La nuit du Renard – Mary Higgins Clark

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Auteur : Mary Higgins Clark
Éditions : Albin Michel
Genre : Adulte / Polar
Année de sortie : 1979

 Ce roman est lu en partenariat avec Le Livre de Poche afin de promouvoir l’opération #Jamais sans mon Mary mise en place du 19 au 26 juillet 2017. Je tiens à les remercier de m’avoir contacté afin de me replonger dans ce monstre littéraire.

 

Synopsis :

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique.

Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence.

À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard.

Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté.

Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ?

Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée…

Mon avis :

Vous ne le savez peut-être pas, mais avant la publication chacune de mes chroniques, je me rends sur Livraddict afin d’y lire les chroniques des autres blogueurs, non pas pour reprendre leur idées, mais pour comparer avec les miennes juste avoir d’appuyer sur le bouton « Publier ». Je constate, avec une certaine incompréhension que la majorité des chroniques donnent une note de 12, 13 ou 14 sur 20. Je décide de cliquer sur 5 chroniques : 2 n’existent plus, 2 font moins de 100 mots, la dernière fait à peine 3 lignes.

Tout cela pour dire que Mary Higgins Clark est une auteure des années 1980, et que les rares personnes qui possèdent un blog et qui chroniquent sont probablement toutes nées après cette période où l’auteure était considérée comme la reine du suspense. On peut donc facilement comprendre que le style puisse paraitre dépassé, manquant d’évolution. Je suis né en 1987, et vous verrez que mon avis divergent totalement de ce que l’on trouve actuellement à son sujet sur la toile.

Vingt ans après ma première lecture de ce roman, je m’y remets. Très rapidement, le style caractérisé de Mary Higgins Clark contraint son lecteur à rester plongé dans la lecture, il se retrouve derrière des barreaux, emprisonné totalement. L’auteure nous propose pas moins de 52 chapitres, très courts où l’on passe d’un personnage à un autre, où le lecteur se voit contraint de lire les 10-20 voire 30 pages qui suivent la fin d’un chapitre pour en connaitre la suite. Elle parvient à nous rendre addictif à son intrigue…

Mary Higgins Clark est bien la reine du suspense. Tous ces romans (ou presque) se terminent bien et nous savons très bien, avant d’ouvrir le roman, que le petit garçon survivra à cette aventure. Malgré cela, pendant la lecture, on doute un peu, beaucoup, énormément. Malgré l’absence de détails superflus, les événements se déroulent très lentement, afin de mettre les nerfs du lecteur à vives épreuves ? Certainement… Il est tout simplement impossible, pour le (re)lecteur d’être certain de l’issue finale.

L’immersion sera totale pout tous les lecteurs qui le souhaitent vraiment. Quand je constate que certains disent : « Higgins Clark = zéro suspense car nous connaissons déjà la fin », je ne suis pas capable de les contredire, probablement parce qu’ils sont plus jeunes, habitués à un style très différent de ce que l’on faisant il y a presque 40 ans. Essayez de lire ce roman sans aucun apriori, et laissez-vous aller, de préférence en soirée, ou dans le silence de la nuit, cela en vaut vraiment la peine.

Ce qui est génial dans ce(s) roman(s), et probablement ce qui en freinera certain, c’est la passivité totale du lecteur. L’auteure ne laisse échapper que des indices qui ne permettront pas de résoudre l’enquête, ni même de la deviner. Malgré cela, tout lecteur impliqué essaiera de défier la volonté de la reine du suspense, et il échouera très souvent. C’est l’une des forces de Mary Higgins Clark, proposer au lecteur une enquête impossible à résoudre, pleine de mystère mais où le dénouement reste logique (sans quoi il suffirait de lire la dernière page du roman).

 

Les points positifs

 

  •  Du suspens de la première à la dernière page.
  • Une écriture simple mais efficace.
  • Un chapitrage parfait, rendant le lecteur prisonnier de sa lecture.
  • Des personnages et des descriptions très réalistes, on est totalement immergé dans le roman.
  • Malgré une fin très prévisible, le lecteur restera imergé dans l’histoire jusqu’au bout, il doutera, remettra en question ses aprioris, …

 

Le point négatif

 

  • Ce roman a été publié il y a plus de 30 ans et ne correspond plus à ce que nos jeunes lecteurs apprécient. La nuit du Renard a donné envie à des milliers d’élèves (lecture imposée) de lire. Aujourd’hui, ce n’est peut-être plus le cas.

