Un sale livre – Frank Andriat

Un sale livre
Auteur : Frank Andriat
Éditions : Mijade (partenariat)
Genre : Adulte / Drame / Actualité
Année de sortie : 2016
Date de parution : 20 octobre 2016
Je tiens à remercier les éditions Mijade de m’avoir envoyé ce roman dans le cadre d’un partenariat. Merci de m’avoir accordé votre confiance pour cette lecture. J’espère que ma chronique sera à la hauteur de leurs attentes.

 Synopsis

La prof de français propose à ses élèves un roman qui provoque le débat.

Justine le trouve génial, mais il choque son père.

Tristan, grand lecteur, émet des réserves à son propos, mais la belle Amalia l’adore.

Le sujet est dur, le ton très réaliste : les réfugiés syriens ne sont pas les bienvenus pour tout le monde.

Rien, Nadir est décidément un sale livre dont aucun lecteur ne sort indemne.

Jusqu’à ce que son auteure vienne au collège pour témoigner de son terrible parcours.

Jusqu’à ce que la fiction rejoigne la réalité et rencontre l’amour. Un nouveau roman tout en nuances, une réflexion sur la littérature et sur le monde.

Mon avis :

Dès les premières pages de ce roman, j’ai été très troublé par le style utilisé par Frank Andriat. Il nous propose de vivre l’histoire d’un jeune réfugié syrien, par l’intermédiaire d’une prof de français et de ses élèves. Après un début troublant, l’immersion était totale, d’autant plus que je suis également un enseignant proposant à mes élèves la lecture de romans qui « font réfléchir ».

Parlons tout d’abord du titre de ce roman, un sale livre. C’est très troublant de se dire « Je vais lire un sale livre ». L’on pourrait s’attendre à tout avec une telle accroche. Et c’est effectivement le cas. Pourquoi ? Simplement parce que ce dernier aborde un sujet sensible qui ne devrait pas exister. Il nous parle de choses qui dérangent, qui choquent et qui, dans l’idéal, seraient à bannir définitivement. Malheureusement (et heureusement), certains auteurs sont là pour en parler.

A cause, ou grâce à mon métier, je me suis très facilement identifié à la prof de français. On apprend à (mieux) comprendre le travail indispensable de cette dernière auprès de ces élèves. Bien trop souvent, ceux-ci sont très réticents face aux lectures obligatoires et le font souvent sans le moindre enthousiasme. Peut-être qu’en leur faisant lire ce roman, ils comprendront que les enseignants n’ont pas comme unique objectif de « saouler » les jeunes lecteurs, mais bien de les amener à avoir un regard réflexif sur des valeurs primordiales (la liberté, la mort, l’abandon, …) ainsi que sur des événements d’actualités (Syrie, immigration, …).

Parlons un peu plus de l’écriture. C’est peut-être là que je vais parvenir à trouver un point faible, bien qu’il soit vite comblé. L’écriture, pendant une petite dizaine de page, troublera le lecteur, qui pourrait avoir quelques difficultés à s’y retrouver (malgré une police et couleur différente permettant de faire une distinction entre l’école et l’histoire de Nadir). Toutefois, on s’y fait très rapidement.

L’auteur vise un large public en utilisant un vocabulaire et des tournures de phrases très simples, et ce malgré des sujets très sensibles. Notons également que le talent de l’auteur est tel que l’on se retrouve totalement immergé dans la classe de la prof de français, tout autant que l’on se retrouve dans la peau de Nadir. L’écriture s’adapte à chacun des personnages, comme si le roman avait été écrit par divers auteurs, tous très talentueux.

Un dernier mot sur Frank Andriat pour finaliser cette chronique : merci. Je vous remercie de nous proposer l’histoire de Nadir sans pour autant nous imposer vos idées sur la situation actuelle en Syrie. Vous laissez le lecteur libre en lui permettant de se rattacher à divers points de vue (par les élèves de la classe). Nous sommes face à un roman qui provoque un débat, un débat ouvert.

Cette lecture, bien que destinée à un jeune public, parviendra à convaincre une grande majorité de lecteurs. Je vous conseille vivement de découvrir cette petite merveille.

