La nuit du Renard – Mary Higgins Clark

La Nuit du Renard… Un de ces livres à suspense qu’il n’est pas question de poser avant d’être arrivé à la dernière page ! On serait même tenté, parfois, de regarder comment il finit pour pouvoir supporter la palpitante angoisse de tous ses rebondissements. Cependant l’on suit pas à pas, dans leurs cheminements périlleux ou inquiétants, des personnages attachants auxquels on croit de la façon la plus absolue.

Steve Peterson a perdu sa jeune femme, étranglée par un inconnu dans leur maison du Connecticut. Tous les témoignages – notamment celui de Neil, leur petit garçon, qui était présent lors de l’assassinat de sa mère et qui en garde une vision épouvantée – accablent Ronald Thompson, lequel est finalement condamné à la chaise électrique mais ne cesse de clamer son innocence.

On est à la veille de l’exécution. Sharon, une jeune journaliste, a fait à l’occasion du procès la connaissance de Steve, et tous deux sont tombés amoureux l’un de l’autre. Et voilà que ce jour-là Sharon et le petit Neil sont kidnappés par un déséquilibré, qui signe Renard les messages qu’il lance par téléphone pour réclamer une rançon.

Renard cache ses prisonniers, ligotés et bâillonnés, dans une pièce souterraine au coeur de la gare centrale de New York. Il place près d’eux une bombe, qui explosera à l’heure même où Thompson sera exécuté…

Existe-t-il un lien entre ce rapt et la mort de Nina Peterson ? Thompson est-il vraiment coupable ? Sinon, sera-t-il sauvé in extremis de la chaise électrique ? Et qui est Renard ? Sera-t-il démasqué à temps pour que les innocents qu’il a enlevés soient épargnés ?

Le rythme et la tension de ce roman sont véritablement hallucinants. Mary Higgins Clark crée un extraordinaire climat de terreur. Et le dénouement, saisissant, fait passer des frissons dans le dos.

La nuit du Renard est le premier roman que j’ai lu. J’avais moins de 10 ans et je m’ennuyais dans la maison de mes grands-parents dans le sud de la France (il pleuvait). Je me suis emparé du livre de chevet de ma maman et ne suis pas parvenu à décrocher avant de l’avoir terminé.

Près de 3 décennies plus tard, je me suis plongé à nouveau dans ce roman, non plus en tant que jeune lecteur curieux, mais tout simplement comme étant un père aimant venant d’apprendre que mon fils avait été kidnappé. C’est exactement la sensation que tout lecteur aura en lisant cet ouvrage, une angoisse permettante, comme si nous étions en train de vivre le récit.

Ce qui rend « La Nuit du Renard » si captivant, c’est la manière dont Mary Higgins Clark maîtrise l’art du suspense. À travers une écriture fluide et efficace, elle distille habilement des indices et des fausses pistes, nous tenant constamment en alerte. Chaque chapitre apporte son lot de révélations surprenantes, nous incitant à tourner frénétiquement les pages pour découvrir ce qu’il se passera ensuite.

Le lecteur devient le complice de l’auteur au fil des pages, mais Mary Higgins Clark nous attribue un rôle insupportable, celui de détenteur de la vérité. A plusieurs reprises, le jeune Niels aurait pu être retrouvé, mais les personnages passent à côté d’un indice, se croise au mauvais moment, interprètent mal un indice… au point de vouloir hurler aux différents personnages la solution qui se trouve sous leurs yeux !!!

Note : 5 sur 5.

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