Chroniques du monde émergé tome 3 – Licia Troisi

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Cette chronique a été écrite par Dylan W

Titre: Chroniques du monde émergé tome 3 Le talisman du pouvoir

Édition: Pocket Jeunesse

Nombre de pages: 648

Date de parution: 23/08/2012

Prix papier: 8,20€

Résumé

Grâce à son armée de fantômes, le Tyran est près de remporter la guerre contre les Terres libres. Seule Nihal peut encore l’arrêter. Si elle parvient à réunir les huit pierres d’un mystérieux talisman, dispersées dans les huit Terres du Monde Emergé, Nihal pourra une journée durant invoquer les Esprits de la nature et contrer la magie du Tyran. Escortée par Sennar, la demi-elfe se lance dans cette mission au terme de laquelle elle découvrira enfin le sens caché de son destin.

Avis

On se retrouve aujourd’hui pour parler du dernier tome des «Chroniques du monde émergé» de Licia Troisi.

Dans cet ultime tome nous retrouvons Nihal, Sennar et Laïo dans leur quête des pierres des Esprits de la nature cachées aux quatre coins des terres qui composent ce monde. A l’issu de cette quête Nihal pourra invoquer la magie de la nature et ainsi contrer la puissante magie du Tyran afin de le vaincre et ainsi libérer son monde. Mais ce qu’elle va découvrir va la pousser à se demander si ce pourquoi elle s’est toujours battu vaut encore la peine…

Comme à chaque tome de cette saga j’ai adoré ma lecture, ce tome s’annonce moins jeunesse que les autres à mon sens. En effet je l’ai trouvé plus sombre car on a le sentiment d’urgence dans laquelle sont les personnages. Ils doivent à tout prix trouver ses pierres et mener à bien leur mission sans quoi leur monde disparaîtra… Un côté dramatique qui fait qu’on rentre directement dans l’histoire.

La plume de l’auteure est toujours aussi agréable et fluide. Je l’ai trouvé d’ailleurs plus confiante dans ce tome que je trouve le plus aboutis de tous. Licia Troisi a vraiment une belle plume car elle parvient à donner les émotions qu’elle écrit à ses lecteurs et c’est cela que l’on cherche dans un roman.

En ce qui concerne les personnages je trouve que Nihal a bien évolué depuis le tome 1 mais elle reste assez agaçante par moments car elle est très butée et trop «fière». Bien qu’étant l’héroïne de l’histoire elle n’est pas mon personnage préféré. En revanche j’ai trouvé Ido très touchant dans ce tome car il se livre plus et montre qu’il n’est pas le personnage aigri qu’il laisse paraître quand on le rencontre mais bel et bien un gnome au grand cœur et qui cherche par tout les moyens à racheter ses erreurs passées. Quant à Sennar il est également très touchant et attachant, il est prêt à sacrifier jusqu’à se vie pour sauver le monde émergé et ceux qu’il aime. Et enfin Laïo qui je pense est l’un de mes personnages préférés, qui prend énormément confiance en lui dans ce tome et parvient à s’assumer de plus en plus. Je trouve qu’il apporte beaucoup à l’histoire.

Et pour terminer un petit mot sur le tyran, car c’est LE mystère de cette saga ! Pendant trois tomes Licia Troisi parvient à garder le mystère sur l’identité du monstre qui veut la domination de tout les peuples de ce monde, on ne découvre son identité qu’au terme de ce tome et whouuuuaaa ! Comment dire que l’auteure parvient à tenir en haleine ses lecteurs jusqu’au final ! Je ne m’attendais absolument pas à cette révélation et au début on en arrive à détester encore plus cet être, en sachant qui il est vraiment on se dit: Comment a-t-il pu faire ça ? Puis il raconte son histoire et on se rend compte de toute la souffrance qui l’habite bref je vous laisse découvrir ! Mais sachez qu’il sagit de bien plus qu’une vision manichéenne ici car l’auteure à construit toute une psychologie vraiment intéressante autour de ce personnage…

Je conseille vraiment cette lecture car l’histoire est belle et l’intrigue ne compte aucun temps mort, de plus Licia Troisi fait passer beaucoup de messages à travers son récit qui font réfléchir. En effet j’ai trouvé que son texte permettait de se poser des questions sur notre rapport à la nature et à l’environnement, elle fait aussi réfléchir sur la nature humaine et j’ai trouvé cela vraiment intéressant dans une saga qui cible plus la jeunesse. Très belle saga qu’il faut découvrir. J’ai hâte de découvrir les autres sagas de son cycle du monde émergé.