Les points positifs

  • Un style très différent de ce que l’on retrouve habituellement.
  • Un sujet très sensible, la Syrie, mis en scène avec beaucoup de subtilité.
  • Le lecteur est libre de faire son propre opinion, à partir des débats mis en place dans cette classe de la prof de français.
  • Une écriture simple, subtile, …
  • Un sale livre, tout simplement !
Le point positif
  •  Il faudra quelques pages au lecteur pour comprendre le fonctionnement de l’auteur.

 

Ma note pour cette lecture : 19/20
 

Cette lecture, bien que destinée à un jeune public, parviendra à convaincre une grande majorité de lecteurs. Je vous conseille vivement de découvrir cette petite merveille.

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La dernière des Stanfield – Marc Lévy

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Auteur : Marc Lévy
Éditions : Editions Versilio /Editions Robert Laffont (via Danielle Melconian/Marc Lévy)
Genre : Adulte / Contemporain / Romance / « Polar »
Année de sortie : 2011
Cette lecture est un partenariat avec l’auteur Marc Lévy, par l’intermédiaire de Danielle Versilio, représentante de la maison d’éditions Versilio. Je tiens à remercier les éditions Versilio/Robert Laffont ainsi que l’écrivain de m’avoir envoyé ce roman le 18 avril, soit quelques jours avant sa sortie officielle.

 Synopsis  :

« Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.

L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.

J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil.

Qu’auriez-vous fait à ma place ?

Probablement la même erreur que moi. »

Préambule :

Tout d’abord, je tiens à réitérer mes remerciements de m’avoir envoyé ce roman dans le cadre d’un partenariat. Marc Lévy est une grande personne, avec laquelle j’ai déjà eu la chance de recevoir des livres dédicacés, dans le cadre d’une oeuvre caritative en Belgique, le Télévie (Lutte contre le cancer). Quel bonheur d’être contacté par l’agréable Danielle Melconian, représentante de Versilio et de pouvoir chroniquer l’oeuvre d’un grand bonhomme.

Mon avis :

Dès les premières pages de ce roman, il est certain qu’il me sera impossible de le reposer de mon plein grès. Effectivement, l’auteur parvient à nous captiver après quelques lignes seulement. L’intrigue est très rapidement mise en place et le lecteur est déjà en mesure d’émettre des hypothèses qui seront, ou non, vérifiées par la suite.

Contrairement à Guillaume Musso (que j’adore), Marc Lévy parvient à nous proposer un roman totalement inédit, comme s’il s’agissait d’un premier roman, parfaitement réussi. En effet, l’auteur parvient, à chaque fois (excepté Elle & Lui), à nous plonger dans une histoire totalement nouvelle, sans reprendre le schéma de l’une de ces précédentes oeuvres. Quel délice.

Parlons encore un peu de Marc Lévy, où plutôt de son écriture. Cette dernière est très riche, très complexe, mais tellement agréable à lire. Personne n’aura l’impression de lire un roman avec La dernière des Stanfield, mais plutôt l’impression ou même la certitude de vivre une histoire en tant réel. Les actions, les descriptions, … sont si réalistes qu’il devient ardu de déterminer la frontière entre réalité et récit.

Le roman nous propose de nous immerger dans la peau d’une jeune demoiselle qui reçoit un lettre anonyme stipulant que sa mère aurait commis un acte inavouable il y a plus de 35 ans. Si seulement M. Lévy s’était contenté de cet axe, le roman aurait été correct, mais son plus. Heureusement pour nous, il s’est permis de nous proposer non pas une, mais plusieurs intrigues différentes, imbriquées parfaitement les unes dans les autres.

Tout au long de ce récit, les rebondissements sont parfaitement dosés et bien répartis à travers plus de 400 pages. Cela permet une lecture aérée, où le lecteur trouvera toujours son compte, tout en rendant cette lecture étouffante où le « suspense » est à la limite du supportable. Nous avons envie de connaitre le dénouement de l’histoire, des histoires !!!

