Imagination, tome 1 : Le dernier envol – S.G. Baud’huin

Auteure : S.G. Baud’huin
Éditions : Autoédité
Genre : Fantasy
Année de publication : 2017
 

Synopsis :

Au décès de leur père, Alexine, Ambre et Arthur se retrouvent brutalement plongés dans un monde fondé sur le pouvoir de l’imagination.

Un temps subjugués par cet univers magique, les triplés doivent malheureusement vite déchanter, contraints d’affronter une terrible réalité. Mandaté par la maléfique Reine des Ombres, l’Aigle Noir réussit à enlever la très rebelle Alexine.

Aidés par Abigaël, Jake et de mystérieux personnages, Ambre et Arthur mettent alors tout en oeuvre pour la sauver des griffes de son ravisseur.

Leurs pouvoirs grandissants seront-ils suffisants pour les aider à mener à bien leur mission?

Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Je me suis rapidement laissé emporter par la plume simple, fine, humaine et authentique de l’auteure d’autant plus qu’elle n’est pas tombée dans le piège de délocaliser l’intrigue de son roman, comme c’est habituellement le cas,. Du moins pour les auteurs qui, avant même de publier un roman, pensent à une future traduction anglo-saxonne. S.G. Baud’huin nous entraîne dans ses contrées, en Belgique. J’ai beaucoup aimé les nombreuses références que ne comprendront pas les autres lecteurs francophones 😂 (Au sujet du lave-vaisselle programmé, saviez-vous que la majorité des Français ne connaissent pas l’existence du bihoraire ?).

Quelques pages ont suffi pour m’immerger totalement dans l’univers de l’auteure. Je me suis trouvé catapulté aux côtés de cette famille anéantie par le décès du père de famille et ne les ai plus jamais quittés au point de terminer ma lecture en deux petits jours seulement. Je n’avais pas l’impression d’être un spectateur, ni même encore un acteur de l’intrigue. Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de penser que j’étais le confident privilégié des différents personnages, gentils comme « méchants ».

Habituellement, j’aspire à une histoire courte, ou du moins avec un rythme très rapide où les actions s’enchaînent les unes après les autres et accompagné de longs dialogues tout en bannissant les longues descriptions. C’est finalement tout le contraire que j’espérais au fur et à mesure de tourner les pages. J’étais tellement encré dans l’intrigue et à savourer cette plume exceptionnellement authentique que j’ai savouré la moindre page, la moindre ligne, le moindre mot. Avec un petit bémol, l’utilisation d’un titre pour chaque chapitre, beaucoup trop révélateur à mon goût !

9 – Une tante mystérieuse

Avec un tel titre, on se doute, assez rapidement, qu’une mystérieuse tante va apparaître. Cela réduit, dans une certaine mesure, l’effet de surprise.

Je ne peux m’empêcher d’en vouloir énormément à S.G. Baud’huin ! Le synopsis n’est vraiment pas à la hauteur de ce que j’attends de cette mise en bouche. En effet, celui est bien trop révélateur et évoque des événements qui n’apparaissent qu’à la 300ème page !!! Et même si cela n’a rien changé dans ma manière d’aborder cette lecture, les deux premières parties de ce roman empêchent le lecteur d’user de son imagination. Il sait que l’un des personnages sera enlevé et par qui et ne peut que se résoudre à attendre que cet événement arrive le plus rapidement possible pour, enfin, être surpris.

Et je pense que c’est ce qui a cruellement manqué à Amanda dont sa chronique a été publiée le 17 décembre 2019. De l’imagination. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que j’ai toujours apprécié pointer du doigt les éléments d’un roman à améliorer tout en restant dans une certaine objectivité et en laissant la place à tout autre avis contraire sans me permettre de remettre en cause le travail réalisé par l’auteur.

Je ne peux pas « laisser passer » un tel comportement et tiens à revenir sur certains points évoqués par cette blogueuse littéraire (si tu lis ces quelques lignes, sache que je continuerai à apprécier tes chroniques ^^)

En outre, on n’en apprend pas plus au sujet des raisons qui poussent la Reine des Ombres à vouloir la mort des triplés.

Il faut le reconnaitre, Le dernier envol est un véritable pavé. Plus de 600 pages ! Je peux donc comprendre que certains lecteurs puissent passer certains paragraphes pour en finir au plus vite… Soyez tout de même rassurés chers lecteurs, malgré quelques questions laissées sans réponses (et c’est tant mieux !!!), l’auteure apporte une réponse claire sur l’inquiétude de cette blogueuse ! Est-elle passée à côté en omettant de lire quelques passages ?

