Les enfants d’Aliel, Tome 1 : Le grand éveil – Sara Schneider

Auteur : Sara Schneider
Éditions : Le chien qui pense (auto-édition) / Torticolis et Frères
Genre : Fantasy / Jeunesse
Année de publication : 2018
 

Synopsis :

Lilas fuit pour sa survie. Son poursuivant sur ses talons, elle se faufile entre racines et fourrés. Lorsqu’il gagne du terrain, elle en appelle à cette nature dont elle se sent si proche, afin qu’elle lui vienne en aide.

Étrangement, l’individu n’est que très peu gêné par la végétation qui se dresse alors sur son passage. Au sortir du bois, à bout de souffle, la jeune femme contourne une cuvette herbeuse où le sol s’est affaissé.

Sans parvenir à se l’expliquer, elle sait que la colline surplombe une faille vertigineuse dans la roche.

Elle s’avance jusqu’au fond du trou. La créature avance elle aussi.

Comme le dernier souhait d’une condamnée, Lilas visualise le fond de la cuvette qui s’effondre sous le poids de son agresseur.

Et le sol avale la bête.

Présentation de l’auteure :

Sara Schneider nous vient du Jura Suisse. Passionnée de littérature fantastique, amatrice des oeuvres de Robin Hobb ou David Eddings, elle aime raconter des histoires centrées sur les personnages. Elle privilégie une écriture fluide et rythmée où l’objectif et d’offrir aux lecteurs autant de plaisir qu’elle a éprouvé pendant la phase de l’écriture.

Son parcours professionnel est atypique. Etudes de lettres en langues étrangères. Boulot auprès d’un fournisseur d’accès internet américain. Entreprises de création de sites Web tant en menant une vie familiale bien remplie. Ce n’est que sur le tard qu’elle entreprends de se lancer dans l’écriture, avec Les enfants d’Aliel, sa première publication.

Pour ajouter une touche un plus plus personnelle à cette présentation, je tiens à signaler la volonté de fer de Sara Schneider. Cette dernière m’a contactée afin de me proposer un partenariat (au format de mon choix). N’ayant plus le temps de me consacrer aux lectures numériques, et surtout une aversion à obtenir un ouvrage papier « gratuitement », j’ai naturellement refusé son offre.

Comment dire ? Après quelques échanges par email, elle m’a gratifié d’un : « Je suis très contente que vous soyez revenu à la raison  » !!! Alors que j’arrive, assez facilement, à un accepter un livre papier de la part des grandes maisons d’éditions, j’ai toujours être moins prompt à accepter la générosité des auteurs auto-édités. Heureusement, elle est parvenue à trouver les mots justes pour me convaincre que je ne « profitais » pas de la situation, bien au contraire.

Voici une petite citation de l’auteure que j’ai beaucoup apprécié :

J’aurais pu prendre un amant ou acheter une voiture de sport, mais finalement j’ai pondu un roman de fantasy, c’est beaucoup mieux!

Mon avis :

Avant même d’ouvrir un roman ou d’en lire son résumé, je m’attarde assez longuement à sa couverture. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est juste sublime. On s’écarte énormément des tendances actuelles et on en revient à l’essentiel. Une jeune fille. Un jeune garçon. Un chat qui projette une ombre de lynx. Une forêt sombre qui débouche sur une certaine clarté. L’essentiel.

Lilas avait tout pour être le centre névralgique de ce premier tome et des suivants. Après une courte introduction, elle se découvre un don, qui couve en elle depuis quelques années, et qui lui permet de « contrôler » la nature qui l’entoure. Alors que tout se passait paisiblement, l’héroïne se retrouve face à un mal qui guette ses contrées. L’une de ses proches n’hésite pas à se nourrir de légumes, pourtant douteux (empoisonnés), et succombe rapidement malgré les efforts de l’apprentie homéopathe. Quelle ne fut pas la surprise de se trouver, sur la route du retour, face à un tueur souhaitant l’égorger dans les formes.

S’engage ensuite la rencontre qui déclenchera les « hostilités ». Lilas découvre, par l’intermédiaire d’un étrange chat qui lit et parle dans les pensées, qu’elle est dotée d’un don merveilleux distillé par une certaine Aliel dans l’objectif de défendre son monde d’une menace oubliée depuis plus de 1000 ans… et que l’on prénomme Orga.

