Une peine d’exception – Patricia Cornwell

Ce soir de décembre, à Richmond, Virginie, Ronnie Joe Waddell est officiellement déclaré mort sur la chaise électrique à 11 heures 05. A la morgue, Kay Scarpetta attend le corps de Waddell. Même si ce n’est pas la première fois qu’elle procède à une telle opération, préparer une autopsie alors que le sujet n’est pas encore mort constitue toujours un cérémonial étrange…

Pourtant, ce ne sera pas là le plus étrange des événements qui vont marquer cette froide nuit de décembre… Plus étrange en effet, ce corps d’un adolescent de treize ans qu’on retrouve mutilé contre une benne à ordures…

Plus étranges encore, les indices relevés sur le lieu du crime : des taches de sang, des plumes et une empreinte digitale qui accuse un homme qui ne peut pas être coupable…

C’est quand on a entre ses mains un roman policier des années 1990 que l’on prend pleinement conscience que les romans publiés à l’heure actuelle sont largement moins captivants qu’avant. C’est un véritable plaisir d’être plongé dans une intrigue auprès de personnages qui fonctionnent avant tout grâce à leur cerveau plutôt qu’à l’aide d’astuces ou d’outils nés bien des années plus tard.

Ce qui me plait aussi beaucoup dans les romans de Patricia Cornwell, c’est qu’elle parvient à instaurer un climat d’angoisse que l’on ne ressent nulle part ailleurs. En même temps, assister à une autopsie, même si c’est par écrit, n’est pas notre priorité dans la vie de tous les jours.

L’intrigue dépasse la statut d’enquête policière. L’auteur nous propose de suivre cette dernière aux côtés des personnages, un peu comme si nous étions en train de vivre leurs émotions, leurs craintes et leurs angoisses en temps réel.

Je suis également enchanté de retrouver les personnages secondaires qui apportent un véritable + aux romans de Patricia Cornwell et permettent de mettre en place un fil conducteur à travers les livres consacrés à Kay Scarpetta sans pour autant dénaturer les ouvrages, n’empêchant donc pas une lecture du dernier ouvrage de la série avant les autres.

Si l’on devait pointer du doigt un point dérangeant dans ce roman, on pourrait pointer du doigt la longueur des chapitres. Le texte n’a pas été découpé correctement où l’on assiste à des changements de lieux ainsi des périodes de temps assez longues entre deux paragraphes tandis que l’auteur nous propose un nouveau chapitre afin de débuter par la fin de l’action du paragraphe précédent. Un manque de cohérence dans le découpage du texte qui n’est pas cohérent.

Note : 4.5 sur 5.

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