Nova, T.1 – Caly

Auteur : Caly
Éditions : H2T
Genre : Bande dessinée 
Année de publication : 2020
 

Synopsis :

Suite à la chute d’une météorite, des parasites extra-terrestres nommés EKSAA se sont propagés sur Terre, contaminant certains êtres humains. Leur effet : exacerber les instincts violents de leur hôte, le rendant agressif, voire dangereux.

Rease, un collégien de 13 ans, mène une vie plutôt ordinaire jusqu’au soir où une jeune femme du nom de Nova, envoyée par une mystérieuse Organisation, débarque dans sa chambre pour examiner son cas.

Le garçon semble réagir étrangement aux EKSAA présents chez les contaminés.

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L’auteure : Caly

Née dans les années 90, Caly dessine depuis son plus jeune âge. Influencée par la vague manga des années 2000, elle se plonge dans le manga vers l’âge de 12 ans. Caly suit des études en communication visuelle, puis en école d’art option peinture. En 2007 elle commence sa première série MaHo-Megumi qu’elle lance en auto-édition l’année suivante (série en cours 6 volumes).

Repérée par les Editions H2T, elle sort en 2017 sa première série éditée “Hana no Breath”, une romance adolescente en deux volumes. Ce titre s’est ensuite exporté aux États-Unis et en Allemagne en 2019 sous le titre “Breath of Flowers”.

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Il ne s’agit pas d’un manga. Cette appellation est, en effet, réservée à la bande dessinée japonaise à l’image des Comics aux USA, des Manhwa en Corée, des Bandes dessinées pour les oeuvres franco-belges. Je suis même choqué que la maison d’éditions utilise le terme « manga » pour désigner cette oeuvre.

Le fait d’une publication de le sens de la lecture japonaise et des planches exclusivement en noir et blanc ne suffissent pas pour attribuer à cette bande dessinée le nom de « manga ». Il s’agit d’une tromperie rapidement décelée par la qualité des dessins qui reprennent tous les codes de la bande dessinée.

Après quelques pages seulement, je suis étonné par ce sentiment d’avoir entre les mains un brouillon de bande dessinée. Les dessins semblent, en effet, être des esquisses réalisées aux crayons en attente de plusieurs autres jets ainsi qu’une coloration qui ne fera pas de mal à une oeuvre bien trop plate et monotone visuellement. Je ne connaissais pas du tout cette dessinatrice et suis convaincu qu’elle ne convaincra personne, du moins pas un lascar comme moi qui lit des mangas depuis les années 1990, qu’elle peut être appelée mangaka.

Et pourtant, elle fait de nombreux efforts, ou plutôt essaie de « faire comme au Japon ». Cela se remarque assez facilement par l’apparition des pensées des personnages (hors bulles), des décors bâclés ou totalement absents (c’est souvent le cas des séries très longues où le mangaka utilise le blanc et le gros plan comme des moyens de gagner du temps à dessiner un chapitre dans le temps imparti – Il suffit de lire un One Piece pour comprendre la différence avec un auteur qui possède du temps), …

Cela n’a pas suffit pour me convaincre et j’aurais espéré, avec ce joli coup de crayon, en avoir pour mon argent. Cela implique une impossibilité d’être immergé dans l’intrigue qui manque de réalisme à cause de ces trop nombreux blancs qui placent les personnages dans un monde auquel j’ai été incapable de me rattacher.

Caly a pris également un risque supplémentaire en choisissant des personnages jeunes comme héros de son intrigue. Outre le parallélisme flagrant avec d’autres oeuvres francophones (Seuls pour n’en citer qu’une seule), il s’agit d’un arme à double tranchant. Soit ils sont « normaux » et donc immatures pour assumer l’intrigue, soit ils sont « au-dessus des normes » et cela décrédibilise le scénario proposé.

C’est la deuxième option que je privilégie dans le premier tome de Nova où l’histoire qui est proposée n’est pas plausible. Car même s’il s’agit d’une fiction fantastique, il n’aurait pas été impossible de se dire « Et si c’était vrai ? » Ce n’est absolument pas le cas dans ce premier volume où le jeune héros se retrouve catapulté dans une situation très étrange, mais qu’il accepte en à peine deux cases.

Vous l’avez sans doute compris, mais je ne suis pas tombé sous le charme de cette bande dessinée qui regorge de points négatifs. Malgré les espoirs des éditions Pika (en ayant racheté H2T), cette création originale aurait mérité une autre appellation d’une part, un travail plus en profondeur d’autre part. Je vais tout de même me lancer tenter lors de la publication du brouillon du tome 2, en espérant une nette amélioration tant au niveau de l’histoire, trop banale, que dans les finitions.

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Ma note pour cette lecture : 4/20  

Un commentaire

  1. coldtroll

    Un peu d’accord sur l’appellation manga, les auteurs européens ne travaillent pas pareil avec la même pression…et « global manga » ne veut pas dire grand chose sinon qu’on y trouve la présentation typique d’un manga.
    C’est d’autant plus dommage que Caly, pour avoir discuté avec elle, n’a aucun problème pour reconnaître diverses influences, tant européennes que même vers les comics us, même si son trait rond m’évoque plutôt les boule et bill (mais je n’ai pas encore lu nova)

    Aimé par 1 personne

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