

Beryl Madison, romancière à succès, a fui l’homme qui la harcèle depuis des mois pour se terrer à Key West. Le manque d’argent la contraint à rentrer à Richmond, le temps qui lui est nécessaire pour vendre sa maison. Juste assez de temps pour ouvrir sa porte, juste assez de temps pour se faire violer et égorger.
Kay Scarpetta est perturbée : des témoignages incohérents, des rencontres déplaisantes troublent ses recherches. Au fond, elle le sait, ni son ancien amant, qui resurgit sous un bien piètre prétexte, ni cet homme de main qu’elle surprend fouillant dans les bureaux de la morgue, ne la mettront sur la bonne piste.
En revanche, cette multitude de fibres étranges qu’elle découvre sur le corps ensanglanté de Beryl est cruciale. Des fibres si inhabituelles qu’elle aura du mal à percer leur mystère, mais Kay Scarpetta s’emploie à les faire parler.

Me voilà plongé à nouveau dans un roman de Patricia Cornwell mettant en scène son personnage phare, Kay Scarpetta. Cet ouvrage tranche totalement avec le « premier » volume de la série en offrant une intrigue très plate sans le moindre relief, un peu comme si l’auteure n’était pas parvenue à se dégager de la frayeur ressentie par ses personnages féminins.
Le livre donne une impression de claustrophobie, de morosité, il se déroule dans un Richmond hivernal rempli de nuits sombres de décembre, d’un froid glacial. Un endroit où l’on fume trop de cigarettes et où il fait toujours sombre.
Ne vous méprenez pas. Je viens de passer un excellent moment de lecture où l’immersion est totale. Malgré l’absence de surprises ou de rebondissements, j’avais l’impression que la peur se matérialisait sous mes yeux. Patricia Cornwell est parvenue à faire de l’angoisse la principe héroïne de son intrigue. J’avais cette impression d’étouffer à chaque seconde au point de souhaiter une retraite anticipée de l’héroïne, tout en ayant ce « courage » de vouloir la secouer un peu afin d’arriver au dénouement final qui ne réserve pourtant aucune surprise.
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