 

Ma note pour cette lecture : 20/20

En lisant un Mary Higgins Clark, vous avez peu de chance d’être déçu. Pour cela, vous devez balayer le style des 20 dernières années et lire ce roman comme si vous n’en avez jamais lu un seul.

 

Bonne lecture. Je vous souhaite un agréable été, jamais sans un Mary Higgins Clark

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La Guerre des Clans, Cycle I, Tome IV : Avant la Tempête – Erin Hunter

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Auteur : Erin Hunter
Éditions : Pocket Jeunesse
Genre : Jeunesse , Fantastique
Année de sortie : 2008

Synopsis 

Depuis la trahison de Griffe de Tigre, Cœur de Feu a pris de nouvelles responsabilités dans son clan. Mais le traître rôde toujours.

Cœur de Feu se sent plus seul que jamais.

Heureusement, l’amour qu’il porte à la belle Tempête de Sable le soulage du poids de ses lourdes tâches.

Quand un danger terrible est sur le point de s’abattre sur la forêt, Cœur de Feu va devoir à nouveau prouver sa valeur

 

Mon avis :

Les romans de cette saga se suivent, et procurent toujours autant de plaisir. Une addiction à la Guerre des Clans… suis-je le seul à avoir été touché ?

Etant donné qu’il est très difficile d’aborder un tome 4 dans une chronique sans dévoiler le moindre élément de l’intrigue, cette chronique sera plus courte qu’habituellement. Je vais me « contenter » de citer les points positifs et les points négatifs de ce quatrième opus.

Les points positifs

  • Une histoire addictive, dont les rebondissements sont choisis avec pertinence. Ils sont peu nombreux mais marquent parfaitement l’histoire.
  • Un roman (une saga) qui convient principalement aux jeunes lecteurs, mais où les adultes y trouveront leur compte également, davantage que les deux premiers tomes.
  • Une écriture très fluide où les détails sont superficiels. Le lecteur n’a pas l’impression de lire une « histoire de chat ». L’intrigue avance rapidement.
  • On sent l’apothéose arriver à grands pas. Tous les petits détails des tomes précédents se recoupent et le final dans les deux prochains romans s’annonce spectaculaire.
Les points négatifs

 

  • Certains passages me semblent ennuyeux, où l’on n’apprend pas grand chose. Par exemple : Nuage de Neige. Mais, qui sait, peut-être que son histoire sera importante par la suite… à vérifier
  • Une fin grandiose, mais qui laisse le lecteur sur sa faim. Autant j’apprécie les Harry Potter où l’auteur nous apporte une fin propre à chaque roman, autant j’ai l’impression que l’auteure termine son oeuvre dans un objectif de marketing, obligeant ainsi le lecteur à acheter la suite pour connaitre les retentissements de l’histoire.

 

Ma note pour cette lecture : 18/20

Finalement, tout n’avait pas été dit dans les précédents tomes. Erin Hunter est encore parvenue à me surprendre. La fin du cycle se dessine tout doucement, nous avons tous hâte d’y être.

The Sun is also a Star – Nicola Yoon

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Auteur : Nicola Yoon
Éditions : Bayard
Genre : Jeunesse (Jeune adulte) Romance Contemporaine
Année de sortie : 2017

 

Synopsis :

Daniel, 18 ans, est fils de coréens immigrés à New York. Il passe un entretien pour entrer dans la prestigieuse Université de Yale.

Natasha vient de la Jamaïque. Sa famille, immigrée illégalement aux États-Unis, est sous le coup d’une procédure d’expulsion et devra quitter le pays le soir même. L’adolescente tente par tous les moyens de trouver une solution.

Sous l’effet d’un enchainement d’évènements dus au hasard (ou au destin ?), Daniel et Natasha se rencontrent et vont vivre, le temps d’une journée, une belle histoire d’amour.

Une histoire à laquelle viennent se mêler le jeu des coïncidences, la menace de l’exil et le poids des différences culturelles.

