Phobos, tome 4 : Horizons – Victor Dixen

Auteur :  Victor Dixen
Éditions : Robert Laffont
Genre : Jeunesse / Science-Fiction 
Année de sortie : 2017

Synopsis :

Lancement des chaînes des pionniers dans
3 secondes…
2 secondes…
1 seconde…

Ils peinent à reprendre leurs marques.
Ils sont les rescapés du programme Genesis. Exilés sur Mars, ils ont traversé un désert de solitude. De retour sur Terre, ils sont emportés par un tourbillon de célébrité.
Elle peine à reprendre son souffle.
Obsédée par des questions sans réponse, Léonor refuse les honneurs et les caméras. Le danger planant sur la planète bleue est-il vaincu pour toujours ? Les secrets hantant la planète rouge sont-ils enfouis à jamais ? Et si, d’un bout à l’autre du système solaire, tout pouvait basculer à nouveau ?
Même si l’angoisse mène au bord de l’asphyxie, il est trop tôt pour respirer.

Avant-propos :

Avant de lire cette chronique, je vous invite à lire mon appréciation du troisième tome : Phobos 3. Quelques jours après la sortie du roman, ma chronique a très mal été reçue, les critiques ont été nombreuses, les insultes également. Et pourtant, après quelques semaines supplémentaires, j’ai constaté qu’une très grande majorité d’entre-vous avait le même regard critique et objectif sur la médiocrité du roman de Victor Dixen.

Si vous souhaitez lire une chronique mettant en avant toutes les qualités de Phobos, passez immédiatement votre chemin. Je ne vais pas me contenter de donner un avis de surface, comme vous en trouvez déjà sur certains blogs ou sur Youtube, car en effet, la critique serait forcément bien accueillie. Je vais plutôt viser là où le bas blesse. Je m’en excuse d’avance pour les futurs offusqués.

Mon avis :

Commençons par le positif. Ou plutôt par ce qui plaira forcément aux lecteurs de la saga. Ces derniers vont s’en contenter, et j’en suis forcément très heureux. Le plaisir n’est-il pas le premier facteur d’une lecture réussie ? Victor Dixen nous propose un pavé de 650 pages que l’on avale très rapidement grâce à un choix très judicieux. Toutes les 100 pages environ, l’auteur nous propose 1 ou 2 pages sur des « événements » sur Mars, au total, cela représente une douzaine de pages. Ces 12 pages sont les seules qui en valent la peine dans ce roman. Ces incursions rapides obligent le lecteur à poursuivre à tout prix sa lecture pour connaitre le dénouement de ce que tout bon « enquêteur » devinera après la fin de la « première partie ».

Le roman est subdivisé en plusieurs parties. Chaque partie est nommée par le nom de chaine « Youtube » choisi par les pionniers afin de promouvoir leur cause personnelle, récolter de l’argent, … Dans quel intérêt Victor Dixen nous propose cela ? 600 pages où l’on parle de l’un, de l’autre, de tel ou tel projet, mais dans quel but ? L’auteur est parvenu à me convaincre d’acheter un ouvrage subdivisé de la sorte : 600 pages qui ne servent strictement à rien, 12 pages d’accroche, 40 pages de dénouement « inattendu ».

Même si tout bon lecteur sera capable de comprendre ce qu’il se passe sur Mars après 2 pages, il faut reconnaitre que Dixen nous propose une fin inédite, que l’on ne peut imaginer une seule seconde. Cela aurait du être l’idée du siècle… mais à une seule condition, celle que les 600 pages qui précèdent servent à quelque chose. Ce qui n’est absolument pas le cas. Sans vouloir en dire trop, voici un exemple hors contexte :

Je mets 6 mois à réparer ma voiture pour me rendre à Saint-Tropez. Une fois réparée, je prends l’avion pour me rendre sur place.

J’avoue, ce n’est pas un exemple très complexe, mais je pense que vous allez en saisir l’idée. Victor Dixen nous propose un roman qui met en place une intrigue principale orientée autour de Léonor, quelques intrigues secondaires à propos des autres pionniers, mais malheureusement il le fait pour rien. C’est même très simple. Suivez ces conseils : 1) Lisez les pages consacrées à Mars (12) 2) Lisez les 50 dernières pages. TOUT Y EST !!!