Si vous êtes un lecteur appréciant les polars américains, n’hésitez pas à franchir le pas avec Marc Lévy. Nous ne sommes pas entièrement dans le best-seller, mais on s’en rapproche énormément. C’est l’un des rares, voir le seul romancier, qui propose des romans se déroulant aux USA, avec un style américain. On ressent une grande culture outre atlantique authentique.

Finalement, le final de ce roman est tout simplement époustouflant, d’autant plus qu’il est totalement inattendu. Comment aurions-nous pu deviner que …. Heureusement pour vous, il vous suffira de le lire pour découvrir par vous-même le dénouement :-).

Les points positifs

  • Une histoire totalement inédite, autant au niveau de l’écriture que de l’intrigue.
  • Le lecteur s’attache rapidement aux personnages, également à leurs sentiments.
  • Un roman « à l’américaine » authentique.
  • Une lecture très prenante, où il est très difficile de mettre un terme avant la fin.
  • Un
Le point négatif

 

  • Quand on arrive à poser le roman (nuit, trône, travail, …), il faut éviter de laisser ce dernier à l’écart trop longtemps. Il faut prévoir de lire par blocs de 150-200 pages, sans quoi la lecture est trop hachée, consécutif aux nombreux changements de narrateur et d’époque.

 

Ma note pour cette lecture : 20/20
 

Un nouveau coup de coeur pour cette année 2017, pour un roman qui vaut vraiment le détour, du moins pour tous les passionnés de romans parfaitement réussis. Je suis convaincu que vous allez tous apprécier et dévorer ce chef-d’oeuvre littéraire.

Le bruit assourdissant des étoiles – Monique Bernier

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Auteur : Monique Bernier
Éditions : Mon petit éditeur
Genre : Adulte / Multi-genres 
Année de sortie : 2017
Cette lecture est un partenariat avec l’auteure Monique Bernier. Cette dernière m’a contacté il y a quelques semaines afin que je donne mon avis sur les deux derniers ouvrages qu’elle a écrit. Un tout grand merci de m’avoir envoyé les ouvrages en format papier, c’est toujours un plaisir de découvrir un auteur que je ne connaissais pas.

 Synopsis  :

C’est l’histoire de Catherine. Elle a cinq ans et va bientôt avoir une petite sœur. C’est le début du cauchemar.

Des phénomènes étranges apparaissent…, des étoiles que personne d’autre ne voit se promènent près de sa chambre, dans les arbres.

Elles entrent par la fenêtre et veulent la dévorer. C’est aussi l’histoire de Claire, sa maman. Une histoire à deux voix… ou peut-être même trois, car il y a aussi la voix de la folie, celle de Camille qui se love entre la mère et la fille, qui s’insinue dans leur relation.

Leur relation pourtant si belle quand elles étaient deux…

Mon avis :

La base de ce roman n’est être qu’une parfaite réflexion de ma vie privée. Je suis papa d’une petite fille qui rentre dans sa quatrième année et serai à nouveau père dans quelques mois d’un deuxième petit bout de chou. Je dois vous avouer qu’il ne m’est jamais venu à l’esprit que ma fille pourrait être jalouse du second enfant. Nous partons du principe qu’il est indispensable que les deux loulous aient une importance capitale dans notre famille.

Ce roman met en scène une situation identique, mais où la première née éprouve, à l’égard du « bébé » une haine profonde véhiculée par un intermédiaire, Camille, la folie. Tout au long de ce roman, Monique Bernier passe d’un point de vue à un autre, d’une époque à une autre pour tenter de nous mettre dans la peau d’une situation de vie que peu, voir personne, d’entre nous connaisse ou connaitront.

L’auteure est thérapeute de formation, et cela se ressent dans son écriture. Elle parvient, à travers 150 pages, à nous plonger totalement dans cette famille, dans ce cas de figure extrême (de haine et de folie). Elle y arrive en utilisant des termes simples, très précis avec un réalisme à en couper le souffle. J’ai lu ce roman d’une seule traite et j’étais totalement submergé par cette histoire. Je ressentais, de page en page, un besoin irrépressible de continuer la lecture.