Alors que l’on se dirigeait, avec une parfaite maîtrise, vers un roman plutôt classique où le narrateur nous conte des aventures héroïques semées de diverses embuches que le héros contourne haut la main, Sara Schneider est parvenue à remettre en cause mes certitudes. Subitement, et sans que l’on s’y attende, d’autres personnages sont entrés dans la ronde à un moment stratégique judicieusement choisi. Les changements de narrateur, pourtant peu fréquents, ont permis de rendre cette lecture beaucoup plus addictive qu’elle ne l’était déjà.

En effet, alors que l’on touchait du doigt certaines révélations, que l’on allait en apprendre davantage sur les personnages (notamment Irika), l’auteur bouleverse notre train train en nous proposant de découvrir l’histoire de Carson, robin des bois moderne, qui, à l’aide d’un don dont il n’a pas vraiment connaissance, tente de déjouer les petites arnaques des commerçants locaux… Et cela va bouleverser totalement la lecture de ce premier roman ! Sara Schneider coupe, au pire moment possible, l’intrigue pour en commencer une autre. C’est un vraie supplice de nous tenir en haleine avec autant de brio.

Malgré un âge « avancé » (à peine la quarantaine), Sara Schneider nous propose un récit très abouti grâce à une plume très légère et authentique. Les lecteurs sont parfaitement conscients que ce texte sort de son imagination. Et pourtant, l’immersion est totale et l’écriture y est pour beaucoup. Elle nous emmène de son univers, dans l’univers de ses personnages qui possèdent une vraie âme où l’on se demande, très sérieusement, si l’auteur n’a pas été témoin, dans une autre vie ou sur une autre planète, de ce qu’elle nous propose.

Je dois vous avouer avoir ressenti une pointe de déception à l’approche du grand final de ce premier tome. Ce que j’apprécie le plus dans une saga littéraire, c’est que chaque tome possède une intrigue qui lui est propre (tout en proposant une intrigue conductrice qui sera suivie de premier au dernier roman).

Les enfants d’Aliel, tome 1, ne déroge pas à cette règle. Et pourtant, l’auteure a tardé à nous le faire comprendre tant le dénouement final est intervenu très tardivement (dans les 5 dernières pages) et non sans nous avoir torturé pendant une 20-30aine de pages, mais sans vraiment nous laisser le temps de dire « à bientôt » aux personnages qui venait de nous accompagner tout au long de notre lecture.

Peut-être aurait-il été plus judicieux de proposer une fin plus précocement ou du moins continuer cette dernière sur quelques pages supplémentaires le temps d’une remise au calme plus sereine, moins précipitée, pour ensuite se quitter sur l’objet du prochain tome (un peu à l’instar de Terry Goodkind dans L’épée de vérité).

Les points positifs

  • Une intrigue forte, qui nous accompagnera pendant 5 romans.
  • Une plume enchanteresse et authentique.
  • Une immersion totale.
  • Quelques rebondissements qui nous tient en haleine du premier au dernier chapitre.
  • Le lecteur doute jusqu’à la toute dernière page.

Les points négatifs

  • Certains noms sont difficiles à prononcer. Vous me direz que cela n’a pas d’importance, mais j’aime beaucoup prononcer le nom des personnages et les lieux à voix haute pour une immersion totale.
  • Un dénouement un peu précipité. Du moins, après l’ultime rebondissement. J’ai toujours un peu de peine à laisser « tomber » les personnages aussi rapidement.

Ma note pour cette lecture : 18/20

Un premier roman magique, dans lequel on parvient à s’immerger dès les premières lignes. L’univers proposé par Sara Schneider est somptueux et, malgré les temps obscurs qui se profilent à l’horizon, nous serions prêt à nous battre aux côtés de personnages très attachants. 

Malgré une légère déception sur la fin, et qui n’engage que ma manière d’apprécier la fin d’un roman faisant partie d’une saga, je n’ai qu’une seule envie, être en possession, le plus rapidement possible, du deuxième tome qui s’annonce particulièrement riche au vue de ce que l’auteure a bien voulu nous laisser entrevoir.

La presse en parle

 

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