Mon avis :


Après avoir lu le premier roman de Nicola Yoon, Everything Everything, j’avais placé cette dernière en tête de liste de mes auteurs préférés de 2016. J’attendais, avec impatience, la sortie de son nouveau roman. A peine acheté, déjà entamé, quelques jours plus tard, en voici la chronique…

Dès les premiers chapitres, on retrouve un style très particulier, propre à Nicola Yoon. Les chapitres sont courts, en alternance entre les deux personnages principaux du roman, la narration étant écrite exclusivement au présent (on sort complètement des temps habituellement utilisés dans le récit, à savoir l’imparfait et le passé simple). Cela confère au roman un « mouvement perpétuel », où les temps morts sont réduits à zéro.

Si l’écriture est toujours aussi excellente, le contenu l’est beaucoup moins.

Deux visions s’opposent dans ce roman. Daniel croit au destin, à l’amour au premier regard. Natasha croit aux faits scientifiques, ne croit pas en l’amour. Le premier va essayer de convaincre la deuxième. Ces trois phrases auraient très bien pu suffire pour décrire ce que l’auteure va tenter de nous faire comprendre en 410 pages (sur les 420 pages du roman). En effet, tout au long de ce dernier, on a l’étrange impression que l’auteure essaye de convaincre à tout prix à ses lecteurs que l’amour existe, mais malheureusement, elle se répète de chapitre en chapitre, de page en page, d’un mot à un autre. Cette lecture est lassante et ce, dès la rencontre entre les deux protagonistes.

Alors, oui, l’amour existe bel et bien. Oui, de nombreux coups de foudre sont recensés tous les jours et si vous n’êtes pas personnellement concerné, vous connaissez des couples qui, même après des décennies, s’aiment comme au premier jour. Mais doit-on écrire un roman qui, pendant plus de 400 pages, met en scène deux personnages qui opposent les deux points de vue vis-à-vis de l’amour ? Non. Doit-on écrire un roman qui parle de la même chose pendant 400 pages, sans jamais apporter de nuances ? Non. Doit-on écrire un roman dont on connait la fin avant même d’avoir commencé la lecture ? Non.

De temps à autre, l’auteure complète ce roman pour des passages éclairs. Je vais en reprendre un. Irène, une dame en charge de la sécurité a de nombres pensées, prête à se suicider. Ces passages sont touchants, émouvants, on découvre d’autres choses que l’intrigue principale du roman, … mais pourquoi au fait ? Ces « rajouts » n’apportent pas grand chose à l’histoire, sait-il du moyen utilisé par l’auteur pour de ne pas lasser ces lecteurs ? Peut-être. Pour y mettre un minimum de suspense entre deux chapitres importants ? Certainement pas.

Revenons un peu sur l’écriture, très lourde. Les mots choisis sont très répétitifs, les émotions semblent être décrites comme si l’on parcourait le dernier Grand Larousse, tout est très mécanique, certainement relu encore, encore et encore pour que tout soit millimétré pour que le lecteur comprenne bien l’idée principale du roman. L’amour n’existe pas pour Natasha. L’amour existe pour Daniel. Point barre.

Sans vouloir dévoiler la fin de ce roman, elle correspond parfaitement à la philosophie de la vie, dure et cruelle avec beaucoup, mais vraiment beaucoup d’optimiste d’amélioration.

Le point positif

 

  • Un style d’écriture très particulier. Même si l’auteure échoue lamentablement, elle essaie de créer un lien avec le lecteur grâce à ses tentatives de l’immerger par l’utilisation du présent.

  
 Ma note pour cette lecture : 4/20
 

N’hésitez pas à tenter cette aventure si vous êtes intéressés par le Synopsis de ce roman. Je pense qu’il touchera beaucoup de lecteurs, ce qui n’a malheureusement pas été le cas.

 

Fendus jusqu’à l’âme – Meryl Mille

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Auteur : Meryl Mille
Éditions : Editions 66
Genre : Adulte / Drame / Société / Aventure / …
Année de sortie : 2017
Cette lecture est un partenariat avec Editions 66 par l’intermédiaire de Cécile Biedermann. Je tiens à grandement à vous remercier de m’avoir offert la possibilité de lire cette petite merveille.

 Synopsis  :

Deux pays se livrent une guerre silencieuse dont les civils sont les premières victimes. Malgré les combats qui font rage, les véritables raisons du conflit échappent au reste du monde et rien ne semble présager une amélioration de la situation.

De son côté, Sybille est persuadée de n’avoir plus rien à perdre suite à une douloureuse épreuve. Elle franchit un point de non-retour qui lui permet de s’affranchir de la principale contrainte de tout être vivant : la peur.

