

Yorkshire, 1845. Une jeune femme disparaît, laissant derrière elle deux enfants en bas âge et une mare de sang. Quand les filles d’un humble pasteur des environs apprennent la nouvelle, elles sont horrifiées. Les soeurs Brontë décident aussitôt de mener l’enquête pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.
Charlotte, Emily et Anne ne manquent ni d’esprit ni d’énergie ; pourquoi ne pas s’improviser détectives ?
Mais dans cette société rétrograde où on considère que la place d’une femme est au foyer, on voit d’un mauvais oeil ces « dames-détectives » qui arpentent la lande en quête d’indices. Qu’à cela ne tienne, les soeurs Brontë sont prêtes à braver tous les dangers pour découvrir ce qui est arrivé à la mariée disparue…

Cela fait quelques semaines que j’avais emprunté ce titre numérique (légalement sur Lirtuel.be) sans vraiment oser m’y lancer. J’avais quelques craintes, notamment celle de tomber dans une fiction n’étant pas fidèle à la vie des soeurs Brontë.
Il me semble évident que ces dernières ne se sont jamais vraiment éprises pour de réelles enquêtes policières comme celle que nous devrons dans ce premier tome de la série. Mais cela n’enlève rien au fait que Bella Ellis est parvenue à donner de la profondeur aux trois héroïnes grâce aux faits historiques véritables dont nous avons tous connaissance.
C’est d’ailleurs ce que j’ai apprécié le plus dans ce roman, le fait de pouvoir découvrir une époque particulière, très différente de la nôtre, par l’intermédiaire de personnages ayant réellement existé. Je devrais même dire qu’il s’agit l’un des seuls points positifs que j’ai pu trouver lors de cette lecture.
Le chapitrage est tout bonnement horrible. Ils sont très courts où la narration alterne entre les trois soeurs sans aucune logique et sans réel intérêt pour l’intrigue. Ces dernières ayant des caractères très différents, je m’attendais, au minimum, d’une différence de style d’un chapitre à l’autre, ce qui ne fut malheureusement pas le cas. Un peu comme si l’auteure tâchait de conserver le contrôle, elle qui affirme être totalement passionnée par la famille Brontë.
En ce qui concerne l’intrigue « policière », elle est tout simplement inexistante. Après 20% du roman, le coupable est désigné très clairement. Je m’attendais donc à une enquête complexe où le suspect idéal n’était qu’un leurre pour le lecteur. Les indices s’enchaînent et ne sont liés entre eux que par des éléments que nous n’avons pas en notre possession. Tout pour faire de ce roman un bon « roman policier ».
Finalement, lors de la révélation finale, aucune surprise. Aucun rebondissement. Rien d’innovent. Pire encore, toutes les explications données dans le dernier chapitre sont tirées par les cheveux, sans aucune explication logique (ni cohérente).