En plus de vivre l’histoire, le lecteur se sent « obligé » d’intervenir. Beaucoup de passages ne sont pas conformes à ce que nous imaginons en tant qu’enfant, adolescent ou parent et on aimerait tellement intervenir pour donner son avis, ou même changer le cours des événements. Si je le pouvais, je secouerais vivement cette petite fille de 5 ans qui éprouve des sentiments improbables pour ces proches (maman est une sorcière, …). Le plus exaltant, c’est qu’on ne peut rien faire. Le lecteur doit se laisser porter par les mots de l’auteure, quel plaisir.

J’ai tout de même un reproche à faire à ce roman, c’est sa finalité. Je m’étais construit ma petite idée personnelle, avec un scénario final bien précis. Finalement, tout s’écroule et je suis obligé de constater que je suis ému aux larmes, en total désaccord avec Monique Bernier. POURQUOI ???? ai-je envie de crier…

Tout compte fait, ce n’est pas véritablement un reproche. L’autrice pousse ses lecteurs à s’interroger, à apporter un regard extérieure à une situation que l’on vit de l’intérieur. Il ne s’agit pas d’une intrigue policière où il y a une résolution finale heureuse. Ce roman traite d’un sujet de notre réalité et il est important de prendre conscience que tout n’est pas toujours rose et parfait. C’est un réel plaisir de pouvoir lire un ouvrage authentique où l’objectif premier n’est pas de convenir au moule classique de la majorité des romans actuels. Merci Monique Bernier.

Les points positifs

  • Un roman authentique.
  • Une auteure qui maitrise parfaitement son sujet.
  • Une écriture très fluide, où les passages d’une personnage à l’autre, d’une époque à l’autre ne font en toute facilité.
  • Un roman court –> Toutes les émotions éprouvées sont condensées. Explosion des émotions pendant la lecture.
  • Une immersion totale.
Le point négatif

 

  • Une fin qui sort des sentiers battus. Cela déstabilise dans un premier temps.

 

Ma note pour cette lecture : 20/20
 

Un roman coup de coeur. C’est un roman qui vous marquera pendant longtemps, très longtemps.

Brooklyn Paradi$, saison 1 – Chris Simon

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Auteur : Chris Simon
Éditions : Auto-édité (via Livraddict)
Genre : Adulte / Contemporaine / Série
Année de sortie : 2016
Cette lecture est un partenariat avec l’auteur Chris Simon (merci pour la dédicace) par l’intermédiaire de Livraddict. Je tiens à les remercier d’avoir répondu positivement à ma demande de lire ce roman.

 Synopsis  :

Que veut-elle de plus, Courtney Burden, elle qui a déjà tout : un riche et beau mari, Jeb ; deux enfants splendides, Cameron et Sawyer ; un métier créatif et une brownstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre ?

Alors on pose la question, que veut-elle de plus, cette femme qui nage en plein American dream ? Réponse : un canapé. Un canapé pourri. Et abandonné au bord d’une route paumée. A-t-elle un problème ? Est-elle cinglée ?

Non, c’est juste une chineuse compulsive qui retape et revend à prix d’or des objets en fin de carrière auxquels elle redonne une nouvelle vie dans les superbes lofts de ses clients hipsters.

Sauf que là, le canapé n’était pas vraiment abandonné. Et qu’il appartient à des gars pas très cool. Mais vraiment pas cool du tout. Et que ces gars pas cool vont essayer de récupérer leur bien. Et que Courtney, elle, risque fort de perdre tous les siens, de biens. Du paradis à l’enfer, finalement, il n’y a qu’un pas. Celui qui coûte.

Cocaïne, gangsters, argent et sexe : les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d’humour aussi… pour sauver les meubles.

Mon avis :

Dès les premières lignes, Chris Simon nous explique à quel point il adore les séries télévisées et qu’il va tenter de nous proposer quelque chose d’inédit : une série « télévisée à lire »… Il est le premier à avoir tenté l’expérience et c’est très réussi !!!

