Limite 16 – Jean Michel-Bain

Auteur : Jean Michel-Bain
Éditions : Autoédité – La Muse Badine
Genre : Science-Fiction
Année de publication : 2019
 

Synopsis :

Quel est le désir profond de Lindalue ?

Pourquoi Vernie est-elle si populaire ?

Pourquoi le camogisme est-il un vilain défaut ?

À quoi sert un chirurgec ?

Quel animal hante la steppe ?

Une planète étrange à cent années-lumières, une colonisation mal partie, des disparitions mystérieuses, une enquête, un vaisseau mère, des automates.De l’action, de l’amour, de la poésie, de la guerre.Tout cela est dans Limite 16.

 

Remerciements :

Je remercie chaleureusement Jean Michel-Bain d’avoir accepté de m’envoyer une version papier de son roman dans le cadre d’un partenariat via la plate-forme Simplement.Pro.

Remerciements :

Après la publication de ma chronique, l’auteur a eu la gentillesse de me rendre une mauvaise évaluation :

Une giboulée d’eaux sales…
Si d’aventure vous êtes coutumier des retours dithyrambiques, des commentaires émus, ou des chroniques ensoleillées, risquez donc un tour chez Benjamin. Un crachin vous y guette…
Un peu l’effet d’une promenade campagnarde où l’on s’attarde étourdiment. Là-bas, au détour de ce bosquet, n’est-ce point l’ours de crocs et de griffes ? Par bonheur, ce n’est qu’un roquet, certes assourdissant, et dont la rencontre pas même agaçante est à peine excusée par le regard détourné de son propriétaire.
Fort heureusement, cet écart pédant ne mérite guère le nom de frimas. Une simple giclée, tout au plus. Vous en négligerez avec facilité la glaire obscure. Ni clarté ni construction dans cette minuscule aventure ; un simple cahot dans l’une des multiples ornières qui jalonnent votre journée d’auteur.
J’aimerais en dire plus, parler de blanche colombe ou de crapaud baveux, mais à l’évidence ce ne seraient que vaines descriptions… hasardeuses !
Car la seule chose que le chroniqueur massacre, c’est l’orthographe. Participe passé mal accordé, pluriel mal fagoté, faute de frappe, M. l’instituteur ne nous épargne rien.
Tout ceci prend finalement l’effet malheureux d’un barbouillage funeste.
Et immanquablement, l’adage nous vient aux lèvres : la critique est aisée, mais l’art est difficile…

  • Qualité de la chronique : Des progrès à faire
    Point.s à améliorer : Orthographe, Grammaire, Syntaxe, Développement
  • Respect des délais : Bien
  • Cordialité et communication : Des progrès à faire

Je dois avouer avoir osé remettre ma chronique 5 jours après avoir reçu le roman. Ce délai, anormalement long, est inadmissible et je tiens à m’en excuser. C’est le temps qu’il a fallu pour que je puisse terminer de lire 220 pages imbuvables.

Je tiens, en toute transparence, réitérer mes remerciements à l’auteur Jean Michel-Bain d’être parvenu à accepter objectivement les critiques et d’avoir eu le courage de m’attribuer une note négative. C’est toujours un plaisir de rencontrer un auteur qui assume sa supériorité aux lecteurs lambdas et qui ne font pas partie de ses proches (et qui donc osent dire ce qu’ils pensent vraiment).

Mon avis :

La semaine dernière, l’un de mes proches m’a demandé ce qui était le plus facile dans la rédaction d’une chronique. Etonnamment, je possède une inspiration débordante en écrivant les chroniques des romans que je n’ai pas aimés tant il me paraît plus aisé de pointer ce qui saute aux yeux à contrario d’un texte que l’on a aimé sans condition et sans réellement comprendre pourquoi.

