Synopsis :
Au décès de leur père, Alexine, Ambre et Arthur se retrouvent brutalement plongés dans un monde fondé sur le pouvoir de l’imagination.
Un temps subjugués par cet univers magique, les triplés doivent malheureusement vite déchanter, contraints d’affronter une terrible réalité. Mandaté par la maléfique Reine des Ombres, l’Aigle Noir réussit à enlever la très rebelle Alexine.
Aidés par Abigaël, Jake et de mystérieux personnages, Ambre et Arthur mettent alors tout en oeuvre pour la sauver des griffes de son ravisseur.
Leurs pouvoirs grandissants seront-ils suffisants pour les aider à mener à bien leur mission?
Mon avis :
J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Je me suis rapidement laissé emporter par la plume simple, fine, humaine et authentique de l’auteure d’autant plus qu’elle n’est pas tombée dans le piège de délocaliser l’intrigue de son roman, comme c’est habituellement le cas,. Du moins pour les auteurs qui, avant même de publier un roman, pensent à une future traduction anglo-saxonne. S.G. Baud’huin nous entraîne dans ses contrées, en Belgique. J’ai beaucoup aimé les nombreuses références que ne comprendront pas les autres lecteurs francophones 😂 (Au sujet du lave-vaisselle programmé, saviez-vous que la majorité des Français ne connaissent pas l’existence du bihoraire ?).
Quelques pages ont suffi pour m’immerger totalement dans l’univers de l’auteure. Je me suis trouvé catapulté aux côtés de cette famille anéantie par le décès du père de famille et ne les ai plus jamais quittés au point de terminer ma lecture en deux petits jours seulement. Je n’avais pas l’impression d’être un spectateur, ni même encore un acteur de l’intrigue. Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de penser que j’étais le confident privilégié des différents personnages, gentils comme « méchants ».
Habituellement, j’aspire à une histoire courte, ou du moins avec un rythme très rapide où les actions s’enchaînent les unes après les autres et accompagné de longs dialogues tout en bannissant les longues descriptions. C’est finalement tout le contraire que j’espérais au fur et à mesure de tourner les pages. J’étais tellement encré dans l’intrigue et à savourer cette plume exceptionnellement authentique que j’ai savouré la moindre page, la moindre ligne, le moindre mot. Avec un petit bémol, l’utilisation d’un titre pour chaque chapitre, beaucoup trop révélateur à mon goût !
9 – Une tante mystérieuse
Avec un tel titre, on se doute, assez rapidement, qu’une mystérieuse tante va apparaître. Cela réduit, dans une certaine mesure, l’effet de surprise.
Je ne peux m’empêcher d’en vouloir énormément à S.G. Baud’huin ! Le synopsis n’est vraiment pas à la hauteur de ce que j’attends de cette mise en bouche. En effet, celui est bien trop révélateur et évoque des événements qui n’apparaissent qu’à la 300ème page !!! Et même si cela n’a rien changé dans ma manière d’aborder cette lecture, les deux premières parties de ce roman empêchent le lecteur d’user de son imagination. Il sait que l’un des personnages sera enlevé et par qui et ne peut que se résoudre à attendre que cet événement arrive le plus rapidement possible pour, enfin, être surpris.
Et je pense que c’est ce qui a cruellement manqué à Amanda dont sa chronique a été publiée le 17 décembre 2019. De l’imagination. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que j’ai toujours apprécié pointer du doigt les éléments d’un roman à améliorer tout en restant dans une certaine objectivité et en laissant la place à tout autre avis contraire sans me permettre de remettre en cause le travail réalisé par l’auteur.
Je ne peux pas « laisser passer » un tel comportement et tiens à revenir sur certains points évoqués par cette blogueuse littéraire (si tu lis ces quelques lignes, sache que je continuerai à apprécier tes chroniques ^^)
En outre, on n’en apprend pas plus au sujet des raisons qui poussent la Reine des Ombres à vouloir la mort des triplés.
Il faut le reconnaitre, Le dernier envol est un véritable pavé. Plus de 600 pages ! Je peux donc comprendre que certains lecteurs puissent passer certains paragraphes pour en finir au plus vite… Soyez tout de même rassurés chers lecteurs, malgré quelques questions laissées sans réponses (et c’est tant mieux !!!), l’auteure apporte une réponse claire sur l’inquiétude de cette blogueuse ! Est-elle passée à côté en omettant de lire quelques passages ?
Du reste, ce n’est que détails et péripéties mineures, comme l’organisation d’une fête au village ou la découverte des environs en compagnie d’un kangourou volant – oui, vous avez bien lu, un kangourou volant.
Détails et péripéties mineures… Une fois encore, on constate qu’il s’agit d’une lecture à ne pas mettre entre toutes les mains. Alors qu’Amanda s’est clairement identifiée à cette tête de cochon d’Alexine, elle est restée confinée dans ses certitudes sans chercher à aller plus loin dans son analyse et à comprendre que l’auteure, à travers ces détails et péripéties mineures, introduit de nombreuses pistes possibles pour les prochains romans de sa saga. A l’image de J.K. Rowling, S.G. Bad’huin possède ce talent rare de préparer le terrain, de distiller des informations capitales aux yeux et à la barbe de ses lecteurs (Ne vous sentez pas visées mesdames, il s’agit d’une expression ^^).
Autant S. G. Baud’Huin relate un enterrement des plus ordinaires, autant ce qui suit est totalement surréaliste. Voilà donc nos héros catapultés, comme par magie, à Imagination, un univers parallèle où il suffit de visualiser un objet pour le voir apparaître. Un peu simplet comme concept, non ?
Harry Potter ne s’est-il pas lui-même retrouvé catapulté dans un monde magique où une simple incantation permet de se procurer tout ce que l’on souhaite ? (Même un balai volant lors d’un combat contre un terrible dragon !!!). J’ai l’étrange impression que les lecteurs de fantasy sont bien trop ancrés dans un genre et ne parviennent plus à apprécier l’essentiel d’un livre. L’important n’est pas de proposer un concept complexe, inédit et atypique ! Sans quoi nous en arriverons tous à annoncer haut et fort que J.K. Rowling a usé d’un concept trop simplet ! De même que Shannon Messenger, Victoria Schwab et tant d’autres…
Les points positifs
- Un univers simple, mais authentique et humain.
- Une intrigue addictive qu’il est très difficile de reposer.
- Un récit merveilleusement construit et réfléchi. L’auteure dissimule, volontairement, de nombreux secrets (Je pense bien avoir réussi à comprendre le plus important, à confirmer).
- Une plume unique et enchanteresse. Un diamant brut (à ne surtout pas tailler !!!)
- L’espoir (Fleur)
- Archie. J’aime beaucoup les chats. 😉
Les points négatifs
- Le synopsis !
- La dédicace. J’aime penser que je suis un lecteur unique et apprécié à sa juste valeur. Alors que je constate que ma dédicace est la même qu’une autre blogueuse et à deux ans d’intervalle… Oups 🙊
- Le chapitrage ! Trop révélateur à mon goût.
Ma note pour cette lecture : 18/20

