Fendus jusqu’à l’âme – Meryl Mille

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Auteur : Meryl Mille
Éditions : Editions 66
Genre : Adulte / Drame / Société / Aventure / …
Année de sortie : 2017
Cette lecture est un partenariat avec Editions 66 par l’intermédiaire de Cécile Biedermann. Je tiens à grandement à vous remercier de m’avoir offert la possibilité de lire cette petite merveille.

 Synopsis  :

Deux pays se livrent une guerre silencieuse dont les civils sont les premières victimes. Malgré les combats qui font rage, les véritables raisons du conflit échappent au reste du monde et rien ne semble présager une amélioration de la situation.

De son côté, Sybille est persuadée de n’avoir plus rien à perdre suite à une douloureuse épreuve. Elle franchit un point de non-retour qui lui permet de s’affranchir de la principale contrainte de tout être vivant : la peur.

Ainsi libérée, elle décide de mettre en œuvre son “suicide utile” et part au cœur du conflit, espérant trouver une utilité à la vie dont elle ne veut plus.

Pourtant, ce qu’elle va découvrir sur place et sur elle-même la conduira bien plus loin que ce qu’elle aurait pu imaginer…

Mon avis :

Lorsque je suis parvenu à la moitié de ce roman, je me suis précipité sur mon ordinateur. J’ai ouvert un onglet sous Safari, et j’ai tapé « Tourbistan », « Ashirya ». Ces termes font références aux deux pays décrits sur la quatrième de couverture. Après quelques minutes de recherche, je me suis rendu compte que ces derniers n’existaient pas…

J’espère, grâce à cette petite introduction, être parvenu à vous faire comprendre que cette fiction me semblait réelle, au point où il m’a fallu parvenir à la moitié du roman pour m’interroger sur la réalité des faits qui sont décrits. L’auteure est, en effet, parvenue et ce, dès les premières lignes, à m’immerger totalement dans le récit. Je me suis mis immédiatement dans la peau de Sybille, jeune femme très touchée par la vie, qui part pour une aventure unique et très actuelle.

Même après avoir compris qu’il s’agissait d’une fiction, j’avais toujours l’impression d’être dans la réalité. Comme si Meryl Mille nous racontait des événements actuels, juste après avoir brouillé les données. Elle aborde un sujet malheureusement très en vogue aujourd’hui : la guerre. Petit à petit, nous entrons dans un monde que nous connaissons peu (du moins en ce qui me concerne) et apprenons, grâce à de très beaux passages, à vivre les émotions des personnes directement touchées par ce fléau. Il est impossible de ne pas ressortir touché par cette lecture.

Parallèlement à l’intrigue principale, nous découvrons ce que l’auteur entend par « suicide utile », termes utilisés dans le synopsis de son premier roman. Une fois encore, l’auteure parvient à nous immerger totalement dans l’histoire de notre héroïne, à comprendre ses motivations, sa (non-)raison de vivre. Le lecteur va « intégrer » la conscience du narrateur de manière douce, sans accrocs, un peu comme si Sybille l’invitait à découvrir ses plus sombres et joyeuses pensées.

Il s’agit d’un roman très court, qui peut être lu en moins de deux heures, mais il s’agit surtout d’un livre très dense, au niveau des émotions que le lecteur pourrait ressentir. Il découvrira : joie, amour, peine, suicide, trahison, confiance, chantage, … N’entamez cette lecture que si vous avez du temps devant vous, car vous allez vous déconnecter totalement de la réalité pendant 120 minutes.

Ce que j’aime dans un roman, c’est l’imprévisibilité… Ce roman en est le parfait exemple. Malgré une grande complicité entre le lecteur et les personnages de ce romans, les informations distillées en cours de lecture ne permettent pas de prédire ce qu’il se passera. A la limite, le lecture pourrait présumer certains événements, mais la fin proposée est magique, unique, exceptionnelle, … en un mot… inoubliable. 