L’écriture est relativement basique mais, contrairement à Stephen King (qui écrit comme il pense, sans rien modifier), dans le mauvais sens du terme. L’auteur ne nous embarque pas dans son monde et l’identification est très difficile, où l’on sait à tout instant qu’il s’agit d’une fiction, une histoire inventée de toute pièce. On retrouve une sensation de marketing derrière ce roman. Un peu comme si l’auteur voulait naviguer sur son succès pour piéger le plus grand nombre et se faire au passage un maximum d’argent.

On ressent également de la précipitation dans l’écriture de ce livre, 650 pages !!! A l’instar du troisième volet de Phobos, Victor Dixen devait probablement manquer de temps pour finaliser ses romans. Il est toujours dommage de retrouver autant d’erreurs d’orthographe et de syntaxe grammaticale (mon métier ne m’aide pas non plus, j’en consens).

Et au final, il s’agit d’une saga littéraire où l’on attend un minimum dans un dernier tome. Toutes les questions laissées sans réponse dans le tome 3 (annoncé comme le dernier avant que l’auteur se rende compte qu’il était complètement raté ?) le sont toujours. Victor Dixen a-t-il fait l’erreur de ne pas relire ses romans avant de commencer l’écriture du 4ème et dernier tome ? Bref, un roman bâclé, plein de détails inutiles, écriture simple et inefficace, … Espérons qu’il ne se décide pas pour une cinquième tome, cela m’évitera d’être à nouveau déçu.

Adieu Phobos. Bon vent.

Le point positif

  • L’auteur ne peut pas être plus mauvais qu’il ne l’a été dans ce roman. Quand on arrive à « pondre » 1300 pages en deux romans en moins de 12 mois, on prend le risque de proposer une qualité médiocre. J.K. Rowling a mis deux ans à nous sortir un roman de 500 pages… Victor Dixen aurait peut-être dû mettre de côté son envie de remplir ses poches et ainsi proposer un roman abouti.

Les points négatifs

  • Le contenu du roman, tout simplement inutile, sans le moindre intérêt.
  • L’auteur ne répond à aucune des questions que l’on se posait depuis la fin du deuxième tome.
  • Une écriture trop simple, sans aucune intention de vouloir intégrer le lecteur à l’histoire.
  • Auteur égocentrique. Cela se ressent énormément par l’intermédiaire de Léonor. Victor Dixen se décrit à travers ce personnage emblématique mais de plus en plus détestable.
  • Une fin épouvantable, indescriptible.
  • Je viens de relire ma chronique du tome 3 (après écriture de cet article) et je constate que j’avais déjà « lâché un Adieu Phobos ». Comme quoi, la médiocrité, une fois dedans, c’est difficile d’en sortir.

Ma note pour cette lecture : 2/20

Si vous avez la possibilité et l’envie de lire ce roman, tâcher de ne pas analyser ces derniers en profondeur. Autant les deux premiers romans étaient exceptionnels, autant les deux suivants mettent en avant la volonté des Editions Robert Laffont et son auteur de profiter du succès et de se faire une maximum d’argent. N’oublions pas que le public visé est très jeune et se contente de très peu de chose, surtout lorsqu’on leur donne ce qu’ils veulent : une histoire de cul d’amour tournant autour des réseaux sociaux.

Ps : Je ne possède aucune rancoeur à l’encontre de l’auteur. J’ai adoré les deux premiers romans de la saga. Je vous laisse retrouver mes chroniques à ce sujet 😉

4 commentaires

  1. ocelitaussi

    Ahhhhh c’est salé, tu vas te faire taper dessus 8D En vrai j’hésite beaucoup à me lancer dans la saga… Je pense déjà que je me contenterai de les emprunter, et de fermer les yeux sur le fiasco des tome 3 et 4 :’)
    En tout cas, merci pour ces chroniques, j’ai passé un bon moment. C’est cool de lire des avis bien tranchés qui n’ont pas froid aux yeux ! 😉

    Aimé par 1 personne

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