Du reste, ce n’est que détails et péripéties mineures, comme l’organisation d’une fête au village ou la découverte des environs en compagnie d’un kangourou volant – oui, vous avez bien lu, un kangourou volant.

Détails et péripéties mineures… Une fois encore, on constate qu’il s’agit d’une lecture à ne pas mettre entre toutes les mains. Alors qu’Amanda s’est clairement identifiée à cette tête de cochon d’Alexine, elle est restée confinée dans ses certitudes sans chercher à aller plus loin dans son analyse et à comprendre que l’auteure, à travers ces détails et péripéties mineures, introduit de nombreuses pistes possibles pour les prochains romans de sa saga. A l’image de J.K. Rowling, S.G. Bad’huin possède ce talent rare de préparer le terrain, de distiller des informations capitales aux yeux et à la barbe de ses lecteurs (Ne vous sentez pas visées mesdames, il s’agit d’une expression ^^).

Autant S. G. Baud’Huin relate un enterrement des plus ordinaires, autant ce qui suit est totalement surréaliste. Voilà donc nos héros catapultés, comme par magie, à Imagination, un univers parallèle où il suffit de visualiser un objet pour le voir apparaître. Un peu simplet comme concept, non ?

Harry Potter ne s’est-il pas lui-même retrouvé catapulté dans un monde magique où une simple incantation permet de se procurer tout ce que l’on souhaite ? (Même un balai volant lors d’un combat contre un terrible dragon !!!). J’ai l’étrange impression que les lecteurs de fantasy sont bien trop ancrés dans un genre et ne parviennent plus à apprécier l’essentiel d’un livre. L’important n’est pas de proposer un concept complexe, inédit et atypique ! Sans quoi nous en arriverons tous à annoncer haut et fort que J.K. Rowling a usé d’un concept trop simplet ! De même que Shannon Messenger, Victoria Schwab et tant d’autres…

 

Les points positifs

  • Un univers simple, mais authentique et humain.
  • Une intrigue addictive qu’il est très difficile de reposer.
  • Un récit merveilleusement construit et réfléchi. L’auteure dissimule, volontairement, de nombreux secrets (Je pense bien avoir réussi à comprendre le plus important, à confirmer).
  • Une plume unique et enchanteresse. Un diamant brut (à ne surtout pas tailler !!!)
  • L’espoir (Fleur)
  • Archie. J’aime beaucoup les chats. 😉

Les points négatifs

  • Le synopsis !
  • La dédicace. J’aime penser que je suis un lecteur unique et apprécié à sa juste valeur. Alors que je constate que ma dédicace est la même qu’une autre blogueuse et à deux ans d’intervalle… Oups 🙊
  • Le chapitrage ! Trop révélateur à mon goût.

Ma note pour cette lecture : 18/20

8 commentaires

  1. Marine

    Depuis quand on utilise les chroniques d’autres personnes pour construire la sienne ?
    Moi qui pensais recréer un blog pour partager voilà que je tombe sur ça…
    Une chronique est un avis personnel, d’où tu utilise les mots de quelqu’un d’autre pour contredire cette personne ? Je pense que la personne qui manque d’imagination dans l’affaire c’est toi. Ou alors tu en as trop, a te prendre pour un « juge » qui a tellement aimé sa lecture qui a besoin de démonter la chronique de quelqu’un d’autre pour se sentir vivre…. « Je ne peux pas laisser passer ça » – mais j’adore tes chroniques ! Ca fait…. Enfin soit. Au plaisir de ne plus tomber sur ce genre d’article. C’est devenu triste, la toile.

    Aimé par 2 personnes

    1. Le Parfum des Mots

      Malgré mes 4 années (réussies) en faculté de droit, je n’ai aucune l’intention de me prendre pour un juge.

      Et si tu ne peux pas laisser passer ma chronique, je ne pouvais pas passer à côté d’une chronique mesquine et trop subjective pour refléter la réalité.

      Chacun est libre de ne pas aimer une lecture, à partir du moment où les critiques sont construites et possèdent un fonds de vérité.

      Quand Amanda annonce que l’auteur ne nous dit pas pourquoi les triplés sont tant recherchés par la méchante reine, c’est faux. C’est également le cas pour la majorité des arguments avancés.

      Si tu prends la peine de lire tous les articles, tu remarqueras que je suis régulièrement insulté, rabaissé et remis « à ma place » dès l’instant où je propose une argumentation qui diverge de la majorité. Je pense notamment à Phobos ou encore au roman de Maskame.

