeuille qu’à ses nombreux lecteurs. Voici une liste non exhaustive :

  • Un rebondissement toutes les 3-4 pages (à partir de la seconde moitié du roman). On ressent une volonté de rallonger cette série, encore, encore et encore. De nombreux passages sont complètement inutiles.
  • Malgré ses rebondissements, rien n’est imprévu. On sait pertinemment que lorsque le héros concerné se dit : « Ca y est, c’est la fin, je vais mourir » nous savons tous qu’il sera encore vivant par la suite.
  • Une fin bâclée en quelques pages seulement. J’aurais pu être surpris par le dernier rebondissement de notre histoire, … mais non, …
  • Contrairement à Harry Potter, où l’auteur distille des éléments de réponse aux cours des 6 premiers romans (souvent compris après une relecture), Maxime Chattam fait tout le contraire. Tous les indices donnés aux cours des six premiers volets ne mènent à … rien.

J’éprouve beaucoup de difficultés à mettre des mots sur mon ressenti de cette lecture. L’auteur aurait très bien pu réunir les 3 derniers tomes en un seul… Ce dernier vous dira probablement : « Oui, vous avez peut-être raison, mais je souhaitais offrir aux lecteurs blablabla ». Je ne peux m’empêcher d’entendre : « Plus je publie, plus je me fais de l’argent grâce aux ventes ». Cette stratégie pécuniaire me heurte terriblement.

 

Les points positifs

  • Une saga très passionnante où, malgré les nombreuses imperfections de ce roman, le lecteur est totalement immergé dans l’histoire.
  • Des personnages très attachants que l’on retrouve avec joie.
Le point négatif

 

  • « C’est un roman que je qualifie personnellement d’un « roman à pognon » : un ouvrage qui, grâce au succès de l’auteur ou des précédents succès, est volontairement mauvais car de toute façon, il fera beaucoup de ventes et sera apprécié par les lecteurs peu critiques. »
  • Une romance digne des feux de l’amour. Maxime Chattam n’a-t-il donc jamais aimé une femme ? Comment peut-être réduire l’amour entre deux adolescents à cela ?
  • L’inattendu est prévisible. Le héros est toujours en train de mourir, pour finalement être sauvé in extremis.
  • Trop de rebondissements, où l’on sait à l’avance que cela va bien se finir pour nos trois héros.

 

Ma note pour cette lecture : 8/20

Malgré tout mon amour pour cette saga littéraire, que je ne vais pas hésiter à relire dans quelques années, ce dernier tome ne mérite pas d’obtenir la moyenne. Ce roman me semble inutile, plein de détails superflus, où les événements inattendus sont prévisibles

Chroniques du monde émergé tome 3 – Licia Troisi

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Cette chronique a été écrite par Dylan W

Titre: Chroniques du monde émergé tome 3 Le talisman du pouvoir

Édition: Pocket Jeunesse

Nombre de pages: 648

Date de parution: 23/08/2012

Prix papier: 8,20€

Résumé

Grâce à son armée de fantômes, le Tyran est près de remporter la guerre contre les Terres libres. Seule Nihal peut encore l’arrêter. Si elle parvient à réunir les huit pierres d’un mystérieux talisman, dispersées dans les huit Terres du Monde Emergé, Nihal pourra une journée durant invoquer les Esprits de la nature et contrer la magie du Tyran. Escortée par Sennar, la demi-elfe se lance dans cette mission au terme de laquelle elle découvrira enfin le sens caché de son destin.

Avis

On se retrouve aujourd’hui pour parler du dernier tome des «Chroniques du monde émergé» de Licia Troisi.