 

Ma note pour cette lecture : 20/20
 

Ce roman est un  gros coup de coeur, le plus merveilleux de cette année 2017. Il m’a permis de voyager tant dans des contrées lointaines, tant dans dans mes émotions.

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Concours – Jamais sans mon Mary Higgins Clark – Le Livre de Poche

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Nous nous retrouvons aujourd’hui pour un nouveau concours organisé en partenariat avec le Livre de Poche. 

Le Livre de Poche organise une opération qui leur tient particulièrement à coeur. En effet, l’opération Jamais sans mon #MaryHigginsClark prendra place au Livre de Poche du 19 au 26 juillet 2017. Leur objectif et de faire (re)découvrir les grands classiques de l’auteure, mondialement connue.

Les prix à remporter 

5 romans de Mary Higgins Clark à choisir parmi une sélection de 15 titres (Liste des titres) offerts par Livre de Poche. Chaque gagnant recevra un roman de son choix. 

5 romans de Mary Higgins Clark à choisir parmi tous les romans de l’auteure. Ces romans serons offerts par moi-même. Chaque gagnant recevra le roman de son choix. 
Les modalités du concours

  • La fin du concours est fixée au 26 juillet 2017 à 23h59
  • Afin de valider la participation, veuillez laisser un commentaire expliquant quelle place a Mary Higgins Clark dans votre expérience de lecteur (les néophytes sont les bienvenus) Quelques mots suffisent. Enregistrez correctement votre adresse email que je puisse vous contacter.
  • Une chance supplémentaire de gagner si vous faites un RT (Twitter et/ou Facebook).
  • Un tirage au sort sera effectué le 29 juillet par une main innocente (ma fille de 3 ans sélectionnera au hasard les 10 (5+5) heureux gagnants).

L’annonce du tirage au sort

  • Les gagnants seront annoncés sur le blog le 30 juillet 2017 aux alentours de midi.

 

Je contacterai les gagnants personnellement après l’annonce des résultats afin de connaitre le roman choisi. Le Livre de Poche prendra ensuite le relais afin de vous faire parvenir, dans les plus brefs délais, votre prix.

Je vous souhaite, en collaboration avec le Livre de Poche, de vivre un été sans votre #MaryHigginsClark

Fin de ronde – Stephen King

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Auteur : Stephen King
Éditions : Albin Michel
Genre : Adulte / Drame / Science-Fiction / Policier
Année de sortie : 2008

Synopsis :

Sept ans après le massacre perpétré par Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, celui-ci gît sur un lit d’hôpital, paralysé, le cerveau endommagé, subissant les essais cliniques expérimentaux du docteur Babineau.

Mais le criminel s’aperçoit qu’il est désormais doté de pouvoir de télékinésie.

Il intègre le corps du médecin, bien décidé à manipuler et à pousser au suicide son ennemi Bill Hodges.

Quelques détails … 

 

Avant de commencer à dénombrer les points positifs de ce roman, il est important que les lecteurs, qui ne connaissent pas Stephen King, aient connaissance de ces quelques détails.

  • Stephen King écrit par intuition, comme il pense. Il n’est pas donc pas rare de voir « Je peux pas manger » au lieu de « Je ne peux pas manger ». Il s’agit d’un style d’écriture très particulier, très familier. Le roman est presque publié après l’écriture, avec très peu de changement au niveau de l’écriture. Stephen King est l’un des seuls auteurs au monde à le faire, allez vous apprécier ?
  • Les romans de Stephen King = Fiction ! Prenez garde quand vous lisez du King, l’immersion est à la fois très rapide et totale !!! Essayez de ne pas perdre vos repaires, et fermez bien vos portes la nuit …
  • Stephen King, on aime ou on n’aime pas. Il n’y souvent pas de demi-mesure.