Ma note pour cette lecture → 19/20

 

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Korss’hanes tome 1 l’éveil – Benjamin Lebrun/Yohann Carouge

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Cette chronique a été écrite par Dylan W

Titre: Korss’hanes tome 1 L’éveil

Édition: Librinova

Nombre de pages: 547

Date de parution: 4 janvier 2017

Prix papier: 20,90€

Résumé

La naissance de deux enfants peut-elle faire basculer le destin d’une nation ?
Une ancienne prophétie le laisse suggérer et les événements se précipitent. Une guerre se prépare mais qui pourra en prévoir les conséquences ?
Quand le passé antique et les légendes ressuscitent, le monde des hommes flirte avec le bord du précipice.
Les enfants du présage se retrouvent au centre du combat. Mais peut-on se fier aux prophéties ?

Avis

Je tiens tout d’abord à remercier les auteurs Benjamin Lebrun et Yohann Carouge pour m’avoir envoyer leur livre.

J’avais repérer ce livre en début d’année et il m’a tout de suite intrigué car le résumé est mystérieux et ne dévoile pas grand chose. Nous allons suivre ici Valhio et Illiaka, jumeaux, qui ne se connaissent pas. Séparés dès la naissance car une prophétie présageait que l’un deux apporterait le malheur sur sa terre et son peuple, le shaman du village voulut tuer Illiaka mais échoua. Le nourrisson fut alors emmener par le général Ryan qui l’éleva comme sa fille loin de la terre qui l’a vu naître faisant d’elle une redoutable guerrière. Valhio, quant à lui, resta à Corshan et devint apprenti shaman mais les évènements et le commencement d’une guerre puisant ses sources dans les légendes les plus anciennes pourraient amener les jumeaux à se retrouver…

J’ai un avis assez mitigé sur cette lecture, en effet j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et à m’accrocher aux personnages. J’ai trouvé que l’intrigue comportait trop de longueurs, les pages défilaient mais l’histoire n’avançait pas énormément ce qui a rendu la lecture pénible et un peu longue.

En effet on assiste à énormément de scènes de guerres sans vraiment savoir où l’on nous emmène car très peu de choses sont dévoilées sur la prophétie. En revanche, ces batailles omniprésentes sont divinement bien menées, j’ai eu l’impression de retrouver le côté épique des batailles du seigneur des anneaux ! J’ai bien aimé aussi le côté sanglant que les auteurs ont apporté car cela rendait les scènes réalistes. Cependant j’ai mieux aimé les 150 dernières pages qui sont riches en révélations et font avancer l’intrigue. On en apprend beaucoup sur la mythologie installée par les auteurs (que j’ai trouvé très intéressante).

En ce qui concerne les personnages, je n’ai pas vraiment réussi à m’y attacher, en effet j’ai trouvé le personnage de Tallia agaçant. Le fait de suivre énormément de personnages en même temps fait que l’on s’attache peut être moins ou moins vite. J’ai mieux aimé Illiaka que j’ai trouvé fine stratège et intelligente.

Il s’agit ici, à mon sens, d’un tome introductif servant à mettre en place l’univers et l’intrique que j’ai trouvé cependant très bien tissée et complexe. On voit que les auteurs ont su mettre en place un univers crédible avec des enjeux politiques. En effet il n’y a pas vraiment de méchants ou de gentils ici, il s’agit plus de luttes de pouvoir entre les différents peuples.

J’attends le deuxième tome avec impatience, j’espère que l’on rentrera plus dans le vif du sujet et qu’on en apprendra plus sur la mythologie de cet univers que j’ai bien apprécié surtout avec les révélations sur la fin. Je recommande ce livre aux amateurs de batailles épiques ! Cependant si vous n’aimez pas les romans portant sur la guerre ce livre n’est pas pour vous.