Dans cet ultime tome nous retrouvons Nihal, Sennar et Laïo dans leur quête des pierres des Esprits de la nature cachées aux quatre coins des terres qui composent ce monde. A l’issu de cette quête Nihal pourra invoquer la magie de la nature et ainsi contrer la puissante magie du Tyran afin de le vaincre et ainsi libérer son monde. Mais ce qu’elle va découvrir va la pousser à se demander si ce pourquoi elle s’est toujours battu vaut encore la peine…

Comme à chaque tome de cette saga j’ai adoré ma lecture, ce tome s’annonce moins jeunesse que les autres à mon sens. En effet je l’ai trouvé plus sombre car on a le sentiment d’urgence dans laquelle sont les personnages. Ils doivent à tout prix trouver ses pierres et mener à bien leur mission sans quoi leur monde disparaîtra… Un côté dramatique qui fait qu’on rentre directement dans l’histoire.

La plume de l’auteure est toujours aussi agréable et fluide. Je l’ai trouvé d’ailleurs plus confiante dans ce tome que je trouve le plus aboutis de tous. Licia Troisi a vraiment une belle plume car elle parvient à donner les émotions qu’elle écrit à ses lecteurs et c’est cela que l’on cherche dans un roman.

En ce qui concerne les personnages je trouve que Nihal a bien évolué depuis le tome 1 mais elle reste assez agaçante par moments car elle est très butée et trop «fière». Bien qu’étant l’héroïne de l’histoire elle n’est pas mon personnage préféré. En revanche j’ai trouvé Ido très touchant dans ce tome car il se livre plus et montre qu’il n’est pas le personnage aigri qu’il laisse paraître quand on le rencontre mais bel et bien un gnome au grand cœur et qui cherche par tout les moyens à racheter ses erreurs passées. Quant à Sennar il est également très touchant et attachant, il est prêt à sacrifier jusqu’à se vie pour sauver le monde émergé et ceux qu’il aime. Et enfin Laïo qui je pense est l’un de mes personnages préférés, qui prend énormément confiance en lui dans ce tome et parvient à s’assumer de plus en plus. Je trouve qu’il apporte beaucoup à l’histoire.

Et pour terminer un petit mot sur le tyran, car c’est LE mystère de cette saga ! Pendant trois tomes Licia Troisi parvient à garder le mystère sur l’identité du monstre qui veut la domination de tout les peuples de ce monde, on ne découvre son identité qu’au terme de ce tome et whouuuuaaa ! Comment dire que l’auteure parvient à tenir en haleine ses lecteurs jusqu’au final ! Je ne m’attendais absolument pas à cette révélation et au début on en arrive à détester encore plus cet être, en sachant qui il est vraiment on se dit: Comment a-t-il pu faire ça ? Puis il raconte son histoire et on se rend compte de toute la souffrance qui l’habite bref je vous laisse découvrir ! Mais sachez qu’il sagit de bien plus qu’une vision manichéenne ici car l’auteure à construit toute une psychologie vraiment intéressante autour de ce personnage…

Je conseille vraiment cette lecture car l’histoire est belle et l’intrigue ne compte aucun temps mort, de plus Licia Troisi fait passer beaucoup de messages à travers son récit qui font réfléchir. En effet j’ai trouvé que son texte permettait de se poser des questions sur notre rapport à la nature et à l’environnement, elle fait aussi réfléchir sur la nature humaine et j’ai trouvé cela vraiment intéressant dans une saga qui cible plus la jeunesse. Très belle saga qu’il faut découvrir. J’ai hâte de découvrir les autres sagas de son cycle du monde émergé.

Ma note pour cette lecture → 19/20

 

Korss’hanes tome 1 l’éveil – Benjamin Lebrun/Yohann Carouge

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Cette chronique a été écrite par Dylan W

Titre: Korss’hanes tome 1 L’éveil

Édition: Librinova

Nombre de pages: 547

Date de parution: 4 janvier 2017

Prix papier: 20,90€

Résumé

La naissance de deux enfants peut-elle faire basculer le destin d’une nation ?
Une ancienne prophétie le laisse suggérer et les événements se précipitent. Une guerre se prépare mais qui pourra en prévoir les conséquences ?
Quand le passé antique et les légendes ressuscitent, le monde des hommes flirte avec le bord du précipice.
Les enfants du présage se retrouvent au centre du combat. Mais peut-on se fier aux prophéties ?

Avis

Je tiens tout d’abord à remercier les auteurs Benjamin Lebrun et Yohann Carouge pour m’avoir envoyer leur livre.

