
Auteur : Dan Brown
Maison d’édition : JC Lattès
Année de parution originale : 2025
Prix : 25,90 € (broché), 16,99 € (numérique)
Durée de lecture : Environ 12 heures

L’éminent professeur de symbologie Robert Langdon se rend à Prague pour une conférence sur la noétique donnée par son amie de longue date, Katherine Solomon. La scientifique est sur le point de publier un ouvrage révolutionnaire sur la nature de la conscience humaine.
Un meurtre sauvage va soudain précipiter leur séjour dans le chaos. Katherine disparaît, et son manuscrit est piraté sur le serveur de son éditeur. Commence alors une course contre la montre dans Prague et ses mystères.
Langdon se retrouve pourchassé par une étrange créature mythologique et devient la cible d’une organisation dont le projet pourrait changer à jamais notre conception de l’esprit humain.

J’ai fait comme tant d’autres : j’ai connu Dan Brown par la porte d’un film. Anges et Démons, puis Da Vinci Code. Deux récits dont l’adaptation avait enflammé les écrans il y a déjà vingt-cinq et vingt-deux ans. Je n’ai pas lu, alors, les romans suivants. La faute sans doute à cette publicité omniprésente – « par l’auteur du Da Vinci Code » – qui donnait l’impression que l’on vendait davantage un nom qu’une intrigue. Je me détournais de lui, convaincu que la mécanique avait supplanté l’inspiration.
Et puis ce sixième opus est arrivé, presque comme une provocation. Son thème : la mort. Sujet qui me glace et me fascine tout à la fois. Sujet qui est en réalité le nôtre à tous, car il habite chaque pensée humaine, qu’on le nie ou qu’on l’affronte. Je suis de ceux que le néant effraie ; pourtant, malgré cette terreur, je garde une lumière obstinée en moi, une espérance que quelque chose demeure lorsque tout semble s’achever.
C’est précisément là que Dan Brown s’immisce. Non pas avec des certitudes, mais avec une fiction qui se nourrit de vérités scientifiques, de découvertes réelles, d’expériences documentées. On sait que l’on lit une histoire, mais on fait semblant d’y croire, comme si un fil ténu nous reliait à cette possibilité : et si c’était vrai ?
Le roman s’ouvre sur Prague, ville de légendes et de symboles, décor idéal pour sonder l’invisible. Le personnage du Golem y croise Robert Langdon et Katherine Solomon, et déjà le texte se transforme en miroir : d’un côté, la science et sa rigueur ; de l’autre, la croyance et son mystère. Dan Brown orchestre leur dialogue comme on composerait une partition : l’érudition éclaire, l’action assombrit, et l’ensemble nous emporte dans une course où l’intelligence et l’émotion marchent main dans la main.
Certains verront les ficelles, reconnaîtront la mécanique bien huilée. Moi, j’y ai vu une autre chose : un auteur qui, derrière le spectacle, pose une question essentielle, une question qu’aucun de nous n’évitera : que devient notre conscience quand le corps s’éteint ?
En refermant ce livre, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir lu seulement un thriller. J’ai eu l’impression d’avoir effleuré une méditation. Dan Brown, en illusionniste, nous fait voyager pour mieux nous renvoyer à notre solitude devant l’inconnu. Et au fond, la littérature n’a pas d’autre tâche : inventer pour nous rappeler ce que nous ignorons, embellir pour mieux révéler le vertige de nos failles.
D’autres lecteurs en parlent :
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