Et ils meurent tous les deux à la fin – Adam Silvera

Auteur :  Adam Silvera
Éditions : Robert Laffont
Genre : Jeunesse – Drame – Aventure
Année de sortie : 2018
 

Synopsis :

Le 5 septembre, un peu après minuit, Death-Cast appelle Mateo Torrez et Rufus Emeterio pour leur annoncer une mauvaise nouvelle: ils vont mourir aujourd’hui.

Mateo et Rufus sont de parfaits inconnus, mais, pour différentes raisons, ils cherchent tous deux à se faire un nouvel ami lors de leur journée de fin.

Les bonnes nouvelles: Il y a une application pour ça. C’est ce qu’on appelle le dernier ami, et grâce à cela, Rufus et Mateo sont sur le point de se retrouver pour une dernière grande aventure: vivre une vie en une seule journée.

Mon avis :

A la lecture du titre de ce roman, je n’ai pas hésité une seule seconde. Tout est dit en une seule phrase et l’on s’imagine immédiatement de nombreux scénarios différents. Toutefois, en lisant le synopsis, on met en place une histoire que l’on ne veut absolument pas lire : « L’histoire de deux jeunes garçons (dont l’un s’assume pas encore sa sexualité) qui, après avoir pris conscience de la beauté de la vie, s’aiment (physiquement) une dernière fois avant de mourir.

Dès les 10 premières pages, les pires craintes sont au rendez-vous. Le lecteur comprend immédiatement qu’il s’agira d’une banale histoire d’amour entre deux « mourants ». Quelques indices sont donnés dans les premières lignes. Très rapidement l’auteur nous présente ses deux héros, l’un bisexuel et l’autre qui, dès l’annonce de sa future mort, se dit : « Je n’ai encore jamais fait l’amour, je suis gay, … » Bref, Adam Silvera nous propose, dans les premiers chapitres, une histoire banale à la hauteur de la déception de la quatrième de couverture.

Malheureusement, la suite du roman ne nous propose rien d’extraordinaire non plus. Plus de 400 pages où l’on parle systématiquement de la même chose : les dernières heures de deux jeunes garçons qui font baiser à la fin avant de clamser. Veuillez m’excuser de cette vulgarité, mais après quatre centaines de pages à lire quasiment la même ligne, l’énervement peut être au rendez-vous.

Toutefois, Adam Silvera est parvenu à nous maintenir dans la lecture, grâce à un argument. Une société est capable de prédire la date de mort des individus et les prévient le jour même entre minuit et 3 heures du matin. Alors que l’on aurait pu espérer en savoir davantage sur ce « merveilleux et diabolique » savoir, la déception est totale lorsque l’on referme le roman.

J’ai la faculté de lire très rapidement, tout en ne pratiquant pas la lecture en diagonale. Après 28 pages, j’ai commencé à zapper des lignes entières, puis des paragraphes et finalement des chapitres entiers (que j’ai tout de même relu avant d’écrire cette chronique). L’écriture est relativement simple, mais surtout très soporifique. Les événements s’enchainent, sans le moindre rebondissement, sans le moindre « suspense ».

Le pire ? Probablement le manque d’espoir. Les lecteurs savent que les héros vont mourir, et pourtant il aurait probablement été judicieux de nous faire croire qu’il existait une possibilité de « survie ». Là également, l’auteur échoue en nous proposant 400 pages qui sont résumées dans le titre du roman.

Les personnages sont peu convaincants, et l’attachement est très complexe, voire impossible. On s’imagine mal de jeunes gamins de 17 et 18 ans agirent comme les héros de ce roman en apprenant qu’une mort précoce les attend dans les prochaines 24 heures.

Les points positifs

Le point négatif ?

  • Le titre du roman résume ce que l’on va retrouver à l’intérieur.
  • Je suis soulagé et heureux de constater que l’homosexualité soit davantage acceptée que par le passé (comment les générations passées pouvaient-elles rejeter cette sexualité ?). Néanmoins, l’auteur se sert de deux jeunes homosexuels afin de proposer un roman actuel, où le jeune public adore ce sujet encore tabou il y a quelques années à peine (regardez vous même la date du mariage pour tous). Ecrire pour vendre ou pour faire plaisir. L’auteur a fait son choix.
  • Des personnages peu réalistes, identification difficile.
  • Un roman de répétitions. Plus de 400 pages à proposer la même chose.
  • Aucune note d’espoir n’est proposée au lecteur.

Ma note pour cette lecture : 4/20

 

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