
Auteur : Mary Higgins Clark
Maison d’édition : Albin Michel
Année de parution : 1984
Prix : 20,30€ (broché), 7,49€ (e-book), 7,70€ (poche)
Durée de lecture : Environ 5 heures (≃ 92.000 mots)

Pat Traymore, jeune et talentueuse journaliste de télévision, est sur le point d’attirer sur elle l’attention des milieux politiques les plus influents de Washington, grâce à une série d’émissions intitulées « Les femmes au gouvernement ».
Séduisante, intelligente, interviewer-né, Pat est aussi profondément attachée à un membre important du Congrès. Apparemment, tout lui sourit sinon qu’elle s’est installée dans cette magnifique maison de Georgetown où un crime a détruit son enfance. Et, avant même son arrivée, quelqu’un, un inconnu, l’a menacée au téléphone, lui enjoignant de ne pas venir à Washington…
Mary Higgins Clark transporte le lecteur dans le monde brillant de la capitale américaine – dîner de gala à la Maison Blanche, réceptions de Georgetown, la tribune du Sénat, la vie sous pression, le rythme exacerbé des coulisses de la télévision tout en échafaudant avec une maîtrise consommée un scénario envoûtant où s’affrontent deux ambitions féminines, provoquant une confrontation explosive qui les amènera chacune face à leur passé et au mystère qui les réunit.

Mary Higgins Clark. La Reine du suspense. A mes yeux, elle sera celle qui m’a fait aimer la lecture. La nuit du Renard est le tout premier roman que j’ai lu et je n’ai, depuis, plus jamais arrêté.
Mais qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir un roman de l’auteur que je ne connaissais pas en tant que « suggestion du jour » sur ma liseuse. Je n’ai pas hésité une seule seconde et me suis plongé sans tarder dans ce roman atypique à plus d’un titre. Je dois même avouer avoir été déstabilisé par le chapitrage inhabituel proposé par l’auteur.
En effet, Mary est plutôt fervente des chapitres très courts avec de fréquents changement de narrateur afin d’instaurer du suspense à la fin de chaque chapitre. Le démon du passé ne respecte pas ce schéma où l’on est plutôt dans une intrigue « classique » où l’on suit principalement le personnage principal avec quelques paragraphes laissés aux autres. Même le « méchant » de l’intrigue n’a pas eu droit à un chapitre complet !
Cela n’enlève rien à la qualité de l’intrigue, ni même encore à la manière dont l’auteur parvient à nous immerger totalement de l’univers de ses personnages. A plus d’un moment, j’étais, en tant que complice de Mary Higgins Clark, dans une angoisse la plus totale. Je possédais tous les éléments en main, mais pas l’héroïne. Je n’avais qu’une envie, lui hurler de prendre ses jambes à son coup. Même en étant habitué, la Reine du suspense parvient à me faire vivre des émotions qu’aucun autre n’est jamais parvenu à réaliser.
Du fait d’un chapitrage relativement plat, je m’attendais à une intrigue longue et monotone. Et je dois bien admettre que ce fut le cas pendant le premier 1/3 du roman, le temps que l’intrigue se mette en place. Ensuite, il est quasiment impossible de mettre fin à sa lecture tant on se sent oppressé par une aura nous forçant à poursuivre la lecture. J’étais à peine à 40% du roman que l’auteur donnait l’impression que la résolution allait avoir lieu à la page suivante.

