

Tu as pu constater à quel point il est dangereux de m’accompagner, et il te manque certaines compétences pour rester dans une relative sécurité face à l’obscur. Par chance, tu possèdes l’essentiel de ce qu’il faut à un apprenti épouvanteur. À l’époque où je cherchais un secrétaire, le prieur m’a assuré que c’était inscrit dans les archives du monastère : tu es le septième fils d’un septième fils.
Frère Wulf, un jeune moine, doit espionner Johnson, un épouvanteur aux pratiques douteuses. Se faisant passer pour un scribe, Frère Wulf étudie le quotidien de son nouveau maître. Mais un jour, Johnson disparaît. Très inquiet, Wulf décide de chercher de l’aide.
C’est donc au milieu de la nuit qu’il frappe à la porte d’une étrange maison, dont le propriétaire n’est autre que Tom Ward. Ensemble, les deux hommes partent affronter une puissante créature de l’obscur… Mais le chemin est long, et les dangers, nombreux.

Joseph Delaney est l’un des auteurs que je préfère dans la littérature consacrée à la jeunesse. Comme beaucoup d’entre nous, je l’ai découvert à travers sa première saga, l’épouvanteur, à une époque où nous étions tous, secrètement, à la recherche d’un successeur digne de J.K. Rowling.
Quel ne fut pas ma surprise de découvrir, au moment de mettre les pieds dans une librairie pour la première fois depuis presque 4 années, la sortie du troisième volume d’une nouvelle saga signée Joseph Delaney. Sans prendre la peine de m’interroger sur le résumé de cet ouvrage que je commençais ma lecture le soir même sur liseuse.
Ma surprise fut encore plus grande au moment de retrouver des personnages qui m’ont accompagné pendant tant d’années, Tom Ward, Alice, Grimalkin pour ne citer qu’eux. L’auteur a d’ailleurs fait le judicieux choix de ne pas les intégrer à la narration qui, en effet, est réservée à ce jeune moine qui vient de perdre la foi en Dieu. Ce choix judicieux, tant pour les nouveaux lecteurs que pour les anciens, repousse toutes les limites imposées par la précédente saga.
Une fois de plus, malgré le fait que nous soyons dans un univers fictif, je n’ai pas douté un seul instant de la véracité des aventures qui se présentaient devant. L’immersion est totale et ce dès les toutes premières lignes. L’auteur parvient à nous transposer dans l’univers de ses personnages qui, contre toute attente, semblent évoluer de leur propre initiative. Je trouve cela bluffant d’avoir cette impression que notre jeune héros ait pris des décisions qui vont à l’encontre de la suite logique des événements.
Un premier volume exceptionnel qui nous augure quelques années de plus auprès de l’univers que nous apprécions tant de Joseph Delaney. Le fait que ce dernier nous propose des intrigues individuelles qui s’articulent autour d’une intrigue globale lui permet de s’affranchir de la moindre contrainte d’écriture.

