Flora Banks – Emily Barr

 

DIX – L’âge que j’avais quand mon cerveau s’est détraqué.
HUIT – Années de validité de mon passeport.
SIX – Le nombre de personnes qui me cherchent au Spitzberg, dans l’Arctique.
QUATRE – L’âge auquel j’ai rencontré ma meilleure amie. Je ne dois plus jamais l’appeler, ni lui envoyer de SMS.
DEUX – Deux cailloux noirs. L’un m’appartient, l’autre est à Drake. Je le rejoindrai, où qu’il soit.
UN – Un souvenir. C’est tout ce qu’il me reste.

Auteur : Emily Barr
Éditions : Casterman
Genre : Jeunesse contemporaine
Date de parution : 1 mars 2017
Nombre de pages : 369
Appréciation générale du roman :
Suite aux très nombreux commentaires positifs sur Flora Banks, je me suis empressé de l’ajouter à ma bibliothèque. Et pourtant, je me le répète sans cesse : « Ne jamais choisir un roman uniquement après avoir lu quelques chroniques positives ». Mais je suis tombé dans le panneau.
Le synopsis promet au lecteur une histoire inédite, où Flora, suite à de tragiques événements, n’est plus en mesure de fabriquer de nouveaux souvenirs. Elle embrasse un garçon et miraculeusement s’en souvient… On s’attend à une belle aventure, très rapidement gâchée par un côté très lassant.
En effet, après quelques pages, on se rend compte que l’auteure a veillé à rendre cette histoire la plus réaliste possible. Une narratrice qui perd la mémoire à très court terme est donc une narratrice qui se répète inlassablement.
Cet aspect de l’écriture détruit complètement l’intérêt du lecteur pour l’histoire de Flora. Il n’est pas rare d’enchainer une dizaine de pages où l’on répète 50 fois la même chose, de la même manière, avec les mêmes mots, … Si l’on met de côté ces nombreuses répétitions, le roman fera, à tout casser, une cinquantaine de pages (en étant très généreux).
Une grosse déception d’autant plus que l’auteure, avec le peu de contenu qui en vaut la peine, va nous proposer de combler les trous de ce récit par tous les moyens possibles. On se retrouve donc avec un scénario très improbable, sans queue ni tête.
En refermant ce roman, le lecteur que je suis n’avait qu’un seul regret : les 8 heures perdues à lire ce roman que j’aurais du consacrer à autre chose. En effet, le dénouement de cette histoire, qui aurait pu être passionnante, est incompréhensible. On ne parvient pas à comprendre où Emily Barr voulait nous amener… à comprendre qu’il y a toujours de l’espoir ? Que la vie est cruelle et injuste ? Lorsque le lecteur a un minimum de vécu derrière lui, cette lecture ne sera qu’une perte de temps.
L’intrigue / L’histoire :
 Elle commence et se termine dans le synopsis. Tout y est expliqué de A à Z. Dès les premières pages, l’auteure nous offre une intrigue qui a de la gueule. Flora Banks vient d’embrasser un garçon et malgré son incapacité à se remémorer les choses, elle parvient à s’en rappeler pendant des heures, des jours, des semaines… Emily Barr propose une aventure basée sur l’espoir.
Toutefois, c’est tout le contraire qui se produit. Les événements négatifs s’enchainent, tout se bousculent et rien (à l’exception de 3 lignes) n’est à la hauteur des espérances du lecteur.
L’écriture : 
 L’écriture est relativement banale, mais très additive tout au long de la première partie. Ensuite, elle devient trop répétitive. Autant on peut comprendre (sans apprécier) que l’héroïne se répète sans cesse (suite à sa « maladie »), autant il est moins pardonnable que l’auteure utilise, dans 99% de son roman, une structure identique.
Tout devient donc très prévisible. Malgré quelques rebondissements, un lecteur avisé verra venir les choses bien avant qu’elles ne se produisent. Il est donc très rageant de lire un roman constitué de nombreuses répétitions et où les seuls moments « imprévisibles » puissent être devinés aisément.
Le(s) point(s) positif(s) : 
  •  On découvre une pathologie que l’on connait peu, la perte de mémoire à très courte terme, du moins auprès d’une jeune fille de 17 ans.
Le(s) point(s) négatif(s) :
  •  Un manque de réalisme
  • Une héroïne très agaçante, qui s’évolue à aucun moment
  • Des événements tragiques qui n’ont aucun sens dans cette histoire.
  • Une écriture trop simpliste, où les répétitions sont légions.
  • Imprévisibilité inexistante.

Ma note pour cette lecture :  4/20

 

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