

Que se passe-t-il quand on n’a plus de pensées heureuses… ?
Cela fait des semaines qu’Angelina a quitté Neverland. Désespéré, James Hook est prêt à tout pour la retrouver dans cette étrange ville nommée Londres. Mais il commet une grave erreur, lourde de conséquences.
Des conséquences qui changent tragiquement la vie de son ancien ennemi juré, Peter Pan.
Ce dernier jure de se venger ! Et que pourrait-il faire de pire que voler la jeune femme dont Hook est tombé amoureux ?
Lorsque James arrive enfin à Londres, le pirate doit se battre de toutes ses forces pour l’amour de sa vie et affronter un garçon qui a finalement grandi.

L’auteure nous plonge dans une relecture captivante de l’univers bien connu de Neverland, mêlant habilement le fantastique à la réalité de la ville de Londres. L’intrigue, centrée sur la recherche désespérée de James Hook pour retrouver Angelina, est riche en rebondissements inattendus. Les conséquences tragiques d’une erreur de Hook déclenchent une série d’événements qui modifient de manière spectaculaire la vie de son ancien ennemi juré, Peter Pan.
L’une des forces de ce roman réside dans la manière dont Katmore réussit à rendre ses personnages plus complexes et nuancés que dans le conte d’origine. Cependant, c’est là que réside aussi ma principale réserve. En dépit de cette profondeur ajoutée, j’ai éprouvé des difficultés à apprécier pleinement le personnage de Peter Pan. Son évolution, bien que intéressante, m’a laissé perplexe et parfois déconcerté. Cela pourrait être une interprétation subjective, mais il est important de souligner que ma connexion avec ce personnage a influencé ma perception globale du récit.
L’exploration de Londres et de Neverland est décrite avec une plume immersive, transportant les lecteurs dans des mondes contrastés. Les enjeux émotionnels sont palpables, en particulier dans les relations complexes entre les personnages principaux. La tension entre James Hook et Peter Pan atteint son paroxysme dans un face-à-face captivant, ajoutant une dimension de rivalité intense à l’intrigue.
Les éditions Cyplog méritent des éloges pour la mise en lumière de cette œuvre intrigante. Malgré mes réserves vis-à-vis de l’interprétation du personnage de Peter Pan, l’ensemble du récit propose une aventure divertissante et inattendue, à recommander aux amateurs de récits revisitant les contes de fées, le tout arrosé d’une romance comme on aimerait rencontrer plus souvent.
Parmi les personnages du roman, James Hook se démarque de manière impressionnante. Bien qu’il soit souvent catégorisé comme le « méchant de l’histoire » cherchant à nuire à Peter Pan, la plume d’Anna Katmore réussit à lui donner une profondeur émotionnelle qui transcende les stéréotypes. En explorant les motivations et les tourments de Hook, l’auteure parvient à esquisser un personnage complexe, confronté à ses propres dilemmes et émotions. Ce qui m’a particulièrement touché, c’est la manière dont James Hook incarne, de façon inattendue, ce que j’appellerais l’amour véritable. Sa quête désespérée pour retrouver Angelina et son combat pour l’amour de sa vie sont empreints d’une authenticité poignante. Dans ses moments de vulnérabilité et de détermination, Hook devient le véritable catalyseur émotionnel du récit, dépassant les attentes habituelles liées à son statut de « méchant ». Cette nuance apporte une profondeur remarquable au récit, faisant de James Hook un personnage inoubliable.
Toutefois, j’ai été occasionnellement contrarié lorsque des références au film Disney ont été faites, le qualifiant de conte de fées. Et même si de telles considérations sont inévitables, j’aurais préféré que l’intrigue intègre un univers propre aux personnages et à leur autrice plutôt qu’une version altérée par « l’esthétique » Disney.
Une autre facette exaspérante se manifeste à travers la récurrence de l’emploi d’un argot contemporain que je juge peu en harmonie avec l’époque à laquelle évoluent les personnages de James et Peter. Cette familiarité sémantique, que l’on aurait du mal à attribuer à ces figures emblématiques, persiste même dans l’environnement enchanteur de Neverland. L’inadéquation linguistique entre le contexte temporel des protagonistes et le langage employé crée une dissonance notable, altérant quelque peu l’authenticité narrative et la cohérence du récit. En dépit de l’immersion dans un monde fantastique, cette incongruité linguistique représente un élément perturbateur qui nécessiterait, à mon sens, une révision attentive pour mieux aligner le discours avec le contexte temporel et le caractère des personnages.
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