 

Mon avis :

Dès les premières lignes, nous retrouvons le style très particulier de Stephen King, très familier, très simple également. Malgré un roman parfaitement fini, on reste dans cette impression que l’auteur vient de le terminer et nous propose en exclusivité sa nouvelle histoire avant même le passage chez l’éditeur.

Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas, Fin de ronde est le troisième roman d’une trilogie (Mr. Mercedes), mais rassurez-vous, il est tout à fait envisageable de lire ce livre sans avoir lu les précédents. Stephen King a veillé à proposer un roman indépendant des deux premiers, où les faits passés sont expliqués clairement. Tout d’abord, pour permettre aux lecteurs de se remémorer les deux premiers ensuite. Mais aussi pour permettre aux « NéophyteKings » de prendre le train en marche.

L’intrigue de ce roman est tout simplement exceptionnelle. Dès le début, on comprend que Brady, catatonique, va réussir un coup de maitre en réussissant son souhait le plus cher : pousser un maximum de personnes à se suicider. Le lecteur est totalement passif dans un premier temps, on ne comprend pas comment il parvient à ses fins. L’auteur reste très vague sur certains passages et nous laisse croire que Brady est parvenu à quitter sa chambre d’hôpital, mais comment ?!?!

Progressivement, Stephen King va mettre le lecteur dans la confidence, alors que nos deux héros (Holly et Bill) ne le sont pas !!! J’ai éprouvé un sentiment de reconnaissance envers l’auteur. Il nous confie, en exclusivité, les réponses à toutes nos questions, comme si le lecteur était son confident, au détriment des deux enquêteurs. Cela permet au lecteur de s’immerger totalement dans l’histoire, de devenir un véritable acteur de ce roman.

L’auteur nous propose de vivre énormément d’émotions et de thèmes difficiles à aborder au fil des pages.

  • L’amour (positif et néfaste)
  • Le suicide
  • La maladie
  • La télékinésie
  • La mort

J’aimerais tellement vous en dire plus sur ce roman, pour vous donner envie de le lire, ainsi que les deux premiers de la trilogie. Malheureusement, pour y parvenir, je devrais vous livrer des informations capitales, et ce serait vous gâcher totalement votre lecture.

 

Les points positifs

  • Une intrigue dont on a envie de connaître le dénouement.
  • Le lecteur devient le complice de l’auteur, au détriment des personnages du roman.
  • Une écriture très intuitive, simple, sans « chichis »
  • De nombreux thèmes difficiles abordés avec brio

Le point négatif ?

Stephen King, on aime ou on aime pas ! Rarement de demi-mesure. Si vous aimez, vous ne trouverez rien à redire.

Ma note pour cette lecture : 20/20

Il y a encore quelques années, j’étais terrifié à l’idée de lire du Stephen King (Merci Shining de m’avoir fait peur pendant des siècles). Ne faites pas la même erreur que moi, lancez-vous (tant que vous êtes encore jeunes ;-)), car une fois que vous accrochez, il est très difficile de ne pas lire toute sa bibliographie. 

La guerre des Clans, cycle I, livre III : Les mystères de la forêt – Erin Hunter

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Auteur : Erin Hunter
Éditions : Pocket Jeunesse
Genre : Jeunesse , Fantastique
Année de sortie : 2008

Synopsis 

La tension est à son comble dans le Clan du Tonnerre : une terrible inondation s’abat sur la forêt et les alliances entre tribus changent sans cesse.

Quant à Cœur de Feu, il continue d’enquêter sur la mort de Plume Rousse, l’ancien lieutenant du Clan. Il ignore encore quelle sombre machination il va découvrir…

Mon avis :

Quelques semaines après avoir terminé le deuxième tome de ce premier, j’étais légèrement réticent à l’idée d’entamer Les mystères de la forêt. Le dernier roman m’avait laissé un peu sur ma faim, avec un léger sentiment de « manque d’action ». Il en est totalement différent avec ce troisième volet des aventures de Rusty, chat domestique ayant fait le choisi de rejoindre le clan du Tonnerre.