Ma note pour cette lecture → 14/20

Le Paris des Merveilles tome 1 – Pierre Pevel

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Cette chronique a été écrite par Dylan W

Titre: Le Paris des merveilles tome 1 Les enchantements d’Ambremer

Éditions: Bragelonne

Nombre de pages: 384

Date de parution: 20/05/2015

Prix papier: 17,90€

Résumé

À première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées… Dans ce Paris des merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, lorsqu’il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

Avis

Il s’agit ici de mon premier livre de cet auteur et je dois dire qu’à la lecture du petit prélude qui présente l’univers, j’ai immédiatement accroché à la plume et au style de Pierre Pevel. On s’imagine parfaitement dans son univers féérique d’un Paris de la belle époque peuplé de fées, gnomes, dragons et arbres doués de paroles. C’est donc avec grand plaisir que je lirai ses autres œuvres et je vous invite également à le découvrir ou de continuer à lire ses romans !

Nous allons suivre ici Griffont, un mage appartenant au cercle Cyan. Confortablement installé à Paris dans une maison cosue avec pour compagnon Azincourt son chat. Banal me direz vous, pas tant que ça finalement car il s’agit d’un chat ailé et qui plus est doué de parole originaire de l’OutreMonde. Le pays des fées. Un jour Griffont reçoit la visite d’un homme lui demandant de l’aide car il pense avoir affaire à un tricheur usant de magie dans son casino. En acceptant cette petite affaire le mage va se retrouver plongé dans un sombre trafic d’objets magiques dont l’origine reste mystérieuse. Cette enquête va le mener sur la route d’Isabel de Saint-Gil qu’il connaît depuis bien longtemps… Cette dernière envoyé à Varsovie pour récupérer une broche et des lettres va également se retrouver mêlée à cette histoire.

Ayant entendu et lu beaucoup de bons avis sur cet auteur c’est sans appréhension que je me suis lancé dans cette lecture. Certains le comparaient au Dumas de la fantasy française et je suis assez d’accord car sa plume et sa description du Paris de l’époque est remarquable. On s’y croit vraiment ! Ajouté à cela de la fantasy avec des créatures féériques alors cela donne un mélange explosif.

J’ai trouvé l’histoire bien prenante d’autant plus qu’elle débute avec trois intrigues qui semblent, au fil des pages, liées à ce mystérieux trafic d’objets magiques. Cependant il ne faut pas s’y perdre car il y a beaucoup de personnages avec, pour certains, des noms assez extravaguants car il s’agit de gnomes, fées… mais une fois plongé dans le livre (dès les premières pages on est dedans) on s’y fait. J’ai également apprécié le concept de l’univers que nous propose l’auteur, en effet il nous présente un monde ou les créatures des contes de fées existent bel et bien dans une dimension parallèle à la notre et où il est possible de se rendre par le métro par exemple.

Les chapitres sont courts donc le rythme de lecture est rapide et fluide. De plus j’ai trouvé cette histoire vraiment originale car c’est notre monde qui se peuplent des créatures de l’OutreMonde et non pas l’inverse comme on a l’habitude de voir. J’ai bien aimé également le fait que l’auteur interpelle et s’adresse directement à ses lecteurs durant l’intrique, j’ai trouvé que cela donnait un côté chaleureux à la lecture.

Cependant je ne vous conseille pas cette lecture si vous n’aimez pas les longues descriptions et narrations. En effet les descriptions des paysages, personnages sont longues et bien complètent mais pour ceux qui n’aiment pas cela vous risquez de rencontrer quelques longueurs ou de trouver le roman long. Personnellement j’ai trouvé que cela ajoutait du charme à cette histoire qui me fait beaucoup penser à un conte de par sa construction.

En ce qui concerne les personnages je les ai trouvé bien construits dans l’ensemble avec une nette préférence pour la baronne Isabel dotée d’un fort caractère et de beaucoup d’humour. Azincourt le chat ailé, m’a aussi fait rire à certains passages.

