

Pauline est une grande fille.
Désormais elle a le droit de remplir des contrats toute seule et en plus, elle a une faux. Une faux comme papa et maman.
Seulement, dans ce monde d’adultes qui disent et font n’importe quoi, ce n’est pas toujours facile. Par chance, la plus mignonne de l’Ordre des Faucheurs : c’est elle !
Attention, messieurs dames, Pauline arrive… Vous n’êtes pas prêt ! Ange de la mort ? Ou déesse de la catastrophe ?

Je ne trouve pas les mots justes pour débuter cette chronique. Ce fut une lecture chaotique. Insolite. Déstabilisante. Incompréhensible. Simple. Complexe. On pourrait rajouter une centaine d’adjectifs que cela ne serait pas suffisant pour définir ce petit chef-d’oeuvre.
Je dois bien vous avouer, avant de comprendre très tardivement la mécanique de l’évolution atemporelle de notre jeune héroïne, que j’ai été énormément déstabilisé par la chronologie de l’intrigue. Tantôt deux chapitres sont distancés de quelques secondes, tantôt quelques jours, ou même quelques années. Serenya Howell n’apporte que peu d’indices sur le temps qui passe, ce qui m’a beaucoup dérangé.
Mais dans le bon sens du terme. Pauline est l’héroïne de son histoire autant atypique qu’apocalyptique. Le lecteur que je suis était totalement désemparé, complètement à l’ouest, mais surtout émerveillé par cette petite fille exceptionnelle.
Chaque page tourne comme une danse, révélant de nouveaux mystères, des révélations surprenantes et de profondes réflexions sur la nature de la vie et de la mort. L’ensemble forme un récit captivant et mémorable, rempli de suspense, de magie et d’émotion.
Cette intrigue, très simple, met en avant tout ce qui rend la vie si belle à être vécue. Serenya Howell, qui considère ce texte comme un bon gros délire, n’a peut-être pas compris que « sa » Paulinette est finalement parvenue à s’émanciper de l’emprise de son auteur. Les dernières pages m’ont beaucoup émues et l’on ne pouvait pas rêver d’une meilleure fin. A bientôt Nicolas.