On retrouve tous les traceurs d’une série télévisée :

  • Un découpage en épisode, où chacun d’entre eux est bien ficelé, avec un commencement et une fin qui, à chaque fois, captive le lecteur et lui donne envie de continuer. C’est bien simple, j’ai terminé ce livre d’une seule traite (mis à part les 5 minutes pour aller sur le trône, bref…) et je ne vois pas comment on pourrait le reposer, ce chef d’oeuvre.
  • De l’action que l’on vit comme si on y était vraiment. Pas besoin d’images quand l’écriture est aussi bonne, on s’imagine la scène en temps réel.
  • Mais le pire de tout ? Comme toute bonne série, chaque saison se termine avec une envie irrésistible de connaitre la suite. Je vous signale qu’à ce sujet, l’auteur est sadique !!! (dans le bon sens du terme).

La plume est très fluide, très simple où l’on vit dans le peau d’américain de Brooklyn. Moi qui ai la chance de pouvoir aller à New York très régulièrement, je n’ai pas l’impression que le livre a été écrit par Chris Simon, un francophone ? Impossible ! Il est parvenu à nous transmettre une culture qu’il est habituellement impossible de retranscrire.

L’histoire peut sembler un peu « loufoque ». Une bonne femme ramasse un canapé et hop, tout est chaos, où se mêlent armes, drogues, perversité, … Et bien pas du tout, c’est avec les histoires les plus simples que naissent les plus grands écrits.

Juste un petit Bémol, qui sera résolu dans la saison 2 ? C’est la réaction finale de notre héroïne. Je n’en dis pas plus, allez acheter ce bouquin !!!

Très bon roman à mettre entre toutes les mains…

 

 Ma note pour cette lecture : 19/20
 

Cet été scandinave – Lucie Renard

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Auteur : Lucie Renard
Éditions : Auto-édité
Genre : Adulte / Contemporain / Romance
Année de sortie : 2017
Cette lecture est un partenariat avec l’auteure Lucie Renard. Cette dernière m’a contacté il y a quelques semaines afin que je donne mon avis sur Cet été scandinave.

 Synopsis  :

C’est le printemps. Entre fiches d’histoires géo et révisions pour le brevet des collèges, Tiffany cherche des indices pour aider Virgil a retrouver sa mère.

Elève de troisième sans histoire, Tiffany a vu sa vie bouleversée lorsque Virgil est arrivé dans la classe. Grand, ténébreux, et tellement mystérieux, Virgil fuyait un passé douloureux et un ex-beau-père violent.

Tombée sous le charme de ce garçon solitaire au passé tumultueux, Tiffany est convaincue que pour aider Virgil a retrouver sa mère et sa petite sœur disparues, il faut entreprendre un voyage en Finlande sur leurs traces.

Mais comment faire pour mener à bien une telle mission, quand on a tout juste quinze ans et une bande d’amis géniaux pour adresser ses peines et ses doutes ?

Quand les voyages forment la jeunesse, les amis et les amours font vibrer les cœurs de quinze ans qui naviguent entre joie et désespoir.

Mon avis :

Quand je me rends dans une librairie, je ne m’arrête que devant des valeurs sures, des maisons d’édition que je connais bien (Albin Michel, Le Cherche Midi, Gallimard, PKJ, …) et je suis certain de passer à côté de petits bijoux. Depuis que j’ai ouvert ce blog, j’ai de nombreuses demandes de la part d’auteurs auto-édités. Au départ, je refusais systématiquement, de peur de ne pas apprécier, de ne pas avoir assez de temps pour mes lectures du moment… Aujourd’hui, je ne pense plus être capable de m’en passer. Et c’est notamment grâce à Lucie Renard.

Cette dernière n’a pas la chance (ni le souhait ?) d’être éditée par une grande maison d’édition. Et pourtant, ce roman m’a procuré énormément de plaisir. Je suis heureux de constater que ces auteurs auto-édités sont capables d’écrire des romans de qualité.

Ce deuxième tome nous apporte toutes les réponses que nous attendions après avoir lu Mon invincible été. Toutefois, ne croyez pas qu’il est obligatoire d’avoir lu le premier tome pour suivre la trame principale. En effet, Lucie Renard est parvenue à nous proposer une suite à son premier roman, tout en nous offrant une histoire pouvant être lue indépendamment. C’est ce que l’on appelle avoir du talent. Néanmoins, si vous ne lisez pas le premier tome, vous manquez un roman d’exception.