Ainsi libérée, elle décide de mettre en œuvre son “suicide utile” et part au cœur du conflit, espérant trouver une utilité à la vie dont elle ne veut plus.

Pourtant, ce qu’elle va découvrir sur place et sur elle-même la conduira bien plus loin que ce qu’elle aurait pu imaginer…

Mon avis :

Lorsque je suis parvenu à la moitié de ce roman, je me suis précipité sur mon ordinateur. J’ai ouvert un onglet sous Safari, et j’ai tapé « Tourbistan », « Ashirya ». Ces termes font références aux deux pays décrits sur la quatrième de couverture. Après quelques minutes de recherche, je me suis rendu compte que ces derniers n’existaient pas…

J’espère, grâce à cette petite introduction, être parvenu à vous faire comprendre que cette fiction me semblait réelle, au point où il m’a fallu parvenir à la moitié du roman pour m’interroger sur la réalité des faits qui sont décrits. L’auteure est, en effet, parvenue et ce, dès les premières lignes, à m’immerger totalement dans le récit. Je me suis mis immédiatement dans la peau de Sybille, jeune femme très touchée par la vie, qui part pour une aventure unique et très actuelle.

Même après avoir compris qu’il s’agissait d’une fiction, j’avais toujours l’impression d’être dans la réalité. Comme si Meryl Mille nous racontait des événements actuels, juste après avoir brouillé les données. Elle aborde un sujet malheureusement très en vogue aujourd’hui : la guerre. Petit à petit, nous entrons dans un monde que nous connaissons peu (du moins en ce qui me concerne) et apprenons, grâce à de très beaux passages, à vivre les émotions des personnes directement touchées par ce fléau. Il est impossible de ne pas ressortir touché par cette lecture.

Parallèlement à l’intrigue principale, nous découvrons ce que l’auteur entend par « suicide utile », termes utilisés dans le synopsis de son premier roman. Une fois encore, l’auteure parvient à nous immerger totalement dans l’histoire de notre héroïne, à comprendre ses motivations, sa (non-)raison de vivre. Le lecteur va « intégrer » la conscience du narrateur de manière douce, sans accrocs, un peu comme si Sybille l’invitait à découvrir ses plus sombres et joyeuses pensées.

Il s’agit d’un roman très court, qui peut être lu en moins de deux heures, mais il s’agit surtout d’un livre très dense, au niveau des émotions que le lecteur pourrait ressentir. Il découvrira : joie, amour, peine, suicide, trahison, confiance, chantage, … N’entamez cette lecture que si vous avez du temps devant vous, car vous allez vous déconnecter totalement de la réalité pendant 120 minutes.

Ce que j’aime dans un roman, c’est l’imprévisibilité… Ce roman en est le parfait exemple. Malgré une grande complicité entre le lecteur et les personnages de ce romans, les informations distillées en cours de lecture ne permettent pas de prédire ce qu’il se passera. A la limite, le lecture pourrait présumer certains événements, mais la fin proposée est magique, unique, exceptionnelle, … en un mot… inoubliable. 

 

Ma note pour cette lecture : 20/20
 

Ce roman est un  gros coup de coeur, le plus merveilleux de cette année 2017. Il m’a permis de voyager tant dans des contrées lointaines, tant dans dans mes émotions.

Concours – Jamais sans mon Mary Higgins Clark – Le Livre de Poche

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Nous nous retrouvons aujourd’hui pour un nouveau concours organisé en partenariat avec le Livre de Poche. 

Le Livre de Poche organise une opération qui leur tient particulièrement à coeur. En effet, l’opération Jamais sans mon #MaryHigginsClark prendra place au Livre de Poche du 19 au 26 juillet 2017. Leur objectif et de faire (re)découvrir les grands classiques de l’auteure, mondialement connue.

Les prix à remporter 

5 romans de Mary Higgins Clark à choisir parmi une sélection de 15 titres (Liste des titres) offerts par Livre de Poche. Chaque gagnant recevra un roman de son choix. 

