

Tout commença un dimanche de fête avec un ciel bleu vif, un vent d’automne et… une Célestine en colère.
Après une dispute avec Ernest, Célestine décide de s’installer dans le monde des souris, chez ses amis Charlotte et Oscar. « Les souris avec les souris, les ours avec les ours ! ».
Il paraît que tout marche mieux comme ça. Eh bien allons voir…
Astrid Desbordes nous livre de sa plume subtile et tendre la première nouvelle histoire d’Ernest et Célestine depuis la disparition de Gabrielle Vincent, illustrée à partir de ses dessins originaux.

Bien souvent, nous avons oublié – certains ne le savent même pas – que Gabrielle Vincent nous a quitté depuis bientôt 23 ans. Mon enfance et celle de mes enfants ont été accompagnées par Ernest et Célestine et ce nouvel album, avec une nouvelle histoire nous permet de prendre conscience de l’intemporalité de l’oeuvre et de sa créatrice.
Je viens de passer un excellent moment à faire la lecture de cet album à mes filles âgées de 9 et presque 6 ans (elle insiste qu’on ne dise plus 5 et demi). Elles étaient aussi émerveillées que moi par les dessins, mais surtout par la mélodie du texte. Un peu comme les notes d’une partition, les mots se concordent les uns avec les autres afin de former un ensemble harmonieux.
L’histoire est adaptée à de jeunes lecteurs tout en offrant aux parents la possibilité de découvrir des thèmes qu’il serait intéressant de développer. En effet, cet album évoque de très nombreux sujets d’actualité tels que la séparation, la dispute, la colère, le remord, la maladresse, la réconciliation. Je dois avouer qu’en tant qu’instituteur primaire, c’est le genre d’album qui restera dans ma classe pendant de nombreuses années.
Il s’agit d’un véritable coup de coeur. Mais je tenais à apporter mon avis sur deux points complémentaires.
1/ Je trouve cela dommage que l’album soit principalement constitué de dessins datant de plus de 20 ans. En effet, le choix a été réalisé de construire une nouvelle histoire à partir de dessins réalisés par l’auteure originale disparue en l’an 2000.
2/ J’ai beaucoup aimé l’ajout de planches inédites, dessinées pour l’occasion. Mais pourquoi ne pas avoir mis les trois illustratrices en valeur ? Pourquoi les noms de Emeline Attout, Fanny Husson Ollagnier et Marie Flusin ne figurent que sur une toute petite ligne que personne ne remarquera ?