J’avais repérer ce livre en début d’année et il m’a tout de suite intrigué car le résumé est mystérieux et ne dévoile pas grand chose. Nous allons suivre ici Valhio et Illiaka, jumeaux, qui ne se connaissent pas. Séparés dès la naissance car une prophétie présageait que l’un deux apporterait le malheur sur sa terre et son peuple, le shaman du village voulut tuer Illiaka mais échoua. Le nourrisson fut alors emmener par le général Ryan qui l’éleva comme sa fille loin de la terre qui l’a vu naître faisant d’elle une redoutable guerrière. Valhio, quant à lui, resta à Corshan et devint apprenti shaman mais les évènements et le commencement d’une guerre puisant ses sources dans les légendes les plus anciennes pourraient amener les jumeaux à se retrouver…

J’ai un avis assez mitigé sur cette lecture, en effet j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et à m’accrocher aux personnages. J’ai trouvé que l’intrigue comportait trop de longueurs, les pages défilaient mais l’histoire n’avançait pas énormément ce qui a rendu la lecture pénible et un peu longue.

En effet on assiste à énormément de scènes de guerres sans vraiment savoir où l’on nous emmène car très peu de choses sont dévoilées sur la prophétie. En revanche, ces batailles omniprésentes sont divinement bien menées, j’ai eu l’impression de retrouver le côté épique des batailles du seigneur des anneaux ! J’ai bien aimé aussi le côté sanglant que les auteurs ont apporté car cela rendait les scènes réalistes. Cependant j’ai mieux aimé les 150 dernières pages qui sont riches en révélations et font avancer l’intrigue. On en apprend beaucoup sur la mythologie installée par les auteurs (que j’ai trouvé très intéressante).

En ce qui concerne les personnages, je n’ai pas vraiment réussi à m’y attacher, en effet j’ai trouvé le personnage de Tallia agaçant. Le fait de suivre énormément de personnages en même temps fait que l’on s’attache peut être moins ou moins vite. J’ai mieux aimé Illiaka que j’ai trouvé fine stratège et intelligente.

Il s’agit ici, à mon sens, d’un tome introductif servant à mettre en place l’univers et l’intrique que j’ai trouvé cependant très bien tissée et complexe. On voit que les auteurs ont su mettre en place un univers crédible avec des enjeux politiques. En effet il n’y a pas vraiment de méchants ou de gentils ici, il s’agit plus de luttes de pouvoir entre les différents peuples.

J’attends le deuxième tome avec impatience, j’espère que l’on rentrera plus dans le vif du sujet et qu’on en apprendra plus sur la mythologie de cet univers que j’ai bien apprécié surtout avec les révélations sur la fin. Je recommande ce livre aux amateurs de batailles épiques ! Cependant si vous n’aimez pas les romans portant sur la guerre ce livre n’est pas pour vous.

Ma note pour cette lecture → 14/20

Autre-Monde, tome 6 : Neverland – Maxime Chattam

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Auteur : Maxime Chattam
Éditions : Albin Michel
Genre : Jeunesse/Jeune adulte/Adulte, Fantastique
Année de sortie : 2013

Synopsis 

L’ennemi a détruit le deuxième Coeur de la Terre, séparé Matt, Ambre et Tobias.

Alors qu’Entropia et ses créatures monstrueuses poursuivent leur entreprise de destruction, Matt découvre Neverland, la forteresse secrète et mystérieuse des Fantômes, les jeunes rebelles de l’empire d’Oz.

L’Alliance des trois arrivera-t-elle à se reformer à temps pour sauver tous les enfants d’Europe ?

L’heure de révéler les ultimes secrets d’Autre-Monde approche…

Mon avis :

Que dire ? Pas grand chose après la lecture de ce sixième roman. Autant les nombreuses répétitions des précédents tomes ne prenaient pas le dessus sur l’intrigue et le talent de l’auteur, autant Neverland était long, barbant, imbuvable, illisible… au point de m’avoir écarté de la lecture ces trois dernières semaines.