Lucie Renard écrit avec le coeur et cela se ressent dès les premières lignes. J’ai vraiment eu l’impression de vivre l’histoire en temps réel. J’avais vraiment l’impression de voyager avec nos jeunes personnages, dans un pays que je connais beaucoup et dans lequel j’apprécie me rendre, la Finlande. Quel bonheur de pouvoir permettre à ces lecteurs de voyager dans ce pays magnifique et ce, uniquement après des mots très bien choisis.

Les personnages sont tous emblématiques et il vous sera très facile de vous identifier à l’un ou l’autre des personnages. Les émotions, que ces jeunes véhiculent, sont très proches des préoccupations actuelles dans nos écoles :  le premier amour, le sentiment d’abandon, de rejet, le questionnement, le respect de l’autorité familiale, la confiance réciproque (ou non) entre enfants et parents, … Quelques heures de lecture pleines d’émotions.

Une intrigue mise en place très rapidement. Je n’en dis pas plus pour ceux qui souhaitent lire le premier tome et n’obtenir aucun élément révélateur. L’auteure est parvenue à nous trouver des rebondissements, certes un peu attendu, mais parfaits.

J’espère que vous parvenez à ressentir mon envie de partager avec vous cette lecture. Vous allez vivre une aventure romantique contemporaine inoubliable.

Les points positifs

On ne change pas une équipe qui gagne. Les points positifs restent les mêmes que dans le premier roman, ce qui en fait une lecture pas loin de la perfection.

  • Un roman bien écrit, où les mots se lisent avec beaucoup d’envie.
  • Des thématiques très actuelles, notamment l’intégration d’un jeune dans un nouveau milieu.
  • Le lecteur vit les émotions des personnages, grâce à une écriture très fine.
  • Une intrigue dont on a envie de connaitre l’issue.
Le point négatif

 

  • Quelques petits passages prévisibles, mais cela n’enlève rien au charme de ce roman.

 

Ma note pour cette lecture : 19/20
 

Un roman qui se doit d’être connu à grande échelle. Vivement le prochain roman de Lucie Renard.

Mon invincible été – Lucie Renard

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Auteur : Lucie Renard
Éditions : Auto-édité
Genre : Adulte / Contemporain 
Année de sortie : 2016
Cette lecture est un partenariat avec l’auteure Lucie Renard. Cette dernière m’a contacté il y a quelques semaines afin que je donne mon avis sur Cet été scandinave. Merci de m’avoir également envoyé le premier tome Mon invincible été.

 Synopsis  :

Debout derrière la porte, immobile dans l’ombre, le nouveau venu portait un long manteau de laine noir, épais, qui touchait presque le sol. Ses chaussures, brunes, en cuir, lacées, décorées sur la tranche de bandes de peaux de buffle que le petit poinçon d’un cordonnier habile aurait découpées, semblaient avoir vécu déjà plusieurs vies.
Tiffany dissimula un sourire : plus personne ne portait de souliers comme ceux-ci, de nos jours ! Qui était ce nouvel élève? D’où venait-il ? Pourquoi Tiffany ressentait-elle un besoin impérieux d’en savoir plus, de percer le secret de cet étrange garçon ?

Elle découvrira vite que le passé de Virgil recèle son lot de drames, dont les sinistres protagonistes le poursuivent encore aujourd’hui, jusqu’à ce petit collège de province. Tiffany et ses amis parviendront-ils à aider le nouveau à se libérer des démons de son passé ?

Mon avis :

Quand je me rends dans une librairie, je ne m’arrête que devant des valeurs sures, des maisons d’édition que je connais bien (Albin Michel, Le Cherche Midi, Gallimard, PKJ, …) et je suis certain de passer à côté de petits bijoux. Depuis que j’ai ouvert ce blog, j’ai de nombreuses demandes de la part d’auteurs auto-édités. Au départ, je refusais systématiquement, de peur de ne pas apprécier, de ne pas avoir assez de temps pour mes lectures du moment… Aujourd’hui, je ne pense plus être capable de m’en passer. Et c’est notamment grâce à Lucie Renard.