Nous retrouvons, dès les premières pages, le style très particulier d’Erin Hunter. Malgré sa légère inimitié personnelle avec les chats, elle parvient à nous proposer un récit à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un roman ayant pour thème principal le chat. A travers des descriptions très bien choisies, le lecteur n’a plus cette angoisse de ne pas parvenir à mémoriser les dizaines et dizaines de noms différents, tous très proches l’un de l’autre.

L’intrigue est très additive avec, comme pointe de mire, la trahison. Cette dernière sera abordée à tous les niveaux. Coeur de Feu est-il parvenu à se défaire de sa vie domestique ? Qu’en est-il du couple « intercalé » ? Le Lieutenant du clan du tonnerre est-il vraiment le traitre tel qu’on le décrit depuis 3 tomes ? Ce sont les mêmes questions que l’on se posait dans le tome 2, mais la différence ? Toutes ces questions auront une réponse dans ce troisième volet… dès les premières pages…

Cette saga est destinée à être lue par de jeunes lecteurs, mais pas uniquement. Pour les plus âgés d’entre nous, à l’exception de quelques passages, il est très facile de faire abstraction que les protagonistes de l’histoire sont des animaux parlants à quatre pattes. Une fois encore, un grand bravo à Erin Hunter qui nous gonfle (moins que dans le tome 2) au sujet de ces « chats ».

Le roman pourra être lu en cours de route. L’auteure assure à tout nouveau lecteur de prendre le train en marche. Il n’est, en effet, pas nécessaire d’avoir lu les précédents pour l’assimiler.

 

Les points positifs

  • Une histoire addictive.
  • Un roman (une saga) qui convient principalement aux jeunes lecteurs, mais où les adultes y trouveront leur compte également, davantage que les tomes précédents.
  • Une écriture très fluide où les détails sont superficiels. L’intrigue avance rapidement.
Le point négatif

 

  • Un thème unique ? La trahison ?

 

Ma note pour cette lecture : 18/20

Je pose une réserve quant à la suite des aventures. J’ai l’impression que tout a déjà été abordé dans ce cycle. Erin Hunter parviendra-t-elle à nous proposer autre chose que le mot « trahison » comme unique cheval de bataille ?

 

Archie Greene, tome 1 : Archie Greene et le secret du magicien – D.D. Everest

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Auteur : D.D. Everest
Éditions : Bayard Jeunesse
Genre : Jeunesse / Jeune adulte, Fantastique
Année de sortie : 2015

Synopsis :

À 12 ans, un jeune garçon, Archie Greene devient apprenti-relieur au Musée des collections magiques, et découvre qu’il a un don : celui de parler aux livres ! Orphelin dès plus son jeune âge, Archie Greene, qui vit chez sa grand-mère Gardénia, reçoit le jour de son douzième anniversaire un colis délivré par Horace Catchpole, un avocat du cabinet Folly & Catchpole. C’est un mystérieux grimoire écrit dans une langue

indéchiffrable et accompagné d’un message écrit sur un vieux parchemin qui l’enjoint de se rendre immédiatement à la librairie La Page Blanche, à Oxford. Ce même jour, Archie apprend qu’il a une famille qui vit dans cette ville !

Impatient de faire la connaissance de son oncle, sa tante, et de ses cousins Ronce et Chardon, Archie part sur-le-champ. À la librairie, il est envoyé dans l’atelier du Vieux Zeb, le relieur de livres magiques, dont il devient l’apprenti comme l’était son père avant lui. Il découvre alors tout un monde où les livres battent des pages pour voler, où les grimoires prédisent l’avenir et le passé, où les Pop-ups font jaillir des chevaliers.

Bientôt, au contact de ces vieux grimoires, Archie se rend compte qu’il a un don particulier : il peut les entendre et leur parler !

Issu d’une lignée de Gardiens de la bibliothèque d’Alexandrie, il va devoir protéger les Terribles Tomes du Musée des Collections Magiques, ces livres de magie noire qui ont le pouvoir de détruire le monde.

