Spirou et Fantasio, tome 6 : La corne de rhinocéros – André Franquin

Auteur : André Franquin
Éditions : Dupuis
Genre : Bande dessinée
Année de publication : 1955
 

Synopsis :

Nom : Spirou.

Professions : groom au Moustic-Hôtel, puis coureur d’aventure.

Age : né le 21 avril 1938 à Marcinelle (Belgique).

Signes particuliers : vêtu d’un costume rouge à boutons dorés et coiffé d’un calot.

Fantasio a besoin d’un bon reportage: sa carrière en dépend. Avec Spirou, il se rend en fantacoptère sur le toit des « Galeries du bon bazar » dans le but de simuler un cambriolage.

À l’intérieur, ils découvrent les vigiles attachés puis leur vieil ami Roulebille, blessé par l’explosion récente de l’usine Turbot en ville.

Il leur apprend qu’il possède les plans d’une nouvelle voiture : la Turbotraction, que leurs concurrents convoitent.

 

Lecture sur Izneo :

Le 22 juin 2020, j’ai fêté mes 33 ans. Par l’intermédiaire de mon opérateur (Orange), j’ai eu droit à trois mois d’abonnement offerts afin d’utiliser la plateforme Izneo. Cette dernière offre, parmi d’autres, la possibilité, moyennement un paiement mensuel, de lire une infinité de bandes dessinées.

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Ce tableau permet, d’un simple coup d’oeil, de voir à quel point toutes les offres sont intéressantes. A peine 6,99€ pour 10 bandes dessinées (ou mangas, comics…) qui valent, individuellement, plus chères que l’abonnement. Pour les plus grands lecteurs, il suffira de passer à 9,99€ par mois afin de bénéficier de 4000 albums !!!

Mon avis :

Encore une fois, Franquin nous entraîne dans une aventure exceptionnellement drôle et aboutie où nos héros préférés se lancent, après une idée de cambriolage de Fantasio, dans un voyage atypique et très inattendu.

Fantasio n’est pas loin d’adopter le physique que nous lui connaissons aujourd’hui où l’auteur semble avoir voulu mettre de côté de physique loufoque pour en faire un véritable héros de sa série. Car même si Spirou a été créé bien avant l’avénement Franquin, ce dernier apporte de l’originalité grâce à l’apparition d’une femme comme héroïne de son propre rôle.

L’auteur était un avant-gardiste en plaçant, très logiquement pour nous tous, cette jeune fille sur le même pied d’égalité que ses confrères masculins où l’on revoit en elle une femme de 2020 qui estime ne pas avoir à démontrer qu’elle est aussi compétente que le sexe opposé.

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Les planches s’enchaînent à une vitesse folle où l’on peut quand même en profiter grâce à l’utilisation de bulles bien remplies. Il ne s’agit pas uniquement d’une succession de cases, mais surtout d’une intrigue réfléchie et construite, le tout mis en cases.

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J’apprécie cette simplicité dans les illustrations que les éditeurs fuient de plus en plus aujourd’hui. Alors que j’ai toujours aimé un Spirou, un Agent 212 ou encore un album des Femmes en blancs, je suis de plus en plus attristé de cette volonté absurde et actuelle de proposer une palette de plusieurs centaines de couleurs dans une même case et trop souvent au détriment de l’intrigue.

Un rhinocéros, un arbre, deux silhouettes et deux bulles. Le tour est joué. Même si c’est magnifique à regarder, la planche de droite démontrer une incapacité de proposer du contenu de la première à la dernière page. Une demi-planche à droite pour… rien. Une petite case (parmi 14 autres sur la planche) à gauche. Avant, sur papier. Maintenant, sur tablette. A quand de nouvelles BD’s aussi simples ?

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Franquin modifie profondément la série en étendant les petites histoires comiques à de longues aventures avec un scénario plus complexe. Il introduit un grand nombre de personnages qui y deviendront récurrents tels le Comte de Champignac (Il y a un sorcier à Champignac), scientifique génial qui devient le grand-père de cœur de Spirou et Fantasio, le maléfique cousin Zantafio (Spirou et les héritiers), la journaliste Seccotine (La Corne de rhinocéros) — qui, dans les albums où elle apparaît, est une héroïne à part entière, ce qui est rare dans la bande dessinée de l’époque, en dehors des séries destinées aux jeunes filles — ou le génie mégalomane et maladroit Zorglub. La période Franquin est considérée comme la plus aboutie de la série, y compris par Hergé, qui exprimera son admiration pour le style graphique de Franquin.

Les points positifs

  • Une intrigue bien écrite, cohérente et addictive.
  • Fantasio s’affirme de plus en plus comme l’un des deux personnages principaux.
  • Grande stabilité des dessins des personnages, de plus en plus en ce qui concerne Fantasio.
  • Humour subtil et hilarant.
  • Une intrigue bien construite et cohérente.

Le point négatif

  • /

Ma note pour cette lecture : 20/20  Coup de coeur 💖 💖 💖 💖 💖 

 

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