Cette dernière n’a pas la chance (ni le souhait ?) d’être éditée par une grande maison d’édition. Et pourtant, Mon invincible été m’a procuré un immense plaisir de la première à la dernière page. Je ne connaissais pas l’auteure, mais je suis convaincu que vous allez bientôt tous la connaitre. Elle nous propose, à travers ce roman, de se mettre dans la peau d’une bande d’amis qui voient arriver un petit nouveau au sein de leur école. On aborde alors un sujet que je trouve essentiel : l’intégration !

Il s’agit de mon quotidien dans mon métier. Comment intégrer un nouvel élève ? Surtout quand celui-ci a un vécu très pesant ? L’auteure nous apporte des éléments de réponse, mais surtout nous propose une intégration réussie !!! Ce roman devrait être obligatoire dans nos écoles pour qu’ils prennent conscience des difficultés des élèves « rejetés » à leur arrivée.

L’écriture est très simple, on retrouve un style qui permet au lecteur de s’immerger facilement dans l’histoire et où il est très difficile de décrocher. C’est même assez déroutant, tant j’ai eu l’impression que l’histoire racontée était réelle et se déroulait sous mes yeux. Les mots utilisés sont parfaits et permettent de ressentir tous les événements ainsi que les émotions de tous les personnages. On se prend vraiment d’amitié pour cette bande.

Derrière ce premier rempart se cache une histoire bien plus lourde, bien plus difficile à porter où les émotions (pardon, abandon, rejet, amour, …) sont omniprésentes. Je me suis ressorti grandi de cette lecture. J’ai appris à reconnaitre des sentiments que je ne connaissais pas, mais que Virgil véhicule. Chapeau l’auteure.

J’ai, toutefois, un reproche à faire à ce roman : sa prévisibilité. Quand on découvre Virgil, on comprend immédiatement son plus grand secret (alors que cela n’est abordé qu’une trentaine de pages plus loin) et j’arrive pas à décider si cela est voulu par Lucie Renard (avec de créer une complicité avec ses lecteurs) ou pas. Cela m’a perturbé légèrement.

Le roman se termine tout en douceur avec une fin prévisible, et heureusement ! On a tous envie de connaitre la suite. Virgil atteindra-t-il le but qu’il s’est fixé ?

Les points positifs

  • Un roman bien écrit, où les mots se lisent avec beaucoup d’envie.
  • Des thématiques très actuelles, notamment l’intégration d’un jeune dans un nouveau milieu.
  • Le lecteur vit les émotions des personnages, grâce à une écriture très fine.
  • Une intrigue dont on a envie de connaitre l’issue.
Le point négatif

 

  • Certains passages sont trop prévisibles.

 

Ma note pour cette lecture : 18/20
 

Un roman méconnu et c’est bien dommage. Très belle lecture, à la limite du coup de coeur.

NEED – Joëlle Charbonneau

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Auteur : Joëlle Charbonneau
Éditions : Milan
Genre : Jeunesse (Jeune adulte), « SF », Contemporain
Année de sortie : 2016

 Publication en librairie : 19 octobre 2016

Synopsis :

Désir: Envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve.

Besoin: Nécessité de détenir quelque chose ou d’accomplir un acte essentiel à votre vie.

De quoi avez vous besoin ?

Les adolescents du lycée de Nottawa se réunissent tous sur NEED, un nouveau réseau social qui leur promet de répondre à leurs besoins sous couvert d’un total anonymat, quels que soient ces besoins… Et quelles qu’en soient les conséquences.

Car, c’est bien connu, on n’a rien sans rien.

Et si au départ la contrepartie semble dérisoire, il y a bientôt des morts dans la petite communauté…

Mon avis :


Et dire que j’ai failli passer à côté de cette merveille sortie il y a plus de trois mois déjà…

Ce roman est une pure merveille et doit absolument faire partie des lectures obligatoires dans nos écoles afin que nos jeunes puissent prendre conscience des dangers du Net. Car c’est ce dont il est question dans ce roman. Un nouveau réseau social, NEED, propose de répondre aux envies et aux besoins de jeunes lycéens en leur attribuant des missions ANONYMEMENT !!!