5 romans de Mary Higgins Clark à choisir parmi tous les romans de l’auteure. Ces romans serons offerts par moi-même. Chaque gagnant recevra le roman de son choix. 
Les modalités du concours

  • La fin du concours est fixée au 26 juillet 2017 à 23h59
  • Afin de valider la participation, veuillez laisser un commentaire expliquant quelle place a Mary Higgins Clark dans votre expérience de lecteur (les néophytes sont les bienvenus) Quelques mots suffisent. Enregistrez correctement votre adresse email que je puisse vous contacter.
  • Une chance supplémentaire de gagner si vous faites un RT (Twitter et/ou Facebook).
  • Un tirage au sort sera effectué le 29 juillet par une main innocente (ma fille de 3 ans sélectionnera au hasard les 10 (5+5) heureux gagnants).

L’annonce du tirage au sort

  • Les gagnants seront annoncés sur le blog le 30 juillet 2017 aux alentours de midi.

 

Je contacterai les gagnants personnellement après l’annonce des résultats afin de connaitre le roman choisi. Le Livre de Poche prendra ensuite le relais afin de vous faire parvenir, dans les plus brefs délais, votre prix.

Je vous souhaite, en collaboration avec le Livre de Poche, de vivre un été sans votre #MaryHigginsClark

Fin de ronde – Stephen King

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Auteur : Stephen King
Éditions : Albin Michel
Genre : Adulte / Drame / Science-Fiction / Policier
Année de sortie : 2008

Synopsis :

Sept ans après le massacre perpétré par Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, celui-ci gît sur un lit d’hôpital, paralysé, le cerveau endommagé, subissant les essais cliniques expérimentaux du docteur Babineau.

Mais le criminel s’aperçoit qu’il est désormais doté de pouvoir de télékinésie.

Il intègre le corps du médecin, bien décidé à manipuler et à pousser au suicide son ennemi Bill Hodges.

Quelques détails … 

 

Avant de commencer à dénombrer les points positifs de ce roman, il est important que les lecteurs, qui ne connaissent pas Stephen King, aient connaissance de ces quelques détails.

  • Stephen King écrit par intuition, comme il pense. Il n’est pas donc pas rare de voir « Je peux pas manger » au lieu de « Je ne peux pas manger ». Il s’agit d’un style d’écriture très particulier, très familier. Le roman est presque publié après l’écriture, avec très peu de changement au niveau de l’écriture. Stephen King est l’un des seuls auteurs au monde à le faire, allez vous apprécier ?
  • Les romans de Stephen King = Fiction ! Prenez garde quand vous lisez du King, l’immersion est à la fois très rapide et totale !!! Essayez de ne pas perdre vos repaires, et fermez bien vos portes la nuit …
  • Stephen King, on aime ou on n’aime pas. Il n’y souvent pas de demi-mesure.

 

Mon avis :

Dès les premières lignes, nous retrouvons le style très particulier de Stephen King, très familier, très simple également. Malgré un roman parfaitement fini, on reste dans cette impression que l’auteur vient de le terminer et nous propose en exclusivité sa nouvelle histoire avant même le passage chez l’éditeur.

Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas, Fin de ronde est le troisième roman d’une trilogie (Mr. Mercedes), mais rassurez-vous, il est tout à fait envisageable de lire ce livre sans avoir lu les précédents. Stephen King a veillé à proposer un roman indépendant des deux premiers, où les faits passés sont expliqués clairement. Tout d’abord, pour permettre aux lecteurs de se remémorer les deux premiers ensuite. Mais aussi pour permettre aux « NéophyteKings » de prendre le train en marche.

L’intrigue de ce roman est tout simplement exceptionnelle. Dès le début, on comprend que Brady, catatonique, va réussir un coup de maitre en réussissant son souhait le plus cher : pousser un maximum de personnes à se suicider. Le lecteur est totalement passif dans un premier temps, on ne comprend pas comment il parvient à ses fins. L’auteur reste très vague sur certains passages et nous laisse croire que Brady est parvenu à quitter sa chambre d’hôpital, mais comment ?!?!

Progressivement, Stephen King va mettre le lecteur dans la confidence, alors que nos deux héros (Holly et Bill) ne le sont pas !!! J’ai éprouvé un sentiment de reconnaissance envers l’auteur. Il nous confie, en exclusivité, les réponses à toutes nos questions, comme si le lecteur était son confident, au détriment des deux enquêteurs. Cela permet au lecteur de s’immerger totalement dans l’histoire, de devenir un véritable acteur de ce roman.

L’auteur nous propose de vivre énormément d’émotions et de thèmes difficiles à aborder au fil des pages.

