

Afin de fuir son passé, Nancy a changé de nom et d’apparence, avant de quitter la côte Ouest et de venir s’installer à Cape Cod où elle a épousé Ray Eldredge.
Sept années de bonheur se sont écoulées.
Ils ont deux beaux enfants, Michael et Missy. Puis un matin, dans le journal régional, paraît un article sur un procès pour meurtre qui a fait couler beaucoup d’encre en Californie et qu’illustre la photo d’une jeune femme ressemblant étrangement à Nancy. Le jour même, Michael et Missy disparaissent…

Je viens de passer l’une des plus horribles nuits de ces dernières années. J’ai entamé ce roman vers 21h, pour le terminer 4 heures plus tard d’une traite. Me coucher à 1 heure du matin est courant, mais certainement plus jamais après la lecture d’un roman de Mary Higgins Clark.
Je me suis laissé emporté par une histoire bien trop réaliste qui m’a embarqué dans ma plus grande frayeur, celle de perdre l’un de mes enfants, ne serait-ce que quelques instants. Dès l’instant où les deux jeunes ont été enlevé jusqu’au dénouement final, j’étais accompagné d’une boule au ventre et véritablement torturé.
Les chapitres courts accentuent l’angoisse du lecteur qui, lui, connait toute la vérité. Nous savons où se trouvent les enfants, nous connaissons tous les indices ignorés par les personnages. L’angoisse augmente de page en page, où nous n’avons qu’une envie, hurler afin qu’ils puissent nous entendre ! Comment suis-je parvenu à lire les pages dans l’ordre alors qu’il m’aurait fallu lire les dernières pages ???
Je me suis senti oppressé de la première à la dernière page en étant totalement impuissant. La nuit qui a suivi fut terrible tant je tremblais encore de certains passages très émouvants. La fluidité de l’écriture permet de donner vie aux personnages comme s’ils étaient sous nos yeux de lecteur.

