Le temps des chimères – Bernard Werber

Que deviendrait le monde si l’être humain changeait de forme ?

C’est le projet fou d’Alice Kammerer, jeune et brillante scientifique, qui parvient, au lendemain de la troisième guerre mondiale, à inventer de nouvelles espèces hybrides : des chimères, mi-homme mi-animal.

Tandis qu’elle assiste, fascinée, à l’évolution de ces bébés pourvus d’ailes, de griffes ou de nageoires, un monde différent se construit.

Il est à la fois porteur d’alliances et de conflits, de passion et d’espoir…

Mais quelle place l’ancienne humanité pourra-t-elle conserver face à ces nouveaux « voisins » ?

En lisant Le temps des chimères, j’ai souvent été amené à me demander : « Et si c’était vrai ? ». Werber parvient à susciter chez le lecteur un engouement total où l’on se demande s’il ne maîtrise pas le voyage dans le temps tant j’étais convaincu d’être le témoin d’événements auxquels nous aurons probablement droit. Il crée des personnages réalistes qui se retrouvent confrontés à des situations extraordinaires, et cela nous pousse à nous interroger sur notre propre réalité.

Werber utilise des éléments scientifiques et historiques pour étayer ses idées, ce qui ajoute une couche de crédibilité à ce roman. Il s’appuie sur des faits réels et les combine avec des éléments de fiction pour créer des histoires captivantes qui semblent prendre vie sous nos yeux de lecteurs.

Ce qui est encore plus remarquable, c’est que Werber parvient à maintenir cette plausibilité tout en gardant une part de mystère. Il ne donne pas toutes les réponses, laissant ainsi une part d’interprétation au lecteur. Cela permet à chacun de se faire sa propre idée sur les événements qui se déroulent. Plus de 50 années s’écoulent entre le premier et le dernier chapitre laissant énormément de « blancs » que le lecteur que je suis regrette tant j’aurais aimé poursuivre la lecture encore et encore.

Alors qu’elle m’a accompagnée tout au long de sa vie, j’ai eu beaucoup de mal à apprécier Alice, cette jeune femme qui, paradoxalement, était tournée vers l’avenir tout. en restant ancrée dans sa certitude que le temps (ou l’amour ?) pouvait tout arranger. A plus d’un moment, j’aurais souhaité lui reprocher de vive voix, non pas d’avoir créé de nouvelles espèces mais son égocentrisme et son caractère hautain.

Le dernier acte du roman me parait relativement précipité, un peu comme si l’auteur souhaitait nous laisser l’avenir entre nos mains après nous avoir fait prendre conscience de toutes les faiblesses et lacunes de notre espèce.

Note : 5 sur 5.

Le Parfum des Mots – Blog littéraire

Enivrez-vous avec les mots !

  • A venir…

Remarque :

J’ai récemment effectué le choix de passer à la lecture numérique, pour des raisons économiques et écologiques évidentes. Je suis un peu dérangé de devoir débourser près de 16€ pour un fichier numérique que je n’ai pas le droit de partager en sachant que sa version papier ne coûte que 7€ de + et pourra être facilement revendue à 12€. Ce prix me donne l’impression que, finalement, le papier ne coûte pas si cher, que le papier n’est pas en pénurie mondiale, que nous avons une réserve infinie de forêts…

Alors que je ne suis pas un fervent défenseur de la cause écologique, ce prix de 16€ va me pousser très rapidement à acheter à nouveau des livres en format physique afin de pouvoir les revendre, tant pis pour la planète, tant pis pour l’auteur et la ME qui perdront quelques lecteurs (un livre physique peut se prêter). Je radote…


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