L’épouvanteur, tome 11 : Le pacte de Sliter – Joseph Delaney

Auteur :  Joseph Delaney
Éditions : Bayard (Jeunesse)
Genre : Jeunesse / Fantasy
Année de sortie : 2015

Synopsis :

Loin du Comté, à l’extrémité du cercle Arctique, dans la cité des Kobalos, une terrible menace se prépare.

Sliter vit sur son propre domaine dans le Nord, où il exploite des humains et s’abreuve de leur sang. C’est un mage Kobalos, une bête à l’apparence d’un loup qui se déplace sur deux pattes.

Le jour où le fermier Rowler meurt, Sliter n’a qu’une envie : dévorer ses trois appétissantes filles. Seulement, il a conclu un marché avec cet homme qu’il se doit d’honorer : en échange de Nessa, la fille aînée qu’il compte vendre comme esclave, il a promis d’épargner les deux plus jeunes et de les conduire chez leur oncle.

Les trois sœurs terrifiées n’ont pas d’autre choix que de suivre cette créature assoiffée de sang. Commence alors un long périple dans des conditions extrêmes, sur les terres gelées du Royaume du Nord, où vivent des bêtes démoniaques et sanguinaires…

Mon avis :

Ce roman est à la fois une grosse déception et un roman exceptionnel. A moins d’un oubli de ma part, c’est bien la première fois que je trouve un roman qui est, d’un point de vue, très bon, et d’un autre, très mauvais.

La continuité de la série :

Alors que Joseph Delaney nous avait habitué à suivre les aventures de Tom Ward, apprenti de John Gregory, l’épouvanteur, il prend la décision de nous proposer quelques hors série. Le premier du genre a été chroniqué ici-même (Grimalkin), mais malgré ma déception de la part des éditions Bayard de le numéroter comme un tome de la série, l’histoire en elle-même avait un rapport direct avec la quête de notre héros.

Le pacte de Sliter nous propose une histoire qui n’a ABSOLUMENT AUCUN rapport avec les 10 tomes précédents. Ce roman met en scène un personnage nouveau, totalement inédit dans un scénario dont le lecteur n’y trouvera aucune utilité. Ce roman propose une histoire exceptionnelle, mais pourquoi est-il numéroté comme étant le 11ème tome d’une série alors qu’il s’agit d’un roman One Shot ? Incompréhension totale.

Pas tant que cela finalement. Dans la préface, l’auteur précise que ces événements ont lieu juste après Le sang de l’épouvanteur. Les éditions Bayard ne sont pas allés plus loin « Allez hop, ça vient après le 10, on va indiquer 11 ». Je trouve cela très pénalisant pour les lecteurs. Cela coupe la lecture et très franchement, quelle perte de temps…

Le roman en lui-même :

C’est là que cela paraitra paradoxal pour certains d’entre-vous. J’ai adoré ce roman, que l’on peut qualifier de chef-d’oeuvre de la littérature jeunesse. En effet, nous retrouvons tout ce qui nous a fait aimer les précédents romans de l’auteur. Je vous laisse découvrir mes chroniques précédentes, n’ayant aucune envie de me répéter inlassablement.

Je dois néanmoins rajouter mon appréciation sur l’intrigue proposée dans nouvel « Opus ». Malgré une histoire en décalage total avec nos héros habituels, Joseph Delaney nous propose de suivre les aventures d’un personnage très atypique, Sliter. On y découvre un personnage sans aucun scrupule, prêt à prélever le sang d’innocentes victimes, provenant d’un peuple immonde aux coutumes détestables. Et pourtant, on s’y attache très rapidement et on l’encourage intérieurement à parvenir à respecter la parole donnée. Y parviendra-t-il ?

 

 

Les points positifs

  • Un hors série très bien écrit, proposant une intrigue inédite, pleine de frayeurs et de suspense.
  • Une écriture simple, mais très efficace
  • La découverte d’un « nouveau monde », avec une possibilité de suite dans une nouvelle série littéraire.
  • Des détails époustouflants, sur une monde qui (normalement) n’existe pas.

Le point négatif ?

  • L’intrigue principale n’avance pas, ce qui est très logique vu que ce roman est un hors-série. Toutefois, la numérotation proposée par Bayard est inadaptée et un sentiment de déception est évident à la fin de cette lecture.

Ma note pour cette lecture : 18/20

Un très bon roman, même si l’on aurait aimer trouver un lien évident entre l’histoire principale et notre nouvel ami, Sliter. Le point fort de ce roman réside dans le futur lointain de Joseph Delaney. La fin de ce roman lui permettra de mettre en scène une nouvelle série. Je n’en dirai pas plus…

 

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