Car des magiciens maléfiques, les Rapaces, ont débarqué à Oxford, et ils n’ont qu’un seul but : s’en emparer, par tous les moyens !

Mon avis :

Ce roman est un véritable coup de coeur ! 

Sorti en 2015, je me demande encore qu’elles sont les raisons qui m’ont empêché de lire ce roman avant mes vacances en Suisse en juillet 2017 (je profite de mes congés pour vider ma PAL, celle des romans mis de côtés pour un an ou deux minimum). Allez, je dois vous l’avouer, depuis Harry Potter, je suis très réticent à lire le moindre roman de l’ordre du « magique ».

D.D. parvient à me réconcilier avec les romans fantastiques destinés à la jeunesse (tout le contraire de la maman de Tara Duncan, nous sommes des milliers dans ce cas, non ?) En effet, il parvient à nous proposer une histoire totalement inéditeArchie Greene découvre qu’il existe un monde mystérieux secret, dont il est le descendant de l’un des personnages les plus importants de l’histoire de la magie.

L’auteur est parvenu à nous proposer un roman où la magie n’est pas actrice du roman. En effet, il n’est pas (encore) question de sortilèges, de duels magiques, … mais bien d’un souhait général de protéger le monde de l’utilisation (abusive) de la magie. Comment ? Tout simplement en protégeant les livres « magiques » !!! Vous lisez bien ! D.D. Everest nous propose de lire un roman fantastique magique autour d’un thème principal : Le livre. Que pouvons-nous demander de plus ?

Malgré l’utilisation d’un trio (comme dans Harry Potter, Grrr), nous vivons bel et bien l’histoire d’un seul personnage, Archie Greene. C’est un petit garçon très attachant, très réaliste. L’auteur doit probablement avoir un fils de son âge, pour être capable de se mettre totalement dans la peau d’un jeune adolescent. Et lorsque l’on referme ce roman, le lecteur pourrait s’attendre à le rencontrer au coin de la rue.

Ce que j’apprécie beaucoup dans les romans fantastiques destinés à la jeunesse, c’est le côté « réaliste ». En me mettant dans la peau d’un enfant de 12-15 ans, il est indéniable que ce dernier va croire en cette histoire, et développer son imagination (Racine du mot : magie, mais je vous laisse découvrir l’explication complète dans le roman). Mais l’auteur va encore plus loin : il est parvenu, grâce à une écriture simple et réaliste, à me plonger moi, adulte de 30 ans, à espérer que cette histoire soit réelle !!! J’aimerais tellement travailler dans la Naphtaline… (Oui, oui, il faut lire le roman pour comprendre).

L’intrigue est mise en place dès les premières pages (Satané livreur de colis) et permettra aux futurs lecteurs de ne pas s’ennuyer une seule seconde. Attention toutefois à la fin de ce roman, bouclée un peu dans la précipitation (probablement dans un soucis de ne pas surcharger le roman auprès de jeunes lecteurs).

Les points positifs

  • Un roman destiné à la jeunesse, mais qui conviendra aux adultes (qui en redemanderont).
  • On rentre rapidement dans le vif du sujet.
  • Un personnage très réaliste, où l’on peut facilement s’identifier.
  • Les jeunes lecteurs vont croire en ce récit. Les plus âges espéreront que cette histoire est réelle.
  • Une histoire totalement inédite, où la magie n’est pas l’actrice du récit. Merci D.D. Everest de nous proposer autre chose que du « Harry Potter ».
Le point négatif

 

  • L’énigme est résolue un peu trop rapidement.

Ma note pour cette lecture : 20/20
 

Un véritable coup de coeur. Je le recommande à tous les parents désireux de faire apprécier la lecture à leur(s) enfant(s). Chers vieux adultes, ne laissez pas passez cette merveille.