Le gros point négatif de cette lecture pour moi fut le manque de présence de l’OutreMonde, en effet on le mentionne dès le début et tout du long mais l’auteur ne nous y emmène quasiment pas dans ce tome. La magie est bien présente dans ce livre mais j’aurai aimé visiter ce monde un peu plus, j’espère que ce sera le cas dans les prochains tomes ! C’est à cause de ce point que cette lecture n’a pas été un coup de cœur même si on était pas loin..

Pour conclure je vous conseille vivement cette lecture et plus largement cet auteur que je trouve vraiment talentueux !

Ma note pour cette lecture → 15/20

Chroniques du monde émergé tome 2 – Licia Troisi

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Cette chronique a été écrite par Dylan W

Titre: Les chroniques du monde émergé – Tome 2 La mission de Sennar

Édition: Pocket Jeunnesse

Nombre de pages: 522

Date de parution: 16/04/2009

Prix papier: 8,20€

Résumé

Convaincu que le Monde Émergé ne peut plus résister seul aux armées du tyran, Sennar le magicien supplie le Conseil des Mages de le laisser partir à la recherche du Monde Submergé. Là, il pourra obtenir l’aide de ses habitants. Or ce continent a rompu tout contact avec le Monde Émergé depuis plus d’un siècle. Et Sennar ne dispose pour s’y rendre que d’une ancienne carte à demi effacée par le temps… De son côté Nihal, la jeune guerrière aux cheveux bleus, poursuit son apprentissage de chevalier du dragon. Mais le souvenir de Sennar, qu’elle a blessé au visage lors de leur dernière entrevue, la hante douloureusement…

Avis

Nous allons aujourd’hui parler du tome 2 des «Chroniques du monde émergé» de Licia Troisi. En effet quoi de mieux qu’un bon roman de fantasy pour le printemps ?

Ce fut un plaisir de se replonger dans cet univers admirablement bien construit. La plume de l’auteure est toujours aussi agréable et fluide, l’écriture est simple et jeunesse mais cela permet de se plonger directement dans l’histoire.

Nous retrouvons dans ce tome le magicien Sennar partit à la recherche du monde submergé dans le but de leur demander de l’aide dans la guerre contre le tyran. Après avoir fait alliance avec des pirates pour arriver dans cette terre effacée des mémoires depuis des temps immémoriaux, il parvient sur ce fameux continent. Mais les habitants voient-ils cela d’un bon œil et accepteront-ils d’aider cet être en tout point différent d’eux ?

De l’autre côté, le quotidien de Nihal est bercé par son apprentissage en tant que chevalier du dragon et batailles. Cependant son passé n’est jamais bien loin et des révélations vont venir faire basculer ce en quoi en elle a toujours cru…

J’ai trouvé ce second tome mieux que le premier car l’action se met en place plus vite comparé au premier qui servait plus à poser les bases de l’univers et de l’intrigue, la on est clairement dans le vif du sujet.

Dans cette saga l’auteure nous offre un univers composé de huit terres qui représentent chacune un aspect de la nature. C’est aussi ce côté qui me plaît énormément, en effet la nature est omniprésente et en lisant on s’imagine un monde remplit de verdure, de forêts de plaines. De plus dans ce tome on entre dans le monde submergé et elle nous en met plein les yeux car ce monde est époustouflant de par son architecture ! On se l’imagine mais une fois dedans il apparaît comme tout autre et on se dit Wooo ! De plus on se demande qui peuple ce monde submergé, Sont-ils humains ? Pacifiques ? Aideront-ils dans la guerre contre le tyran ?

Le gros point fort de ce livre est la plume de Licia Troisi qui est addictive par sa légèreté. De plus sa capacité à rendre ses personnages attachants ne peut qu’accélérer le rythme de lecture, c’est un jeunesse en plus donc ça n’arrange rien… Ce livre paraît gros mais vous allez le dévorer !

J’ai bien aimé le découpage des chapitres, le fait de suivre Nihal et Sennar tour à tour permet de ne pas se lasser de la lecture et cela fait qu’on termine le livre avec l’impression de l’avoir à peine commencé.