Afin de partager avec vous mon mécontentement, je vous résume rapidement le roman :

  • Nous n’avançons absolument pas dans l’intrigue principale. Il est vrai que l’on comprend enfin comment tout a commencé, mais personnellement, cela n’a aucun intérêt. Les explications de la « tempête » sont très approximatifs, dénués de sens, où le message écologique des premiers romans est inexistant.
  • Un schéma identique de chapitre en chapitre. On ne retrouve aucune originalité. Autant, nous aurions pu croire à la mort de Tobias dans le 2ème tome pendant de très nombreuses pages, aucun ici, le lecteur n’aura aucun doute : L’alliance des trois survivra quoi qu’il arrive. Le pire dans ce constat ? C’est que je ne spoil rien du tout en l’affirmant !!! Après trois chapitre selon le schéma ce-dessous, on a compris qu’il s’agira d’un roman très répétitif où l’auteur cherche, par tous les moyens, à proposer 500 pages pour un roman qui en vaut 50 (et dire que c’est le plus volumineux de la série) :
    • Fin de chaque chapitre : « Tout est terminé, nous allons mourir ici, et maintenant, ADIEU.3
    • Début de chaque chapitre : « Hé bien non, nous sommes tous sauvés miraculeusement grâce à x, y ou z.
    • Rebelotte, à nouveau dans un danger de mort et sauvetage in extremis
  • Véritable sensation que l’auteur joue avec ses lecteurs. Je suis très heureux quand une saga littéraire est très longue (j’aurais aimé que Harry Potter soit décliné en 80 volumes), MAIS uniquement, quand cela ne se fait pas au détriment de ceux qui aliment le portefeuille de l’auteur. Les rebondissements sont très nombreux, les retournements de situation également, sans parler des dizaines de pages de détails inutiles.
  • Ne vous fiez pas au titre du roman, on est très loin du compte avec Neverland. Je pense que l’auteur voulait nous proposer une version européenne d’Eden. Malheureusement, c’est raté.

Ce qui m’a sauvé ? Mon crédit Audible !!! Il m’a permis d »acheter ce titre en livre Audio, me permettant de terminer ce roman à la vitesse x2 ainsi que quelques passages sautés (notamment concernant la libido grandissante de certains personnages).

Afin de tous vous rassurez (et surtout avant de me faire incendier par certains ^^), je tiens à préciser quelques faits :

  • J’ai adoré les tomes précédents, avec une note moyenne proche du 20/20
  • Je suis à la moitié du dernier tome, et nous retrouvons un sentiment de « perfection » en lisant ce dernier.
  • Je n’ai aucune rancune contre l’auteur, qui possède un grand talent d’écriture.

Le points positif

  • L’auteur ne répond à aucune de nos attentes. L’auteur nous force à lire son dernier roman.
Le point négatif

 

  • C’est un roman que je qualifie personnellement d’un « roman à pognon » : un ouvrage qui, grâce au succès de l’auteur ou des précédents succès, est volontairement mauvais car de toute façon, il fera beaucoup de ventes et sera apprécié par les lecteurs peu critiques.

 

Ma note pour cette lecture : 1/20

Un point uniquement, avec une pensée pour les arbres qui ont permis la publication de ce roman. Ils méritent ce point !

Un sale livre – Frank Andriat

Un sale livre
Auteur : Frank Andriat
Éditions : Mijade (partenariat)
Genre : Adulte / Drame / Actualité
Année de sortie : 2016
Date de parution : 20 octobre 2016
Je tiens à remercier les éditions Mijade de m’avoir envoyé ce roman dans le cadre d’un partenariat. Merci de m’avoir accordé votre confiance pour cette lecture. J’espère que ma chronique sera à la hauteur de leurs attentes.

 Synopsis

La prof de français propose à ses élèves un roman qui provoque le débat.

Justine le trouve génial, mais il choque son père.

Tristan, grand lecteur, émet des réserves à son propos, mais la belle Amalia l’adore.

Le sujet est dur, le ton très réaliste : les réfugiés syriens ne sont pas les bienvenus pour tout le monde.