      « Chacun est libre de dire ce qu’il veut » (sous-entendu : à partir du moment où cela ne va pas à l’encontre de mon avis). En effet, c’est d’une grande tristesse de ne plus avoir le droit de remettre en cause l’avis des autres. C’est l’essence même d’un débat. La contre argumentation.

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  2. Marine

    Eh bien si tu es souvent remis à ta place c’est peut être justement parce que tu agi de manière non conventionnelle, j’entends au niveau social.
    Il n’y a pas de fumée sans feu, n’est ce pas?
    J’ai dis ce que j’avais a dire : on ne prend pas la chronique de quelqu’un pour la démonter de la sorte. J’espère simplement que tu avais l’accord préalable de la personne pour agir ainsi, c’est tout. J’aimerai voir tes chroniques prises par d’autres et démontées également.

    Tu es peut être trop loin des autres, tu es peut être trop intelligent pour le monde qui t’entoure…
    Honnêtement il n’y a pas de pure objectivité dans tes articles. C’est bien dommage de ne pas s’en rendre compte. Surtout après quatre années d’études réussies.
    De même, dans tes articles, tu as souvent l’art de juger la personne plutôt que le reste. Je pense notamment a un passage où j’ai lu que tu qualifiais les personnes n’ayant pas aimé ce livre de simplement « mauvais lecteurs »…

    Tu as l’air de penser être mieux doté que certains – pardon, que tout le monde – alors je ne vais pas passer mon temps a lire tous tes articles comme tu le dis, pour lire des commentaires qui annoncent des éléments dont j’ai déjà pris connaissance, merci 😊

    Aimé par 1 personne

    1. Le Parfum des Mots

      C’est bien la première fois que je tiens à dénoncer le mauvais comportement d’un blogueur à travers l’une de mes chroniques (et non, ma chronique ne se base pas ce celle que je dénonce 😉 comme c’est d’ailleurs le cas pour la totalité de mes chroniques).

      L’essence même d’une appréciation est de pouvoir la confronter à d’autres. Certains sont englués dans « tous les goûts sont dans la nature » et ils ont bien raison. A partir du moment où la critique est argumentée.

      La chronique que j’ai tenu à mettre en avant propose une argumentation fausse et erronée, du moins sur les points que j’ai évoqué.

      Je te souhaite, une nouvelle fois, une bonne continuation. Au plaisir de te lire une dernière fois (vu que, apparement, la critique n’est pas libre et que tu souhaites avoir le dernier mot) et nos chemins se sépareront ensuite. Il est plus sage, dans la société dans laquelle tu vis (« Parle dans ton coin et tais-toi dans le coin des autres»), de ne pas continuer un débat qui n’a pas lieu d’être.

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  3. Inkaelo

    Tu critiques le manque d’objectivité d’Amanda. Forcément qu’elle n’est pas objective vu qu’une chronique est par nature basée sur la subjectivité, le ressenti personnel. Cela n’a aucun sens de contester sur des critères objectifs quelque chose qui est par essence subjectif. Tant que la chronique en question n’est pas injurieuse, tu n’as aucun droit de dire que tu « ne peux pas laisser passer ça », c’est complètement absurde, en plus d’être assez prétentieux. Par contre, toi, ta critique est injurieuse, vu que tu dis qu’elle n’est pas allée loin dans sa lecture. Tu as le droit de ne pas être d’accord avec elle et de contester ses arguments, mais pas de condamner sa chronique, qui est tout aussi valable que la tienne, chaque chronique étant basée avant tout sur la subjectivité, ne fut-ce que parce que chacun a un parcours de lecteur différent.

    Aimé par 1 personne

    1. Le Parfum des Mots

      Voilà une deuxième personne qui vient à la rescousse !!!

      Je ne critique pas l’appréciation subjective, mais plutôt l’utilisation d’arguments mensongers. Relis ma chronique pour bien saisir la nuance.

      Exemple (exagéré) avec Harry Potter :

      – Je n’ai pas aimé parce que je ne suis pas parvenu à ressentir la magie —> Critique subjective basée sur un ressenti personnel.

      – Je n’ai pas aimé Harry Potter parce que Hermione ne réussit pas un seul sort —> Critique subjective basée sur des faits mensongers.

      C’est bien sur ce genre de critique que je ne peux « pas laisser passer ». Et comme tu le mentionnes si bien, il s’agit, là aussi, de MON point de vue. Le mien. Et chacun reste donc libre, après la lecture du roman dont il est question, de faire son propre opinion d’une chronique littéraire aussi mensongère, honnête, objective, subjective soit-elle.

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