
Auteur : Terry Goodkind
Maison d’édition : Bragelonne
Année de parution originale : 2013
Prix : 10,95 € (poche), 7,99 € (numérique)
Durée de lecture : Environ 10 heures (126.000 mots)

À la suite de leur victoire contre la Pythie-Silence, Richard et Kahlan sont gravement affaiblis, contaminés par une souillure mortelle qui les plonge dans un état proche du coma. Zedd, Nicci et leurs compagnons parviennent à les extraire de la tanière de Jit et tentent de les ramener au Palais du Peuple pour les soigner grâce à la magie.
Cependant, une attaque brutale bouleverse leurs plans. Richard se réveille dans un village isolé des Terres Noires, aux côtés de Kahlan toujours inconsciente, et découvre qu’ils sont surveillés par des créatures menaçantes. Avec l’aide de Samantha, une jeune magicienne, Richard apprend que le village est construit pour surveiller un royaume oublié : le Troisième Royaume, qui semble se réveiller, annonçant une guerre ancienne sur le point de ressurgir .

C’est toujours un plaisir unique, presque familier, de replonger dans le monde fascinant de Richard et Kahlan. Là où tant d’autres auraient trébuché, cherchant vainement à rallumer la flamme d’un récit achevé, Terry Goodkind relève brillamment le défi. Il ne recycle pas les intrigues passées, ne se contente pas de surfer sur ses succès précédents, mais construit un univers en perpétuelle évolution. Avec Le Troisième Royaume, il nous offre un roman sombre et intense, où l’horreur côtoie le merveilleux avec un naturel déconcertant.
Goodkind a ce don rare de mêler action trépidante et réflexion philosophique profonde, poussant ses personnages dans leurs retranchements les plus intimes. Richard, fidèle à lui-même, incarne ce héros à la fois fort et vulnérable, confronté cette fois à une menace plus terrifiante que jamais : une armée de demi-humains cannibales persuadés qu’ils doivent dévorer les vivants pour gagner une âme. Une métaphore saisissante, dérangeante même, sur la frontière toujours mince entre l’humanité et la monstruosité.
La plume de Goodkind reste fluide, incisive, presque hypnotique. Chaque chapitre s’avale comme un souffle, chaque scène laisse une empreinte durable. Avec ce treizième opus, il confirme non seulement qu’il maîtrise toujours l’art délicat de la fantasy épique, mais qu’il continue à explorer les profondeurs de l’âme humaine avec une lucidité redoutable. Un roman incontournable, sombre et magistral, à lire absolument pour quiconque a déjà voyagé aux côtés du Sourcier de Vérité.
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