Dès les premières lignes, j’ai compris qu’il s’agirait d’une lecture difficile. Jean Michel-Bain possède une plume reconnaissable entre mille, mais qui ne me convient absolument pas. Les phrases sont courtes, complexes et le lien entre elles est inexistant. La moindre pensée ou la moindre distraction extérieure entraînera immédiatement le lecteur dans une incompréhension totale où une relecture du paragraphe (et même du chapitre) est alors essentielle.

Une végétation souffreteuse colonise une terre noire. Le froid, les averses fréquentes, le vent mouillé, la poussière piquante, encore et toujours.

Les descriptions « hasardeuses » et complexes sont trop nombreuses et empêchent toute projection dans l’intrigue et où l’immersion est presque impossible. Je ne suis pas parvenu, en un peu plus de 200 pages, à imaginer le moindre visage, le moindre décor, pas même à m’imager cette planète colonisée.

L’auteur est tombé dans le piège de proposer un récit de science-fiction qui nous semble improbable et auquel je n’y ai pas cru le moindre instant. Et c’est pourtant ce que je recherche dans ce genre littéraire, d’être constamment en train de me dire Et si c’était vrai ? Les noms, les lieux, le vocabulaire, … tout est mis en place pour complexifier l’intrigue.

Le point positif

  • Une plume reconnaissable entre toutes.

Les points négatifs

  • Le plaisir est réduit par cette nécessité d’être constamment en train de réfléchir pour comprendre l’intrigue.
  • Descriptions trop nombreuses et vocabulaire « pompeux », un peu d’esbroufe pour épater le lecteur peu habitué au genre.
  • Réservé à une poignée de lecteurs.
  • Immersion difficile.

Ma note pour cette lecture : 10/20

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8 commentaires

  1. Nom d'un bouquin!

    Je trouve ca toujours dommage ces auteurs qui demandent un avis et qui n’acceptent pas qu’il soit negatif. Et en viennent a rabaisser et insulter. Ils oublient trop souvent qu’un livre ne peut pas plaire a tous les lecteurs, et que meme en ciblant un lecteur qui lit le genre en question, ce dernier n’appreciera pas forcement le livre pour de nombreuses raisons.
    Je trouve ton avis bien sans pour autant plomber le livre finalement. A defaut de comprendre ton avis et ressenti, il pourrait au moins respirer un coup et s’hydrater

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  2. Laurence VARAINE-JARNAC

    Comme je suis étonnée par votre chronique !
    À l’inverse de vous, j’ai beaucoup aimé ce roman de SF, Limite 16.
    Les descriptions particulièrement réussies m’ont permis de m’immerger parfaitement dans l’univers de la planète, son climat rude, sa faune et sa flore, ses habitations de pionniers, son intelligence artificielle. J’ai visualisé sans aucun problème le décor de chaque scène, l’action, les personnages, leurs personnalités. Le glossaire de vocabulaire à la fin du livre est tout à fait réussi.
    Les difficultés rencontrées lors de la colonisation d’une nouvelle planète m’ont semblé tout à fait cohérentes. Quant à l’intrigue, elle m’a tenu en haleine jusqu’au bout et j’ai hâte de découvrir la suite.

    Je suis vraiment étonnée par votre chronique.
    Votre blog littéraire tend à prouver que vous êtes un lecteur expert ; or vous dites avoir rencontré des difficultés avec des phrases courtes, complexes, avec des liens entre elles inexistants.
    Vous citez un exemple avec une phrase suivie d’une phrase non verbale.
    L’écriture de cet exemple est maladroite, d’ailleurs, en majuscules, ce qui rend la lecture plus difficile.
    Serait-ce une manœuvre pour étayer votre propos que j’ai trouvé discutable ?
    UNE VÉGÉTATION SOUFFRETEUSE COLONISE UNE TERRE NOIRE. LE FROID, LES AVERSES FRÉQUENTES, LE VENT MOUILLÉ, LA POUSSIÈRE PIQUANTE, ENCORE ET TOUJOURS.
    Habilement et peu souvent utilisées comme elles le sont dans ce roman, j’ai trouvé que ces quelques phrases non verbales apportaient au contraire une force particulière au texte.
    Vous n’aviez jamais rencontré cette utilisation de phrases non verbales avant ?
    Vous avez beaucoup lu pourtant, je suis surprise que vous disiez avoir rencontré des difficultés à vous immerger dans un texte de qualité très bien écrit.

