

Nikita Ofgold est une jeune fille ordinaire, jusqu’au jour de ses 13 ans où Félix, un chat qui est en réalité un apprenti sorcier, lui révèle qu’elle possède des pouvoirs surnaturels. Sa vie bascule alors : elle va découvrir la Septième Dimension, un monde parallèle peuplé de sorciers et de créatures fantastiques, où elle s’initiera à la magie. Elle y fera la connaissance de David, Anna et Jane, des apprentis sorciers aux natures particulières, avec qui elle formera bientôt un clan d’amis inséparables.
Mais son apprentissage ne sera pas de tout repos : sur la Troisième Dimension, le sinistre monde des Ténèbres, la mère de David est retenue prisonnière par l’impitoyable Maître des Ténèbres, Harald Fulgor. Le cruel sorcier compte bien attirer la jeune fille dans son monde pour la contraindre à l’épouser, avec l’aide du mystérieux prince des Ténèbres.
Nikita et ses amis vont-ils réussir à libérer la mère de David ? La jeune fille acceptera-t-elle l’horrible demande en mariage du Maître diabolique ? Qui est réellement le Prince des Ténèbres ? Les apprentis sorciers vont-ils ressortir vivants de la Dimension maléfique ?
Attention, ce livre est un portail de passage interdimensionnel. Il vous plongera dans l’extraordinaire destin de Nikita et dans le monde des sorciers, d’où vous ne voudrez plus sortir…

J’ai 37 ans, une stature qui ne passe pas inaperçue, et je parle peu. Autant dire que je détonnais dans ce salon littéraire animé, les Halliennales, parmi un public de jeunes passionnés de fantasy. À tel point que l’autrice elle-même, Valentine Watrelot-Mingoia, m’a adressé cette question simple et directe : « Vous connaissez le fantasy ? »
Ce que Valentine ignorait alors, c’est que quelque chose, en elle, avait capté mon attention bien avant que je ne m’approche de son stand. Une sorte de lumière intérieure, une sincérité presque palpable, comme une flamme qui brillait en dépit du tumulte environnant. Cette présence, je ne pouvais l’ignorer.
Tandis que ma compagne et nos trois filles, submergées par la foule et le chaos de l’organisation, préféraient s’éloigner des stands, je les ai abandonnées un instant, fasciné par cette étincelle.
Valentine m’a présenté son univers avec une passion désarmante, m’expliquant qu’elle avait écrit le premier tome à seulement 13 ans. Il y avait là une candeur et une fraîcheur qui, malgré moi, m’ont touché. Avant même qu’elle ne termine, je savais que je ne ressortirais pas de ce salon les mains vides.
Je pourrais, bien sûr, énumérer les défauts du premier tome de Nikita Ofgold, Les neuf dimensions : une intrigue parfois précipitée, des rebondissements attendus, une structure narrative encore vacillante. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel. Ce serait ignorer ce qui fait de ce livre une découverte précieuse : son authenticité.
Ce roman respire une sincérité rare, presque oubliée dans les productions littéraires contemporaines. Valentine ose écrire au passé simple, avec un narrateur omniscient, une audace qui m’a rappelé ce que la littérature était autrefois, avant que l’on se perde dans des récits intérieurs à la première personne, étouffés par l’immédiateté du présent. Ce choix stylistique offre une profondeur inattendue à l’intrigue, comme si Valentine elle-même était témoin des événements qu’elle narre.
Il ne m’a fallu que quelques pages pour être totalement happé par l’intrigue au point de me demander, plus d’une fois, si Valentine n’était tout simplement pas en train de nous raconter une histoire qui se déroulait sous ses yeux. Je ne peux et ne veux pas m’imaginer un seul instant qu’il s’agisse d’une fiction !
Je n’ai qu’une hâte de me plonger dans la lecture du deuxième volume de la série en espérant, secrètement, avoir l’opportunité de croiser à nouveau Valentine afin qu’elle me dédicace ses romans à mon nom (et non plus à celui de ma fille de 10 ans).
D’autres lecteurs en parlent :
Si vous avez également lu ce roman, n’hésitez pas à laisser un commentaire avec le lien renvoyant vers votre chronique (blog, Instagram, Facebook…) que je puisse le mentionner dans cet article.

