Gardiens des Cités Perdues, tome 8 : Héritages – Shannon Messenger

Éditions : Lumen
Genre : Fantasy / Jeunesse
Année de publication : 2019
 

Synopsis :

Sophie n’en peut plus de vivre dans le mensonge et l’illusion : cette fois, il lui faut des réponses. Mais la vérité n’est pas toujours bonne à entendre, surtout quand elle apporte son lot de nouvelles responsabilités… Et que la jeune fille n’est pas la seule concernée. Car le passé trouble de certains de ses amis n’a rien d’un hasard. Beaucoup sont porteurs d’un destin qui les dépasse, qui se joue d’eux et de leurs principes.

Commence alors un jeu de pistes dangereux, où la fidélité de chacun se voit remise en cause. Et si les indices s’accumulent, le doute, lui, s’insinue dans le petit groupe à mesure que la frontière entre le bien et le mal se trouble. Une question occupe désormais tous les esprits : qui est véritablement digne de confiance ?

À force de creuser pour découvrir ce que cachent les mystères qui l’entourent, Sophie Foster se retrouve dans ce huitième tome de Gardiens des Cités perdues face à elle-même et à ses illusions perdues. L’heure de vérité a sonné. Il ne reste plus qu’à savoir si notre héroïne et ses amis sont prêts à l’affronter…

 

Mon avis :

Commençons par une comparaison simple avec l’oeuvre de J.K. Rowling, la saga Harry Potter. L’auteure britannique est toujours parvenue à rester sur sa ligne d’un roman correspondant à une année pour un total de sept ouvrages. Elle avait ce souhait de proposer une intrigue dense et condensée alors qu’elle aurait très bien pu nous en proposer une dizaine de plus sans que personne n’y trouve rien à redire.

Shannon Messenger, qui semblait bien partie pour suivre cette « logique », s’est plutôt orientée vers l’appât du gain en proposant un huitième roman (comme les 4 ou 5 précédents) qui n’a qu’un seul objectif !!! « Ne rien dévoiler avant de pouvoir proposer un neuvième livre, puis un dixième, pourquoi pas un onzième… » Comment peut-on voguer sur un succès littéraire au point de proposer un aussi mauvais livre au détriment des lecteurs, mais surtout des personnages.

Héritage. C’est un terme qui reviendra un bon millier de fois où le lecteur est placé dans l’inconfortable position du chien que l’on fait languir avec un biscuit sans jamais lui donner. L’auteure essaie, sans le moindre succès, à prolonger l’instant des révélations.

  • Qui sont les parents biologiques de Sophie ? Nous savons déjà tous qui est sa mère depuis le précédent ouvrage. La confirmation viendra après 10-15 pages dans ce huitième opus. Quel est donc cet intérêt de nous faire miroiter jusqu’à la révélation qui intervient après 600 pages ???
  • Qui finira ses jours avec Sophie ? La réponse est évidente depuis le premier roman : Keefe !!! Shannon Messenger, dans Héritages tente de proposer une intrigue amoureuse assez mal écrite. On comprend alors, instantanément, que l’auteure va, enfin, trouver la solution pour écarter Fitz dans la « quête du Graal ». Plus de 600 pages également à tourner autour du pot ! Et ce qu’il y a dedans laisse à désirer.

On pourrait accorder le bénéfice du doute à l’auteure qui pourrait avoir été happée par une sorte de grâce divine où elle est dans l’incapacité d’apporter des précisions inutiles à tout bout de champ. Et pourtant, Shannon Messenger est parfaitement conscience que son texte est long, trop descriptif et tout simplement chiant. Keefe, Dex, Bo… A plusieurs reprises, les personnages le clament bien fort « Arrêtez de nous emmerder avec vos héritages ! »

Ce huitième roman n’apporte pas grand chose à l’intrigue principale. Les questions que l’on se posent depuis le premier livre n’ont toujours trouvés aucune réponse digne de ce nom. On comprend alors que Tara Duncan ne sera plus seule au monde dans la catégorie « saga littéraire qui aurait pu être écrite en 3 livres et qui le sera en 12 tomes ». Alors que le terme « chronologie » semble être important dans le monde elfique imaginé par l’auteure, il perd tout son sens dans ses romans.