Cependant si vous n’aimez pas la guerre, les combats je ne vous conseille pas cette lecture car cela reste la trame principale quand même (l’histoire reste sublime donc foncez quand même !). Le premier tome était déjà excellent, le deux l’est encore plus. Une fois rentré dans l’armée de Nihal la demi-elfe on ne peut s’empêcher de connaître la suite. Qui est ce tyran ? Je trouve le suspens autour de ce personnage plutôt bon, on le mentionne tout au long de l’intrigue en restant évasif quant à son identité et son origine.

En ce qui concerne les personnages, je trouve qu’ils ont grandit dans ce tome. En effet Nihal est plus mature et moins insupportable. Elle agit moins sur des coups de tête et réfléchie plus ce qui lui évite des ennuis comparé au premier tome. Sennar quant à lui devient un homme et touche à l’amour, il est attachant et prêt à tout pour sauver son monde. Les personnages secondaires sont également bien construits, j’ai beaucoup aimé Ido le gnome chevalier du dragon et maître de Nihal.

Pour conclure je dirai que cette saga convient parfaitement aux enfants/ados par la plume légère de l’auteure tout en convenant aussi aux adultes car c’est un univers qui est très bien développé avec des personnages bien construits dans un récit haletant sur fond de guerre et de magie. Je conseille vivement cette lecture car l’univers est sublime et fait voyager !

Ma note pour cette lecture : 18/20

Les Maudits, tome 1 : Le prix de la vie – Edith Kabuya

Titre: Les Maudits: tome 1 Le prix de la vie

Édition: Hachette (Black Moon)

Nombre de pages: 410

Date de parution: 8 avril 2015

Où l’acheter ? Cliquez sur l’image

Cette chronique a été écrite par Dylan W.

Résumé

Ce que Vince m’a fait, la nuit où il m’a sauvée ?

Je ne saurais vous l’expliquer.

Je peux toutefois jurer de deux choses :

1- Je n’ai pas que frôlé la mort : j’étais morte.

2- En me ramenant à la vie, Vince a fait de moi une Maudite.

Hantée par le Monde des Morts à jamais

Avis

On se retrouve aujourd’hui pour parler du premier roman d’Edith Kabuya, «Les Maudits tome 1 Le prix de la vie».

Nous suivons ici Robin, jeune lycéenne de 16 ans, vivant à Cheslton une petite ville au Canada. Cette ville d’ordinaire calme et sans histoires est marquée par une série de meurtres de jeunes filles orchestrée par un tueur en série surnommé le Tueur Fou. Tout bascule dans la vie de Robin le soir où elle se rend à une soirée d’un garçon de sa classe bien que son père le lui ai interdit. Durant cette fête elle se sent victime de malaises et en voulant rentrer chez elle, elle tombe nez à nez sur le monstre que toute la ville craint. Elle se réveille à l’hôp1ital se demandant comment cela est possible car elle en est certaine elle est bien morte ce soir là… Son seul souvenir ? Vince, l’ami d’enfance de son frère, penché près d’elle.

Ce livre fut un énorme coup de cœur pour moi ! Pour commencer la couverture est magnifique et la phrase d’accroche ne peut que donner envie de découvrir quels mystères ce livre renferme : «On ne revient pas du monde des morts sans en payer le prix».

La première partie pourrait rebuter ceux qui n’aiment pas la romance «ado» mais ne vous y fiez pas ! En effet l’intrigue se met en place dès la fin de cette partie et ne vous lâchera plus durant tout le roman. L’atmosphère devient plus sombre et angoissante et on veut découvrir ce qui est arrivé à Robin et le rôle de Vince dans sa soit disant résurrection. Ce livre est doté d’un suspens énorme, on ne s’ennuie à aucun moment tant les chapitres se terminent sur des révélations mais qui entraînent de nouvelles questions.

J’ai trouvé la plume d’Edith Kabuya légère et agréable, de plus elle parvient à tenir en haleine ses lecteurs. On le lirait d’une traite pour savoir le fin mot de l’histoire.