Jusqu’où sommes-nous prêt à aller pour obtenir tout ce que nous voulons et sans que personne ne sache jamais qui nous sommes ? Etes-vous prêt à tuer une personne innocente pour une console ? Un million d’€ ? …

En ce qui me concerne, je n’ai absolument pas été surpris de voir que certains acteurs de ce roman ont commis des actes punissables, uniquement pour obtenir une console de jeu ou encore quelques centaines de $. Ces derniers n’ont pas l’expérience de vie nécessaire pour ce dire : « Un acte anodin anonyme peut avoir des conséquences catastrophiques sur d’autres individus.  » On peut croire que remplir la mission suivante : « Offre une tarte aux pommes à Mme Henry » est simple et sans danger… Mais si cette même Mme Henry est allergique au sucre, à la pâte, aux pommes et décède après avoir goûté à votre « cadeau »…

Les réseaux sociaux, quand ils sont mal utilisés, sont des fléaux pour l’humanité. En effet, la population mondiale passe des heures par jour sur ces derniers afin de parler, jouer, discuter, partager avec des amis ou plus souvent avec des étrangers, où le but de partage passe au second plan. Vous n’avez jamais entendu un jeune dire « Je n’ai pas le temps » !!! « Je n’ai pas le temps de lire un roman, mais j’ai le temps de jouer à FIFA 17 3 heures par jour. » « Je n’ai pas le temps de chercher un boulot !!! Mais j’ai le temps de passer ma nuit sur Facebook à liker les photos dénudées de Beyoncé enceinte de jumeaux. » …

Ce roman ne sera malheureusement lu que par les jeunes et adultes qui sont conscients de cette problématique. En effet, un jeune accro aux réseaux n’a pas le temps de lire.

L’auteur nous propose une intrigue étouffante. En effet, dès les premières pages, NEED est mis en ligne et touche la totalité des élèves d’un lycée. On comprend très rapidement où se trouve la problématique : Kaylee est à la recherche d’un rein pour son frère. Tout le monde, jeunes et adultes, la considèrent comme un « boulet psychopathe » qui a un grand besoin de suivre une thérapie. Personne ne la soutient (ou presque) et au fur et à mesure du roman, Kaylee va se retrouver piégée… Comment va-t-elle réussir à ce sortir de ce mauvais pas ? Joëlle Charbonneau nous offre une lecture haletante, remplie de suspense. Passé la première moitié du roman, tout l’intrigue est en place et il est impossible de stopper sa lecture, tant pis pour la nuit blanche.

Certains d’entre vous n’aimeront pas les 15 premiers chapitres. Ces derniers mettent en place énormément de personnages. L’auteur passe de l’un à l’autre, sans que le lecteur comprenne pourquoi. Et je dois vous l’avouer, c’est assez déstabilisant. Deux solutions pour y remédier :

  1. Lire les 15 premiers chapitres d’une traite. Arrêter la lecture avant vous sera néfaste.
  2. Terminer le roman ! Tous les personnes ont leur importance au fur et à mesure de l’histoire. Les liens s’établissent progressivement. Et c’est tant mieux !!! Je déteste ces romans où il n’y a aucune réflexion à avoir.

 

Les points positifs

  • Une intrigue dont on a envie de connaître le dénouement.
  • Une écriture simple, destinée à de jeunes adultes –> Le roman donne envie de lire. L’important, c’est de lire, n’est-ce pas chers enseignants ? Arrêtons donc de soûler nos élèves avec des vieux classiques et poussez les à aimer la lecture avec ce genre de roman.
  • Des personnes diversifiés, dont une héroïne fantastique.
  • Réflexion philosophique sur les réseaux sociaux.
  • Une fin ouverte… Pouvons-nous espérer une suite ?
Le point négatif
  • Une romance bâclée (je ne peux vous en dire plus).

Ma note pour cette lecture : 20/20

Malgré ce point négatif, voici un nouveau coup de coeur pour cette année 2017. Je vous invite tous à découvrir ce roman extraordinaire.