    Je comprends tout à fait que vous n’ayez pas aimé un livre que j’ai particulièrement apprécié.
    Ce que je ne comprends pas, en revanche, c’est la façon dont vous l’écrivez.
    Je ne lis pas que vous n’avez pas aimé telle chose, ou que tel détail vous a dérangé ou que le style vous a déplu, ce qui est tout à fait votre droit.
    Je lis un jugement sans appel, qui s’octroie d’utiliser des qualificatifs péjoratifs tels que imbuvables, hasardeux, pompeux… sur le travail d’un auteur, qui se permet d’inventer un piège dans lequel l’auteur serait tombé, qui ose définir une personne en lui prêtant une intention de supériorité.
    Quant au fait que vous vous permettiez d’attribuer une note à un livre… quelle arrogance ! Et vous qualifiez monsieur Michel-Bain d’auteur qui assume sa supériorité aux lecteurs « lambda » (mot invariable) ?

    Je vous invite à consulter un dictionnaire pour y découvrir la définition du mot « respect ».

    Eh oui, il est difficile d’écrire une chronique littéraire et non une diatribe, là est toute la nuance, je vous souhaite de l’appréhender.
    L’auteur de Limite 16 vous en a déjà fait part dans sa réponse à votre « chronique », la critique est aisée mais l’art est difficile.
    J’espère que son style ne vous a pas dérouté une nouvelle fois et que vous avez pu comprendre son texte sans avoir à trop y réfléchir. Quoi que… Cela pourrait peut-être… On peut toujours espérer…

    Je trouve la réponse de monsieur Michel-Bain à votre « chronique » courageuse et très honnête :
    il vous a rendu la monnaie de votre pièce.

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    1. Le Parfum des Mots

      Ps : L’équipe Simplement.Pro a modifié la réponse de l’auteur pour cette notion de « respect que vous affectionnez tant ». Vous a-t-il prévenu au moment de passer commande de votre si brilliant commentaire ? Avez-vous également lu ses messages privés à mon égard ? Ou bien, est-il si amère qu’il n’est pas capable de montrer son côté obscur ?

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    2. Le Parfum des Mots

      Ps 2: « lambda » n’est pas invariable quand il est utilisé comme adjectif. Depuis 1930, on ne considère plus le terme lambda comme un substitut argotique de « quelconque », mais bien comme un adjectif qualificatif variable (quand il est « associé » à un nom propre). Un lecteur lambda. Des lecteurs lambdas.

      Mais qu’est-ce que je m’amuse avec les commentaires de cette famille 🤣😆😁

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  3. Laurence VARAINE-JARNAC

    Commentaire édité.

    Insultes à répétitions. Comportement signalé auprès de Facebook (harcèlement moral).

    Quelle tristesse de ne pas être en mesure d’accepter qu’un livre, aussi bon qu’il puisse être, peut ne pas être apprécié de tous.

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  4. Laurence VARAINE-JARNAC

    Quant à l’invariabilité de l’adjectif lambda, j’ai trouvé sur le dictionnaire Larousse une définition donnant lambda en tant qu’adjectif invariable.
    En voici le lien :
    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/lambda/46013?q=lambda#45947
    Si vous avez des informations contradictoires, je suis intéressée par ce que vous aurez trouvé, afin d’avoir une certitude quant à cet adjectif.
    En tant qu’enseignante comme vous et autrice, cela peut aussi m’être utile.
    D’avance, je vous en remercie.

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