  • L’amour (positif et néfaste)
  • Le suicide
  • La maladie
  • La télékinésie
  • La mort

J’aimerais tellement vous en dire plus sur ce roman, pour vous donner envie de le lire, ainsi que les deux premiers de la trilogie. Malheureusement, pour y parvenir, je devrais vous livrer des informations capitales, et ce serait vous gâcher totalement votre lecture.

 

Les points positifs

  • Une intrigue dont on a envie de connaître le dénouement.
  • Le lecteur devient le complice de l’auteur, au détriment des personnages du roman.
  • Une écriture très intuitive, simple, sans « chichis »
  • De nombreux thèmes difficiles abordés avec brio

Le point négatif ?

Stephen King, on aime ou on aime pas ! Rarement de demi-mesure. Si vous aimez, vous ne trouverez rien à redire.

Ma note pour cette lecture : 20/20

Il y a encore quelques années, j’étais terrifié à l’idée de lire du Stephen King (Merci Shining de m’avoir fait peur pendant des siècles). Ne faites pas la même erreur que moi, lancez-vous (tant que vous êtes encore jeunes ;-)), car une fois que vous accrochez, il est très difficile de ne pas lire toute sa bibliographie. 

La guerre des Clans, cycle I, livre III : Les mystères de la forêt – Erin Hunter

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Auteur : Erin Hunter
Éditions : Pocket Jeunesse
Genre : Jeunesse , Fantastique
Année de sortie : 2008

Synopsis 

La tension est à son comble dans le Clan du Tonnerre : une terrible inondation s’abat sur la forêt et les alliances entre tribus changent sans cesse.

Quant à Cœur de Feu, il continue d’enquêter sur la mort de Plume Rousse, l’ancien lieutenant du Clan. Il ignore encore quelle sombre machination il va découvrir…

Mon avis :

Quelques semaines après avoir terminé le deuxième tome de ce premier, j’étais légèrement réticent à l’idée d’entamer Les mystères de la forêt. Le dernier roman m’avait laissé un peu sur ma faim, avec un léger sentiment de « manque d’action ». Il en est totalement différent avec ce troisième volet des aventures de Rusty, chat domestique ayant fait le choisi de rejoindre le clan du Tonnerre.

Nous retrouvons, dès les premières pages, le style très particulier d’Erin Hunter. Malgré sa légère inimitié personnelle avec les chats, elle parvient à nous proposer un récit à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un roman ayant pour thème principal le chat. A travers des descriptions très bien choisies, le lecteur n’a plus cette angoisse de ne pas parvenir à mémoriser les dizaines et dizaines de noms différents, tous très proches l’un de l’autre.

L’intrigue est très additive avec, comme pointe de mire, la trahison. Cette dernière sera abordée à tous les niveaux. Coeur de Feu est-il parvenu à se défaire de sa vie domestique ? Qu’en est-il du couple « intercalé » ? Le Lieutenant du clan du tonnerre est-il vraiment le traitre tel qu’on le décrit depuis 3 tomes ? Ce sont les mêmes questions que l’on se posait dans le tome 2, mais la différence ? Toutes ces questions auront une réponse dans ce troisième volet… dès les premières pages…

Cette saga est destinée à être lue par de jeunes lecteurs, mais pas uniquement. Pour les plus âgés d’entre nous, à l’exception de quelques passages, il est très facile de faire abstraction que les protagonistes de l’histoire sont des animaux parlants à quatre pattes. Une fois encore, un grand bravo à Erin Hunter qui nous gonfle (moins que dans le tome 2) au sujet de ces « chats ».

Le roman pourra être lu en cours de route. L’auteure assure à tout nouveau lecteur de prendre le train en marche. Il n’est, en effet, pas nécessaire d’avoir lu les précédents pour l’assimiler.

 

Les points positifs

  • Une histoire addictive.
  • Un roman (une saga) qui convient principalement aux jeunes lecteurs, mais où les adultes y trouveront leur compte également, davantage que les tomes précédents.
  • Une écriture très fluide où les détails sont superficiels. L’intrigue avance rapidement.
Le point négatif

 

  • Un thème unique ? La trahison ?

 

Ma note pour cette lecture : 18/20

Je pose une réserve quant à la suite des aventures. J’ai l’impression que tout a déjà été abordé dans ce cycle. Erin Hunter parviendra-t-elle à nous proposer autre chose que le mot « trahison » comme unique cheval de bataille ?