Vampyria, T.2 : La cour des Miracles – Victor Dixen

 » À la Cour des Miracles, les rêves les plus merveilleux prennent vie… les cauchemars les plus effroyables aussi. « 

Aux yeux de Versailles, Diane de Gastefriche a la faveur de Louis XIV l’Immuable, le vampyre suprême qui depuis trois cents ans impose son joug sanglant à la France et à l’Europe. En réalité, elle se nomme Jeanne Froidelac : elle appartient à la Fronde, organisation secrète œuvrant au démantèlement de l’empire du Roy des Ténèbres.

Dans le ventre de Paris apparaît une mystérieuse vampyre renégate, régnant sur une cour souterraine peuplée de goules et d’abominations. Louis charge ses meilleures lames de capturer cette rivale insaisissable et de s’approprier son armée : celle-ci le rendrait plus puissant que jamais. Jeanne parviendra-t-elle à éliminer la Dame des Miracles avant que le Roy des Ténèbres la capture ?

À travers ce nouveau tome de la saga Vampyria, Victor Dixen s’empare de la figure du vampire et entraîne les lecteurs dans une aventure fantastique et frissonnante, menée tambour battant. Une plongée palpitante dans les ombres d’un Grand Siècle éternel. Une épopée de fantasy baroque aux confins du temps.

Il me semblait essentiel de poursuivre ma lecture de la série de Victor Dixen malgré une très mauvaise note attribuée au premier volume de Vampyria. Il me semble, en effet, essentiel d’avoir lu une série dans son intégralité afin de pouvoir prétendre donner un point de vue légitime. Je me suis donc lancé dans la lecture d’un ouvrage qui est resté dans la lignée du premier, à savoir un ouvrage bâclé, précipité où sa seule vocation est de rapporter, rapidement, de l’argent à son auteur.

Victor Dixen possède un don. Celui de nous proposer une brique de plus de 500 pages ne contenant que quelques pages essentielles à l’intrigue. Pire encore ! Voyant qu’il ne parviendra pas à étirer la saga sur plus de trois tomes, contrairement à Phobos où il était parvenu à pondre un tome 4 commercial, l’auteur évoque déjà la possibilité de migrer sur le continent américain afin de faire vivre sa série un peu plus longtemps alors.

Je suis toujours autant bluffé par les nombreuses erreurs de syntaxe, d’accord et d’orthographe dans ce deuxième opus de Vampyria, accentuant encore un peu plus ce sentiment d’une volonté de l’auteur de publier à n’importe quel prix un roman chaque année afin de voguer sur un succès éphémère provoqué par des achats en masse lors des premières semaines suivant la publication d’un roman avant que certains braves osent affirmer la médiocrité d’une telle intrigue provoquant ainsi une prise de conscience collective… avant le prochain ouvrage.

Le style de Victor Dixen est pompeux, époque oblige, mais n’est pas naturel et se remarque très facilement au cours de la lecture. Il est possible, en effet, de déceler d’un simple coup d’oeil les passages qui ont fait l’objet d’une attention particulière afin de se conformer à l’époque et cela dénote totalement avec le reste du texte, bien plus simpliste.

L’intrigue semblait intéressante. Mais pourrait, comme évoqué précédemment, être résumée à une cinquantaine de pages, le reste faisant officie de remplissage totalement inutile. Victor Dixen semble ne pas parvenir à trouver un cheminement concret vers la finalité de sa sage que nous devinons tous depuis les premières pages du première volume. Les théories proposées implicitement sont trop nombreuses et pour la plupart ne déboucheront à rien de concret. Que vient faire la Tour Eiffel dans les visions prémonitoires d’un jeune garçon ?

Le coup de grâce ? La publication d’un ouvrage relié, annoncé collector… Alors que les lecteurs réclament les éditions Hardback depuis de nombreuses années, comme cela se fait systématiquement aux USA, il a fallu attendre De Sexus (romans traduits avec Google traduction) et l’inflation, pour voir débarquer des éditions collectors qui pullulent dans les librairies. Ces éditions n’existaient pas quand elles n’étaient pas rentables. Une bonne affaire pour M. Dixen.

Note : 0.5 sur 5.

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