

UN GARÇON DISPARU.
Marissa Irvine arrive au 14 Tudor Grove, attendant de récupérer son jeune fils Milo, qui joue pour la première fois avec un garçon de sa nouvelle école. Mais la femme qui répond à la porte n’est pas une mère qu’elle reconnaît. Ce n’est pas la nounou. Elle n’a pas Milo. C’est ainsi que commence le pire cauchemar de tous les parents.
QUATRE FEMMES COUPABLES.
Alors que la nouvelle de la disparition se répand dans la paisible banlieue de Dublin et qu’un suspect inattendu est désigné, des rumeurs commencent à se répandre sur les femmes les plus étroitement liées à cet événement choquant. Car seule l’une d’entre elles peut avoir enlevé Milo – mais elles pourraient toutes être blâmées…
DANS UNE COMMUNAUTÉ PLEINE DE SECRETS, QUI EST VRAIMENT EN TORT ?

Le récit est divisé en trois parties, chacune se concentrant sur l’une des trois femmes principales : Marissa, Jenny et Irene. Andrea Mara maîtrise habilement la construction du récit en combinant des chapitres situés dans le présent avec des retours dans le passé, créant ainsi une tension constante. L’intrigue est intelligente, complexe, et les multiples fils narratifs se tissent progressivement pour former un tableau captivant.
La force de la narration réside dans la construction des personnages, qu’il s’agisse des protagonistes principaux mais aussi des personnages secondaires qui, malgré une importance relative, ne sont pas survolés par l’auteur. Chacun cache des secrets, et Andrea Mara suscite habilement le doute et la suspicion chez le lecteur. Les relations entre les personnages sont décrites avec une finesse psychologique, ajoutant une profondeur significative à l’histoire.
Je suis agréablement surpris par la qualité de la construction des personnages, soulignant les dynamiques familiales, les tensions et les complexités des relations humaines. Les personnages sont définis avec authenticité, avec des motivations et des nuances réalistes qui contribuent à la richesse du récit.
Toutefois, je suis plutôt déçu quand je m’intéresse à la crédibilité du choix du kidnapping comme étant la seule manière de pouvoir résoudre le conflit central. Je comprends parfaitement les justifications de l’auteur, et c’est bien cela le problème. Je ne suis pas partisan des auteurs du genre qui sont obligés d’expliciter les événements. Cela confère une impression que le lecteur est « stupide », mais surtout donne l’impression qu’Andrea Mara était plutôt dans le justification plutôt que dans la résolution de l’intrigue.
Toutes ses fautes est un excellent thriller qui captive de la première à la dernière page. Le lecteur est placé au centre de l’intrigue comme s’il était l’un des protagonistes passifs. Je suis ravi, à travers ce partenariat, d’avoir découvert une autrice maître du genre et qui n’a rien à envier à ses contemporains.

