

Un présentateur vedette de la télévision a une idée géniale : inviter sept assassins qui ont commis le crime parfait. En échange de l’impunité, ils révèleront le nom de leur victime et les circonstances du crime. Au public de choisir le plus exceptionnel et d’élire le vainqueur de Crime Academy, assuré de devenir une star.
Atterré, Scotland Yard fait appel à Higgins pour empêcher la diffusion de ce jeu.

Je viens de passer un excellent moment aux côtés de l’inspecteur Higgins dans une enquête que j’ai trouvée à la fois légère et merveilleusement construite. Dès les premières pages, le lecteur ne peut qu’être happé par une tension qui augmentera au fil des pages où l’on n’hésitera pas un seul instant à lire l’intégralité du roman d’une seule traite.
Les personnages sont nombreux, et pourtant l’on ne s’y perd pas un seul instant. Christian Jacq ne permet pas au lecteur de souffler un seul instant et n’hésite pas à utiliser quelques éléments descriptifs bien précis afin qu’il ne soit pas perdu dans cette intrigue. Les soupçons commencent de la première page à la quasiment dernière où l’on prend compte du talent de l’auteur d’avoir construit une intrigue aussi bien ficelée tout en laissant la possibilité au lecteur de résoudre lui-même l’enquête.
C’est d’ailleurs ce que j’apprécie le plus dans un roman policier. Une intrigue complexe, mais qui propose une résolution logique basée sur des indices et éléments distillés tout au long du roman. Cela dénote avec la plupart des auteurs français qui nous pondent souvent des explications sans le moindre sens afin de justifier un final ahurissant.
Un gros bémol est toutefois à noter dans cette série consacrée à l’inspecteur Higgins et qui consiste en la volonté de l’auteur, et de sa maison d’édition, d’alterner entre un roman écrit dans les années 1980 et une intrigue inédite. Alors que dans le précédent volume de cette série, internet n’existait pas encore, nous sommes plongés, dans ce 6e opus, dans le monde moderne où les réseaux sociaux sont au sommet de leur art. Le fait d’utiliser des personnages récurrents qui ne vieillissent pas ne serait pas un problème s’il n’y avait pas cette alternance entre les époques d’un ouvrage à l’autre.