Rien, Nadir est décidément un sale livre dont aucun lecteur ne sort indemne.

Jusqu’à ce que son auteure vienne au collège pour témoigner de son terrible parcours.

Jusqu’à ce que la fiction rejoigne la réalité et rencontre l’amour. Un nouveau roman tout en nuances, une réflexion sur la littérature et sur le monde.

Mon avis :

Dès les premières pages de ce roman, j’ai été très troublé par le style utilisé par Frank Andriat. Il nous propose de vivre l’histoire d’un jeune réfugié syrien, par l’intermédiaire d’une prof de français et de ses élèves. Après un début troublant, l’immersion était totale, d’autant plus que je suis également un enseignant proposant à mes élèves la lecture de romans qui « font réfléchir ».

Parlons tout d’abord du titre de ce roman, un sale livre. C’est très troublant de se dire « Je vais lire un sale livre ». L’on pourrait s’attendre à tout avec une telle accroche. Et c’est effectivement le cas. Pourquoi ? Simplement parce que ce dernier aborde un sujet sensible qui ne devrait pas exister. Il nous parle de choses qui dérangent, qui choquent et qui, dans l’idéal, seraient à bannir définitivement. Malheureusement (et heureusement), certains auteurs sont là pour en parler.

A cause, ou grâce à mon métier, je me suis très facilement identifié à la prof de français. On apprend à (mieux) comprendre le travail indispensable de cette dernière auprès de ces élèves. Bien trop souvent, ceux-ci sont très réticents face aux lectures obligatoires et le font souvent sans le moindre enthousiasme. Peut-être qu’en leur faisant lire ce roman, ils comprendront que les enseignants n’ont pas comme unique objectif de « saouler » les jeunes lecteurs, mais bien de les amener à avoir un regard réflexif sur des valeurs primordiales (la liberté, la mort, l’abandon, …) ainsi que sur des événements d’actualités (Syrie, immigration, …).

Parlons un peu plus de l’écriture. C’est peut-être là que je vais parvenir à trouver un point faible, bien qu’il soit vite comblé. L’écriture, pendant une petite dizaine de page, troublera le lecteur, qui pourrait avoir quelques difficultés à s’y retrouver (malgré une police et couleur différente permettant de faire une distinction entre l’école et l’histoire de Nadir). Toutefois, on s’y fait très rapidement.

L’auteur vise un large public en utilisant un vocabulaire et des tournures de phrases très simples, et ce malgré des sujets très sensibles. Notons également que le talent de l’auteur est tel que l’on se retrouve totalement immergé dans la classe de la prof de français, tout autant que l’on se retrouve dans la peau de Nadir. L’écriture s’adapte à chacun des personnages, comme si le roman avait été écrit par divers auteurs, tous très talentueux.

Un dernier mot sur Frank Andriat pour finaliser cette chronique : merci. Je vous remercie de nous proposer l’histoire de Nadir sans pour autant nous imposer vos idées sur la situation actuelle en Syrie. Vous laissez le lecteur libre en lui permettant de se rattacher à divers points de vue (par les élèves de la classe). Nous sommes face à un roman qui provoque un débat, un débat ouvert.

Cette lecture, bien que destinée à un jeune public, parviendra à convaincre une grande majorité de lecteurs. Je vous conseille vivement de découvrir cette petite merveille.

Les points positifs

  • Un style très différent de ce que l’on retrouve habituellement.
  • Un sujet très sensible, la Syrie, mis en scène avec beaucoup de subtilité.
  • Le lecteur est libre de faire son propre opinion, à partir des débats mis en place dans cette classe de la prof de français.
  • Une écriture simple, subtile, …
  • Un sale livre, tout simplement !
Le point positif
  •  Il faudra quelques pages au lecteur pour comprendre le fonctionnement de l’auteur.

 

Ma note pour cette lecture : 19/20
 

Cette lecture, bien que destinée à un jeune public, parviendra à convaincre une grande majorité de lecteurs. Je vous conseille vivement de découvrir cette petite merveille.