Il est quasiment impossible de savoir quel est l’âge des personnages. Combien de temps s’est-il écoulé entre le premier et le huitième livre ? Comment est-il possible de passer 500 pages pour décrire 8 mois de convalescence (roman 7) alors qu’il en faut 600 pour trois petites journées intenses dans le livre suivant ?

Dans ses remerciements, Shannon Messenger avoue s’être précipitée dans l’écriture de son roman et s’en félicite. Elle n’hésite pas, non plus, à clamer haut et forts : »Mes lecteurs doivent tous m’en vouloir parce que je propose des fins sadiques. Promis, je vais écrire très vite les prochaines aventures. » Est-ce si compliqué à comprendre que le succès d’une saga repose, également (et essentiellement), sur le temps s’écoulant entre la publication des différents livres ?

Les points positifs

  • Un roman qui se lit très rapidement, malgré le nombre impressionnant de 763 pages.
  • Idéal pour les lecteurs qui craignent devoir dire adieu à une saga dans laquelle ils sont plongé depuis déjà 6 ans

Les points négatifs

  • Plus de 700 pages pour n’en garder que quelques pages intéressantes. L’intrigue ne possède aucune construction logique et se termine toujours de la même manière. Sophie prend les décisions, les mauvaises décisions et les Invisibles frappent un coup inattendu.
  • Une fois encore, les aspects périphériques ne sont pas abordés.
  • Combien de temps s’écoule entre la première et la dernière page ? Une année ? Un mois ? Une semaine ? L’auteure ne respecte aucune chronologie de ce huitième livre où il devient impossible de donner l’âge des personnages. Sophie Foster avait 12 ans dans le premier livre. 20 maintenant ? 14 ? 15 ? 18 ?
  • L’intrigue principale n’avance pas d’un pouce et l’on remet en doute la volonté de Shannon Messenger de proposer du contenu au plus grand plaisir de ses intérêts bancaires.
  • Réitération du point négatif du tome précédent : L’auteure ne dévoile plus aucune informations sur les raisons qui ont fait de Sophie Fisher le Colibri. Il est évident que, tant qu’elle aurait une idée sous la main, la saga sera « trainée » le plus longtemps dans le temps. Nous aurions tous aimé que J.K. Rowling continue la saga Harry Potter sur une 20aine de romans, mais elle nous a transmis une oeuvre « parfaite » en s’arrêtant au bon moment. Shannon Messenger devrait songer à ne pas aller au-delà du neuvième roman…

Ma note pour cette lecture : 5/20

Il me semble évident que Shannon Messenger tire sur une corde qui lui rapporte énormément d’argent sans qu’elle ne rompe encore. Les jeunes lecteurs sont probablement trop obnubilés par les histoires de coeur de Sophie pour s’intéresser à l’intrigue elle-même, complètement inexistante dans ce huitième roman. Le dénouement final est à l’image de l’héroïne, prévisible et sans réel intérêt dans la quête de répondre aux questions que l’on se pose depuis le premier livre.

Il arrive un moment où l’auteur se doit de respecter ses lecteurs en proposant un ouvrage travaillé et cohérent et cela ne consiste pas en un pavé de 700 pages tous les ans. 

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Voici quelques chroniques du sixième roman de la saga : 

 

Quelques blogs parlent également  du cinquième tome : 

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Pour ceux qui veulent découvrir quelques chroniques sur le troisième tome :

Pour ceux qui veulent découvrir quelques chroniques sur le deuxième tome :

Pour ceux qui veulent découvrir quelques chroniques sur le premier tome :

 

2 commentaires

  1. The teapot library

    J’en suis au 6e tome mais déjà là je trouve que l’intrigue traîne trop en longueur et ça commence à me déranger. Le tome 6 fait pas loin de 800 pages alors que vu ce qu’ils s’y passe 500 pages auraient suffi. Mais bon, je compte quand même continuer la saga car j’aime beaucoup l’univers et les personnages 🙂

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