Au premier abord, les personnages paraissent clichés mais l’auteure a su les faire évoluer au fil du roman, en particulier Robin sur la fin qui, comme toutes les ados de son âge, se cherche et se pose des questions sur sa vie sentimentale. On découvre également Vince qui au début du livre paraît froid et distant mais sur la fin on le voit tel qu’il est vraiment: attachant et attentionné. Cependant certains détails peuvent rappeler Twilight au niveau des dons des personnages (je vous laisse découvrir sans spoiler) mais cela n’a pas gêné ma lecture car l’auteure a su construire un univers crédible sur fond de magie et de malédiction avec des créatures qu’on ne voit pas souvent dans ce style littéraire (j’avais peur de tomber sur une histoire de vampires mais il ne s’agit pas du tout de ça)

Je recommande cette saga qui plaira sans doute aux ados mais aussi aux adultes car l’intrigue passe bien avant la romance et l’histoire est prenante.

Ma note pour cette lecture19/20

 

Maiesta – M.G. Delsinne

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Auteur : M.G. Delsinne
Éditions : Auto-édité
Genre : Fantasy 
Année de sortie : 2016

Disponible ici – 10,97€

Version Ebook : 0,99€

Cette lecture est un partenariat avec l’auteure M.G. Delsinne. Je la remercie de m’avoir envoyé son roman en format papier. J’espère que le succès attendu arrivera très rapidement.

 Synopsis  :

Bienvenue dans le royaume d’Atalis!
Depuis toujours, les poètes louent sa beauté, sa culture et sa richesse.
Mais ils n’on jamais chanté les révolutions. Ni que la trahison et la cupidité étaient légions.
Alors, quand le roi Alric III a besoin de remplir les caisses du pays, il n’hésite pas à monter une monstrueuse machination.
Quitte à déclencher une guerre.
Et pour cela, rien de mieux que de faire assassiner sa propre fille en accusant le royaume voisin…

Mon avis :

Pour ceux d’entre vous qui ont le courage de lire mes chroniques jusqu’au bout, vous savez que j’apprécie énormément aborder les points négatifs d’une lecture dans les derniers lignes. Une fois n’est pas coutume, je ne peux m’empêcher de commencer par les petits détails qui me dérange :

  • J’ai constaté énormément de fautes d’orthographe dans la première partie de ce roman (les 50 premières pages). La plupart des lecteurs passeront à côté (une faute d’accord avec le verbe avoir par exemple), mais quand on est instituteur, la lecture devient limite pénible sur certains passages. D’autres erreurs sont plus flagrantes : Le premier arrivé à gagner.
  • L’auteure a essayé d’utiliser un vocabulaire « ancien », mais malheureusement j’ai rencontré énormément d’erreurs dans l’utilisation de ces expressions peu utilisées. Exemple : Au grand daim de (au lieu de Au grand dam de).
  • L’écriture sur les 30 premières pages aurait pu aboutir par un abandon de ma part. On ressent une écriture très hachée, où les phrases se succèdent sans aucun lien logique. Exemple : La princesse marche. Elle rencontre son frère. Elle mange une pomme. Elle vient de voir un oiseau. (Il s’agit d’un exemple sorti de vous imagination).

Si l’on arrive à mettre de côté ces 30 (écriture) – 50 (fautes) premières pages, vous êtes assurés de vivre une histoire totalement inédite et écrite avec un talent qui grandit de page en page. L’auteure nous propose une intrigue passionnante où un roi, de peur de perdre la tête de son royaume, organise l’assassinat de la princesse héritière, sa fille, afin de pouvoir rentrer en guerre contre le royaume voisin, où l’or est légion.

J’ai été très rapidement emballé par l’intrigue principale. J’ai été incapable de refermer ce roman une seule fois. Je l’ai lu d’une seule traite. Malgré un début assez lent, une fois que l’histoire est lancée, le lecteur s’immergera totalement dans celle-ci. On a envie de savoir, on a envie de connaitre le dénouement de cet attentat organisé. La princesse va-t-elle être vraiment assassinée ? Comment ? Où ?

