Je vous retrouve aujourd’hui pour un rendez-vous livresque qui me plait déjà beaucoup, Journal de bord.
Le principe est simple. Il s’agit de vous présenter en quelques lignes, sous la forme d’un journal intime, mes réflexions au sujet d’un livre qui ne se prête pas à une chronique « classique » (format inadéquat, peu de choses à dire, soucis d’éviter les répétitions…)
Les intrigues se chevauchent. Cela confère le sentiment de vivre une histoire à un rythme soutenu. Et pourtant, si l’on remet l’histoire de chaque personnage bout à bout, on prend rapidement conscience que rien n’avance vraiment. Un peu par ici, un peu par là, on mélange le tout et l’on obtient le paradoxe d’un ouvrage à la fin très lent ayant un très bon rythme. Cela ne gêne pas nécessaire la lecture, mais je ne suis pas adepte de ce style qui n’a jamais été celui d’Eiichiro Oda depuis les débuts de One Piece.
Les quelques pages de flashbacks permettent d’apporter quelques révélations croustillantes et donnent la direction que semble prendre l’arc le plus long de la série (à ce jour). J’ai toujours un petit faible pour Luffy et j’aurais préféré, honnêtement, qu’il soit au centre de l’intrigue. Je trouve cela, en effet, assez dommage du trop grand nombre d’informations en un nombre de pages aussi restreint. Un style totalement nouveau que je regrette chez le mangaka depuis l’arrivée dans le Nouveau Monde de l’équipage du Chapeau de Paille.