Le piège de l’innocence – Kelley York

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Auteur : Kelley York
Éditions : Pocket Jeunesse
Genre : Jeunesse / Jeune adulte, Romance, Drame
Année de sortie : 2017

Synopsis :

Il voulait l’aider, il se retrouve accusé.

Vic Howard a toujours été transparent, ignoré de tous, même de sa propre mère. Un soir, alors qu’il s’ennuie à une fête, il remarque que Callie, une fille de son lycée, a beaucoup trop bu. Il décide de lui venir en aide.

Au matin, la police sonne chez Vic : Callie a été violée, il est le principal suspect. Du jour au lendemain, il est le centre de l’attention, tous le considèrent coupable.

Sauf Autumn, la meilleure amie de la victime, qui compte bien s’allier à Vic pour découvrir une vérité que tout le monde préfère taire.

Mon avis :

Kelley York plonge immédiatement ses lecteurs dans l’intrigue principale de ce roman. Victor, un garçon sans histoire, vient en aide à une jeune fille en détresse, complètement bourrée. Il l’a dépose dans une chambre et se retrouve violée. Quelques heures plus tard, la police débarque à son domicile, il est le principal suspect !!!

A l’exception de ce départ fracassant, l’auteur n’apporte pas grand chose à ses nombreux lecteurs. Avec un minimum de jugeote, on devine aisément la fin de cette intrigue. Il est en effet très facile de dire qui a commit le viol, dans quelles circonstances. De même qu’en lisant la quatrième de couverture, les plus perspicaces savent qu’il existera une histoire d’amour entre deux personnages, qui semble, dans un premier temps, impossible.

Toutefois, Kelley York ne s’arrête pas à cette simple enquête qui déterminera qui est le coupable. On y découvre l’histoire de Victor, son passé caché de tous depuis sa naissance. Qui est son père ? Pourquoi sa mère le croit-elle coupable avant d’avoir obtenu sa version des faits. L’auteur évoque également des sujets importants (du moins, aux USA) : le choix de sa faculté, le permis de conduire à 16 ans, la liberté des jeunes américains, …

Bref, beaucoup de sujets intéressants qui, malgré une traduction très fidèle, ne reflète pas ce qui se passe en Europe. On éprouve dès lors de nombreuses difficultés à s’identifier à l’un ou l’autre personnage et à moins d’avoir beaucoup vécu aux USA (Ce qui est mon cas), il me semblera très difficile pour le lecteur de comprendre toutes les subtilités de la langue, du pays, des traditions, …

Contrairement à Nos étoiles contraires, L’auteure utilise une écriture assez infantile, trop simpliste. Autant j’apprécie les romans qui semblent avoir été écrit d’un premier jet, on ressent une histoire terminée, mais pas aboutie. Il manque quelques petits détails, des développements mieux menés, … pour permettre au lecteur de se sentir impliqué dans le récit. Il ne doit pas être spectateur de l’histoire mais « croire » être l’un des acteurs.

Allons plus loin encore. Je ne me suis pas du tout attaché au personnage de Victor. Ce garçon, un peu naïf, simplet se retrouvé accusé d’un viol qu’il n’a pas commis. On ne ressent aucune empathie pour lui. Le lecteur SAIT qu’il n’a rien fait, et c’est bien dommage. Kelley York aurait pu laisser planer le doute, mettre le lecteur dans une situation où il doute de la culpabilité de Vic. Au contraire, l’auteure nous dit clairement : « il n’est pas l’auteur du viol ». Et comme on sait que c’est un roman qui finira « bien », il est impossible pour le lecteur de ressentir de la moindre « peur » pour notre héros.

 

 

Les points positifs

  • On rentre rapidement dans le vif du sujet.
  • Une histoire et des thèmes rarement abordés (le viol, les difficultés à l’école, …)
Les points négatifs

 

  • Dès le départ, la fin semble très évidente. Et effectivement, aucune surprise.
  • Une écriture trop simple, comme s’il s’agissant d’un brouillon.
  • Un roman très « USA ». Beaucoup de détails passeront à la trappe par les lecteurs qui ne connaissent pas les coutumes américaines.