En ce qui concerne l’écriture, c’est assez magique finalement (un peu comme dans ce roman). On ressent une envie de bien faire de la part de l’auteure. Les premières pages sont moyennes, mais au fur à mesure de cette lecture, on se rend compte que M.G. Delsinne prend de l’assurance, et nous propose un texte de mieux en mieux écrit. On retrouve alors une très grande fluidité, une utilisation juste d’un vocabulaire ancien et un chapitrage hors du commun. La fin de chaque chapitre nous donne envie de lire la suite, et c’est que nous attendons tous d’une lecture.

L’auteure s’est exprimée sur son blog récemment quant au dégoût de certaines personnes en lisant le résumé de son roman. Plus précisément sur le fait qu’une père souhaite assassiner sa propre fille. Je tiens à la rassurer à ce sujet. C’est un scénario inédit ! Totalement prenant, où les émotions éprouvées dans ce roman sont nombreuses. C’est une idée de génie ! J’espère que le prochain tome nous offrira autant de plaisir.

Le point fort de ce roman, ce sont les 50 dernières pages. Petit à petit, l’intrigue se resserre, le dénouement final approche (très inattendu), mais surtout… une promesse d’un deuxième tome (en cours d’écriture). Si l’auteure parvient à nous proposer une suite cohérente avec un style et une écriture identique aux 2 derniers tiers de son roman, je peux vous assurer que je vais être le premier à le lire, à le chroniquer, mais surtout le premier à vous convaincre d’acheter ce roman.

Les points positifs

  • Un roman bien écrit, où l’on s’immerge totalement dans l’histoire.
  • Des personnages avec beaucoup de personnalités.
  • Une intrigue inédite où les rebondissements sont très bien choisis.
  • Un chapitrage parfait.
  • Lecture très addictive. Il est très difficile de le reposer une fois la lecture entamée.
Les points négatifs

 

  • De nombreuses fautes sur les 50 premières pages (orthographe, vocabulaire)
  • Un peu de difficulté à rentrer dans la lecture sur les trente premières pages. On ressent un peu de « stress » dans l’écriture.

 

Ma note pour cette lecture : 18/20
 

Nous sommes très proches d’un coup de coeur. Les quelques erreurs d’orthographe et de vocabulaire n’enlèvent absolument rien au talent de l’auteure. Je dois même vous avouer qu’être enseignant, c’est pénible. Si vous saviez le nombre de fois où je corrige les SMS/Textos que mes proches m’envoient…

Un très bon roman. Ne perdez plus une seconde. Achetez-le !!! Il existe également en format numérique.

Tara Duncan, tome 6 : Dans le piège de Magister – Sophie Audouin-Mamikonian

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Auteur : Sophie Audouin-Mamikonian
Éditions : Editions XO
Genre : Jeunesse (Jeune adulte), Fantasy
Année de sortie : 2008

Synopsis :

La jolie Tara, de son vrai nom Tara’tylanhnem Duncan, est à un tournant de sa jeune existence. Longtemps, elle s’est contentée de parer les machinations de Magister, le maître de la magie démoniaque, qui ne cesse de s’employer à dévaster sa vie.

Il a tué son père, il l’a contrainte à grandir cachée, a agressé ses amis, sans même parler de ses projets de devenir maître d’AutreMonde.

Mais aujourd’hui, Tara a quinze ans. Elle prend de plus en plus à coeur son rôle d’héritière de l’Empire. Elle en a assez d’être passive. Quand Magister tente de s’emparer de Selena, sa mère, dont il est amoureux fou, Tara prend une grande résolution.

Elle va passer à l’attaque. Elle va débusquer Magister et débarrasser AutreMonde de sa détestable influence et de la noirceur de sa magie. C’est le début d’une aventure où la guettent trahisons, périls et faux-semblants.

Mon avis :


Les chroniques concernant Tara Duncan se suivent et malheureusement se ressemblent.

Très rapidement, je vous rappelle ce que je considère comme étant la force de cette saga. Ce qui me permet de continuer la lecture de cette très longue série de 14 romans (dont un hors-série). L’intrigue du roman m’a permis d’être accroché de la première à la dernière page. J’avais, tout simplement, envie de connaitre le dénouement de ce sixième volet. Et je pense que très peu de lecteur affirmeront le contraire, c’est un roman très médiocre, mais qui mérite d’être lu de part la volonté irrépressible du lecteur de connaitre le dénouement de chaque roman, mais également résoudre la plus grande énigme, qui est Magister.

