Synopsis :
Jusqu’à ce que Richard Cypher sauve cette belle inconnue des griffes de ses poursuivants, il vivait paisiblement dans la forêt. Elle ne consent à lui dire que son nom : Kahlan.
Mais lui sait déjà, au premier regard, qu’il ne pourra plus la quitter.
Car désormais, le danger rôde en Hartland. Des créatures monstrueuses suivent les pas de l’étrangère.
Seul Zedd, son ami le vieil ermite, peut lui venir en aide… en bouleversant son destin. Richard devra porter l’Épée de Vérité et s’opposer aux forces de Darken Rahl, le mage dictateur.
Ainsi commence une extraordinaire quête à travers les ténèbres.
Au nom de l’amour.
A n’importe quel prix.
Mon avis :
Quinze ans que cette saga littéraire me fait de l’oeil. Quinze années à repousser une lecture qui me paraissait inaccessible, tant par le genre, la complexité de l’intrigue, mais surtout le nombre de pages. Près de 700 pour ce premier tome (plus de 1000 en format de poche).
Après quelques pages seulement, on ne laisse emporter dans un univers qui nous est totalement inconnu, mais que nous aimerions connaitre tant l’auteur parvient à nous immerger dans un monde fantastique qui aurait pu être réel. C’est d’ailleurs l’un des points forts de ce roman. Cette capacité à nous projeter, avec une grande précision, dans un monde totalement fictif, l’écriture nous facilitant grandement la tâche.
Beaucoup regrette que Richard Cypher, le personnage principal, soit aussi rapidement passé d’un jeune homme sans réel don au détenteur légitime de l’épée de vérité, le sourcier. Sa progression est fulgurante, et il parvient à déjouer tous les pièges qui ne mettent en travers de son chemin. Et pourtant, c’est loin d’être aussi simple.
Tout en garantissant une fin « heureuse » à son héros et ses compagnons, Terry Goodkind est, tout de même, parvenu à faire douter son lecteur à de nombreuses reprises. Les personnages principaux ne mènent pas une vie de château. L’accession au « pouvoir de Richard, la découverte du dernier sorcier, le mystère de Kalhan … Alors oui, ce sont les gentils qui « triomphent », mais aux prix de nombreuses péripéties qui angoissera de nombreux lecteurs.
Après avoir passé le cap des 300 pages, et ne connaissant pas du tout la série, une seule question me taraudait : « Allons-nous devoir attendre les 15 tomes avant de connaitre le dénouement final (la disparition de Darken Rahl) ? » Finalement, l’auteur a réussi, avec une grande intelligence, à nous proposer un roman qui possède une fin en adéquation avec les interrogations du départ. Pas d’étirements sur plusieurs tomes. Pas de superflu.
Pas loin de 700 pages et l’on se retrouve vite tenté de sauter quelques phrases descriptives, ou même encore quelques paragraphes. Si vous le faites, attendez-vous à être totalement perdu. Terry Goodkind est parvenu à nous proposer un « roman plein » sans la moindre once d’inutile. Tout possède son importance, même les moindres détails. Tous les éléments se mettent progressivement en place. L’apothéose lorsque tout se recoupe dans un final tonitruant.
Les points positifs
- Une intrigue à couper le souffle.
- Des personnages atypiques, que l’on découvre progressivement.
- Nombreuses péripéties.
- Les personnages principaux souffrent, trahissent, meurent, … Tout est mis en oeuvre pour nous proposer une histoire très réaliste, loin des codes du genre.
- Une écriture qui nous immerge totalement dans un monde fantastique.
Les points négatifs
- La longueur du roman. Terry Goodkind veillera à réduire, de tome en tome, le nombre de pages.
Ma note pour cette lecture : 20/20
L’auteur est parvenu à remplir une mission impossible : faire croire en son histoire. Cela va bien au delà du « Cela aurait pu être vrai ». On ne peut pas s’empêcher d’y croire. Et si tout était vrai ?
Quelques blogs qui en parlent aussi :
- Dreaming with books
- Une certaine culture
- Ma vision des livres & compagnie
- Vivre et des livres
- Les chroniques acides de Lord Arsenik
- Merveilles livresques
- Fil de Diane
- Livres de Malice
- L’endorphinage

