
Auteur : Alain T. Puysségur
Maison d’édition : Scrineo
Année de parution originale : 2023
Prix : 16,90 € (broché), 9,99 € (numérique)
Durée de lecture : Environ 4 heures (65.000 mots)

Dans la vallée des brumes rousses, là où les feuilles tombent comme des promesses oubliées, se dresse le majestueux manoir de Castlecatz. C’est ici que viennent les jeunes félins les plus doués pour apprendre à maîtriser la Maggoculture, l’art secret qui donne vie à la magie.
Kovhan n’aurait jamais dû être choisi.
Trop maladroit, trop rêveur, trop différent. Pourtant, le destin — ou peut-être le manoir lui-même — en a décidé autrement.
Dès les premiers jours, des murmures étranges se font entendre dans les couloirs. Des ombres s’étirent sur les murs, des lueurs disparaissent au détour des escaliers. Quelque chose se réveille dans le cœur du vieux bâtiment, et Kovhan sent que son rôle dépasse celui d’un simple apprenti.
Entre amitiés, rivalités et secrets enfouis, il devra découvrir que la véritable magie ne réside pas seulement dans les formules, mais dans la confiance, la différence, et ce courage minuscule qui, parfois, change tout.

Aimes-tu les chats ?
C’est par cette question, simple et pourtant vertigineuse, qu’Alain Puysségur m’a accueilli à son stand lors du salon des Halliennales 2025.
J’aurais aimé lui répondre sans détour : non, je n’aime pas les chats. Ou plutôt, je n’aime pas l’idée que l’on puisse posséder un chat. Le chat, voyez-vous, ne s’apprivoise pas : il choisit. Il vous observe avec une sagesse millénaire, s’approche quand il en a envie, s’éloigne quand bon lui semble, et ne revient que si vous méritez sa confiance.
C’est peut-être pour cela que je me suis senti si proche de L’Automne des Aspirants. Ce roman respire la liberté. Il s’y déploie la même indépendance que celle d’un chat qui se promène sur les toits : libre, élégant, insaisissable. Alain Puysségur a bâti un univers entier, mais sans jamais l’enfermer. Rien n’y sonne faux ; tout y paraît naturel, comme si le monde de Castlecatz avait toujours existé, quelque part entre nos rêves et nos souvenirs.
Dès les premières pages, on se laisse happer. Les jeunes lecteurs, et même ceux qui ont depuis longtemps quitté l’enfance, se retrouveront captifs de ce manoir fascinant où chaque couloir semble abriter un secret. Les chapitres, courts et rythmés, s’enchaînent comme une succession de battements de cœur : rapides, palpitants, irrésistibles. Impossible d’interrompre la lecture ; chaque fin appelle la suivante, comme un ronronnement qui nous attire plus près encore du mystère.
Mais ce livre n’est pas seulement une aventure. Il est une leçon d’humanité – ou devrais-je dire, de félinité. La plume d’Alain Puysségur, d’une clarté rare, évite la complexité stérile. Son univers, riche et cohérent, se lit avec la fluidité de l’eau et la tendresse d’une main posée sur le pelage d’un chat endormi. Et derrière la magie, derrière les épreuves, il glisse un message essentiel : celui de l’acceptation, de la différence, de la valeur de chacun.
En tant qu’instituteur, ce message résonne profondément en moi. Nous vivons dans un monde qui se dit ouvert, mais qui continue de redouter l’altérité. L’Automne des Aspirants rappelle ce que notre société oublie trop souvent : la vraie grandeur naît de la diversité. Dans le manoir de Castlecatz, chaque élève, chaque chaton, trouve sa place, non parce qu’il ressemble aux autres, mais parce qu’il en diffère.
C’est un roman sur la liberté d’être soi.
Un roman sur le courage d’exister, malgré la peur, malgré les doutes.
Un roman qui se referme trop vite – car le seul regret, c’est de devoir quitter ce monde avant d’en avoir exploré toutes les merveilles.
D’autres lecteurs en parlent :
- Mathilde littéraire
- L’imaginearium de Symphonie
- Les blablas de Tachan
- Let me entertain you
- Une loupiote dans la nuit
- Les lectures de Mylène
- Encre chimérique
Si vous avez rédigé une chronique littéraire au sujet de ce roman, n’hésitez pas à me contacter afin que je puisse la mettre en avant ici-même.