(Petite parenthèse au sujet de Magister. Je sais de qui il s’agit. Aucun spoiler, mais c’est assez flagrant. Je n’ai pas été vérifier, j’espère me tromper. Sans quoi, la saga n’aura vraiment plus aucun intérêt à mes yeux).

Abordons maintenant les points négatifs de ce roman.

  • Encore et toujours des attaques à l’encontre d’Harry Potter. Je ne suis pas contre le fait que l’auteur tente d’installer son roman dans l’esprit des français malgré le succès du sorcier anglais. Mais est-il nécessaire, dans chacun des romans, de critiquer ouvertement et directement l’époux de Ginny Weasley ? Cela commence à être très agaçant de votre part, chère Sophie.

 

  • Les notes de bas de page = Désastre. Encore une fois, l’auteure considère ses lecteurs comme étant des imbéciles. Je vais prendre un exemple très simple. Dans le texte, Fafnir (naine) lâche les propos suivants : « Par la barbe de ma mère ! ». Réponse de l’écrivaine : « Oui je sais, vous êtes beaucoup à m’avoir signalé que les naines se rasent dès qu’elles ont 100 ans. Mais, j’ai deux choses à vous dire. 1) Certaines naines se laissent pousser la barde. 2) C’est une expression. ET TOC !!! Un vrai manque de respect pour les lecteurs…

 

  • Des histoires d’amour sans queue ni tête. Les sentiments éprouvés par Tara, Robin, Fabrice, Moineau, … sont totalement fictifs. Nous sommes dans un mauvais épisode des feux de l’amour. « Je t’aime. Moi non plus. » « Je t’aime, mais quittons nous ». « Je ne veux pas te faire l’amour parce que je t’aime », … Un méli-mélo de sentiments… J’espère que ces derniers ne sont pas à l’image de l’auteure. Sinon la pauvre ne connait pas l’amour…

 

  • L’écriture est très pauvre, avec un vocabulaire très restreint. J’ai l’impression que Sophie Audouin-Mamikonian vise un public beaucoup plus jeune que dans les deux premiers tomes. Ce qui, finalement, est très logique dans la mesure où le public plus âgé apprécie de moins en moins Tara Duncan. Est-ce un choix voulu de l’auteure ? de l’éditeur ? Ou alors Sophie est-elle aussi mauvaise écrivaine qu’elle le laisse penser ?

 

  • Encore un roman centré sur un seul et unique personnage : Tara Duncan. Les rebondissements et les retournements de situation sont de plus en plus fréquents. Ce qui est le plus gênant, c’est que TOUT est prévisible. J’exagère…Seules les 3 dernières pages peuvent étonner.

 

  • Après 6 romans, j’ai l’impression de ne rien avoir appris sur l’intrigue principale : qui est Magister ? C’était la trame proposée par l’auteure dans le tome 1 et pourtant, elle n’occupe qu’une place minime dans ce sixième tome. Et même malgré cela, on peut déduire facilement qui est Magister… C’est de ma faute, j’aurai du lire ces romans quand j’étais plus jeune, plus naïf.

Remarque à l’intention de XO Editions

  • Bravo pour le travail accompli dans ce roman. Vous avez modifié énormément de choses dans la saga pour la rendre plus agréable à lire.
  • A la prochaine édition, n’hésitez pas à numéroter les romans. C’est très gênant d’avoir une collection complète où toutes les tranches sont identiques.
  • Pourriez-vous enlever « Petite soeur de Harry Potter » sur les quatrièmes de couverture ? 1) L’auteure revendique le fait que Tara existait avant HP (ce qui est totalement faux, mais bon, restez dans sa logique et parlez plutôt de grande soeur). 2) Vous trouvez vraiment qu’on peut associer Tara à Harry ? Nous ne sommes pas le 1er avril tous les jours, vous savez 🙂

Les points positifs

  • Une intrigue dont on a envie de connaître le dénouement à l’intrigue du roman.

Les points négatifs

  • Je ne vais pas en remettre une couche, si ?

Ma note pour cette lecture : 2/20