
Pourquoi j’ai l’impression… d’être devenu sa baby-sitter ?
Un jeune yakuza voit tomber un étrange objet ovale dans son appartement. En sort une petite fille totalement inexpressive appelée Hina, dotée de puissants pouvoirs psychiques qu’elle utilise pour forcer Nitta à l’héberger chez lui !
La cohabitation dangereuse d’un yakuza et d’une gamine aux pouvoirs psychiques !
Hina : une puissante psychokinésiste qui adore les œufs de saumon
Yoshifumi Nitta : un yakuza toujours embarqué dans les pires situations et collectionneur de vases.
Hinamatsuri nous plonge dans le quotidien bousculé d’un yakuza en nous offrant de purs moments de folie, jusqu’à parvenir à confirmer sa réputation d’excellente comédie dans le paysage du manga au Japon. Quelques moments d’émotion ponctuent une série d’intrigues absurdes, où le stupide et le surnaturel s’invite dans la vie quotidienne d’une ribambelle de personnages captivants, faisant d’Hinamatsuri une comédie de vie urbaine déjantée !

Je ne dois être le seul à acheter compulsivement tous les titres des éditions Meian sans trop savoir le contenu de ces derniers. C’est exactement ce qui s’est passé avec Hinamatsuri, ma surprise fut donc de taille à la lecture du synopsis avant d’entamer cette lecture. Mais pas forcément dans le bon sens. Effectivement, je suis lassé des mangas qui mettent en avant un Yakuza qui, du jour au lendemain, devient un gentil petit garçon prêt à rendre service à la communauté.
Je ne regrette pas un seul instant cet achat compulsif tant je viens de passer un très bon moment aux côtés de ces personnages, quoi que « classiques », atypiques dans la relation qu’ils entretiennent entre eux. J’ai beaucoup apprécié cet humour de décalage entre ce grand gaillard assassin et/ou perturbateur à ses heures perdues et cette jeune fille en décalage total avec la vie en société mais dotée de pouvoirs psychiques.

Ce premier tome représente tout ce que j’apprécie visuellement dans un manga. Les planches sont tout simplement « remplies ». Je commençais à être lassé par la nouveauté du moment, à savoir laisser 90% des cases sans le moindre décor. Les personnages évoluent dans un cadre bien précis, et c’est un pur bonheur de pouvoir l’admirer grâce à un travail exceptionnel du mangaka, davantage encore quand les dessins sont d’un exceptionnel réalisme.

J’espère me tromper, mais ce premier volume me donnait plutôt l’impression d’être dans un « gag manga » où les rebondissements comiques se succèdent sans vraiment construire une intrigue globale. Le petit cliffhanger en fin de ce tome laisse entrevoir l’espoir d’une quête identitaire tournant autour de l’héroïne, mais cela sera-t-il suffisant pour s’écarter de ce sentiment d’être en train de lire une succession de gags plutôt qu’une intrigue alimentée par ces derniers ?
Ma note pour cette lecture : 17/20
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