 

Ma note pour cette lecture : 8/20
 

Une lecture décevante, où le lecteur n’est qu’un spectateur d’une histoire « terminée » avant même d’avoir commencé. La fin est beaucoup trop prévisible. Les thèmes annexes abordés ne sont pas suffisamment forts pour permettre aux lecteurs d’accrocher.

Je suis ton soleil – Marie Pavlenko

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Auteur : Marie Pavlenko
Éditions : Flammarion Jeunesse
Genre : Jeunesse/Jeune adulte, contemporain
Année de sortie : 2017

 

Synopsis 

Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s’acharne à les dévorer. Mais ce n’est pas le pire, non.

Le pire est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d’une inconnue aux longs cheveux bouclés?

Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.

Mon avis :

Habituellement, je suis pas très emballé par ce genre de roman. La quatrième de couverture n’est pas suffisamment marquante pour que l’on se dire : « J’ai envie de le lire ». Je me suis lancé dans cette lecture grâce aux précédents romans de l’auteure. Le synopsis reste très vague, et c’est bien dommage. Car ce qui se trouve à l’intérieur, c’est une pure merveille.

Après quelques pages, le lecteur est obligatoirement ancré totalement dans cette histoire qui nous semble réelle, et l’on parvient à se détacher totalement de la réalité. Même en temps qu’adulte de 30 ans, je suis parvenu à entrer dans la peau de Déborra (les lecteurs comprendront cette faute) et vivre avec elles toutes ces notions nouvelles : la trahison, l’homosexualité, l’avortement, le suicide, l’adultère, … de simples mots qui, portant, définissent des sujets très (trop ?) peu abordés à l’heure actuelle.

Ce roman met en scène une jeune demoiselle sur le point d’obtenir son BAC et qui se retrouve confrontée à de nouvelles sensations. Si vous êtes âgés de moins de 18 ans, ce roman vous permettra de mieux comprendre des concepts qui peuvent vous sembler flous. Si vous vous êtes un adulte accompli, cette lecture vous permettra de mieux comprendre ce que peuvent ressentir vos enfants lorsqu’ils sont sur le point de devenir majeur. Marie Pavlenko propose une anthologie, à mettre entre toutes les mains.

On découvre dans ce roman une multitude de personnages qui nous semblent tous très familiers. L’auteure parvient à nous mettre dans la peau de chacun d’entre eux, mais surtout nous propose de vivre des situations très délicates.

Malgré ces dernières, le lecteur ne se retrouve pas à lire un texte dépressif ou déprimant, bien au contraire. En effet, c’est tout le contraire qui se produit, on ressent ce besoin irrépressible de tout mettre en oeuvre pour que la situation se débloque, dans un sens ou dans l’autre. C’est là que se trouve le génie de Marie Pavlenko, et je comprends mieux pourquoi ce roman est aussi abouti : la durée de la rédaction, une décennie. Elle a pris le temps nécessaire pour proposer aux lecteurs ce bijou, ce qui a abouti à une écriture très légère pleine de légèreté.

Merci également de nous proposer quelques petits clins d’oeil, chère Marie.

Les points positifs

  • Une multitude de personnages très attachants et réalistes. Aucune exagération.
  • Des thèmes très sensibles sont abordés avec une grande justesse.
  • Une écriture très simple, tout en étant travaillée dans les moindres détails.
  • Une fin sublime, pleine d’émotions, préparez vos mouchoirs.

Le point négatif

  • Je laisse aux autres chroniqueurs le soin de trouver un point négatif. Je n’en ai pas trouvé.

 

Ma note pour cette lecture : 1/20

Un point uniquement, avec une pensée pour les arbres qui ont permis la publication de ce roman. Ils méritent ce point !