Thomas Ward, l’épouvanteur (Tome 1) – Joseph Delaney

Auteur :  Joseph Delaney
Éditions : Bayard (Jeunesse)
Genre :Jeunesse / Fantasy
Année de sortie : 2017

Synopsis :

John Gregory a perdu la vie dix mois plus tôt en combattant le Malin.

Thomas Ward a hérité de sa tâche et est devenu l’épouvanteur de Chipenden. Depuis trois mois, des jeunes filles meurent dans des circonstances mystérieuses. On les retrouve dans leur lit, couvertes de sang, une expression terrifiée sur le visage.

Malgré ses efforts, Tom ne parvient pas à mettre la main sur la créature sanguinaire responsable de ces meurtres.

Jusqu’à ce que Jenny, une jeune fille de 15 ans sonne à sa porte pour lui proposer ses services en tant qu’apprentie. Septième fille d’une septième fille, dotée d’un oeil bleu et d’un oeil brun, elle prétend pouvoir voir les morts et parler avec eux. Elle déclare savoir où se terre la bête qui tue les jeunes filles et mène Tom à son antre. Le jeune épouvanteur comprend alors que le monstre est un mage Kobalos.

Et que ces meurtres ne sont que le commencement : une armée de Kobalos se rassemble à l’extrémité du cercle arctique et menace la survie de l’humanité. Thomas va devoir déterrer la Lame-Etoile et s’allier à Grimalkin…

Accompagnés de Jenny, la sorcière et l’épouvanteur partent vers les Terres du Nord pour en apprendre plus sur leur ennemi et parvenir à le vaincre…

Mon avis :

Contrairement à ce qui est prévu par les Editions Bayard, ce roman marque le début d’un nouveau cycle dans les aventures de Thomas Ward. Alors que l’histoire se déroule dans la continuité de ce qui n’est passé dans le tome « 13 », Joseph Delaney nous propose une nouvelle série (qu’il numérote lui-même comme un tome 1). Pour quel(les) raison(s) Bayard a souhaité continuer cette numérotation ? Un soucis de fidéliser le lecteur ? La peur de ne pas réussir à toucher un nouveau public ? Se faire un maximum d’argent ? Bref, un choix qui va à l’encontre de l’auteur, pas très fair-play.

Thomas Ward est le nouvel épouvanteur de Chippenden, et les événements se précipitent très rapidement. Le peuple des Kabalos semble être sur le point d’entrer en guerre, les humains seront-ils suffisamment puissants pour survivre, pour vaincre ?

L’auteur nous propose une toute nouvelle saga littéraire, où son style d’écriture change radicalement. Dans le cycle précédent, le narrateur était bien Thomas Ward, mais ce narrateur parlait au nom de John Grégory, 65 années d’expérience dans le combat contre l’obscur. Thomas Ward, l’épouvanteur nous permet enfin de découvrir qui est le véritable jeune garçon, septième fils d’un fermier et de la première des Lamia.

On y découvre un style tout nouveau où l’incertitude est partagée avec le lecteur. On s’immerge totalement dans le quotidien de notre jeune héros et l’on éprouve une certaine peur à l’idée qu’il affronte des entités inconnues. D’ailleurs, si vous parvenez à résister à la tentation de lire le tome 2 en anglais, vous allez être très déstabilisé par la fin proposée par ce premier tome.

L’histoire est basée sur le premier cycle, où du moins sur les romans Hors-Série (qui ne font pas partie du premier cycle selon l’auteur, qui en font partie selon Bayard). Ce choix va rassurer les fans de la première heure. Cela poussera les nouveaux venus à lire les 13 romans du cycle 1 tout en laissant la possibilité de prendre le train en marche, ce à quoi l’auteur l’aspire.

Joseph Delaney est parvenu à affiner son écriture en fonction de l’âge du narrateur. C’est d’ailleurs très amusant de vivre dans la peau d’un jeune qui ne focalise pas sa vie autour de la télévision, jeux vidéos, … Chers parents, faites lire vos gosses !!!

Je peux néanmoins regretter la multiplication des narrateur dans un même roman. Même si l’auteur précise qui raconte l’histoire, c’est assez déstabilisant. Le lecteur s’y perd légèrement et l’on n’y retrouve pas vraiment d’utilité (à l’exception des dernières pages).

Les points positifs

  • Un tout nouveau cycle, centré sur Thomas Ward, personnage que l’on apprend à connaitre enfin.
  • Une écriture simple, mais qui a beaucoup évolué au fil des années.
  • De nouveaux personnages, dont l’une qui pourrait devenir la première femme épouvanteur, Jenny.
  • Une intrigue pleine de suspense où le final est à couper le souffle.
  • A l’image de Harry Potter, L’épouvanteur est un excellent moyen de faire aimer la lecture aux plus jeunes. Parents, à vous de jouer.

Les points négatifs 

  • Encore et toujours la numérotation mise en place par les Editions Bayard. Numéroté 14, il s’agit pourtant d’un premier roman d’un tout nouveau cycle. L’auteur lui-même le considère comme un tome 1.
  • Un changement de narrateur en cours de route sans réel intérêt.

Ma note pour cette lecture : 19/20

Encore un coup de coeur pour un roman de Joseph Delaney. Et contrairement aux 13 précédents romans, la fin est insupportable et demandera un grand effort pour ne pas lire le prochain roman directement (en anglais uniquement actuellement, sortie en 2018 en français).

2 commentaires

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