

L’enfance de Lori Shepherd a été bercée par les histoires de Tante Dimity que lui racontait sa mère. Quelle n’est donc pas sa surprise en apprenant que Tante Dimity a non seulement existé, mais que cette dernière lui a confié une mission capitale à sa mort : compiler toutes ses histoires pour publication, en échange d’une somme considérable.
Pour accomplir cette tâche, Lori doit voyager en Angleterre, jusqu’à un petit cottage des Costwold. Mais une fois là-bas, des choses très étranges surviennent dans la maison. Le fantôme de Tante Dimity semble veiller sur elle…

Le cosy mystery n’est pas un genre littéraire que j’affectionne habituellement, mais je me suis immédiatement laissé tenter par la sublime couverture de cette ouvrage. Après la lecture de la 4e de couverture, je n’avais qu’une hâte, à savoir me plonger dans les aventures consacrées à Tante Dimity.
Dès les premières lignes, on ne peut qu’être bluffé par la simplicité et l’authenticité de l’auteure qui m’a donné l’impression de n’avoir fourni aucun effort afin de proposer cette intrigue humainement extraordinaire. Je n’ai, en effet, pas douté un seul instant de l’existence des différents personnages de l’intrigue et être convaincu d’être en train de vivre à leurs côtés tout au long du récit.
Alors que Tante Dimity est, d’une certaine manière, le personnage principal de ce premier volume de ses aventures, j’ai beaucoup apprécié son absence. C’est plutôt paradoxal, mais je suis tombé sous le charme de ce style littéraire que je n’avais rencontré dans ma vie de lecteur. C’est un véritable plaisir d’avoir pu accompagner les dernières (vraiment ?) volontés de Tante Dimity à travers une intrigue aussi simple, mais tellement bien écrite.
Nancy Atherton a écrit ce roman il y a plus de trois décennies qui donnera naissance à une série comptant 25 romans à ce jour (publiés aux Etats-Unis de 1992 à 2022). Si vous prenez le risque de lire La mort de Tante Dimity, soyez assuré que vous n’allez pas hésiter une seule seconde à vouloir vous procurer les 24 autres romans dans la foulé (uniquement publié en anglais à ce jour) afin de prolonger l’aventure aux côtés de cette merveilleuse femme que, finalement, nous ne connaissons pas vraiment.
Pour terminer cette chronique, je souhaitais évoquer un petit bémol concernant les prix proposés pour ce roman. Autant je suis surpris que l’on puisse, en 2024, proposer un livre grand format au prix de 14,90€ seulement (contre 20 à 22€ habituellement), je reste assez déçu que l’édition numérique frôle les 11€. Ce dernier me dérange dans la mesure où j’estime que l’on est à la limite de forcer le lecteur à opter pour une édition papier (qu’il pourra revendre ensuite à moitié prix) plutôt que de débourser 3 euros de moins pour un ebook qui ne pourra jamais être revendu.
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