Chers lecteurs, Chères lectrices, Chères autrices et Chers auteurs,
Je tiens tout d’abord à vous remercier d’être présent sur mon blog littéraire. Lire est, une passion à laquelle je m’adonne depuis plus de 25 ans et ce n’est qu’en octobre 2016 que j’ai pris conscience de l’importance de rentrer en contact avec les autres lecteurs, mais aussi les auteurs et les maisons d’éditions.
En cette année 2020, j’ai pris la résolution de m’investir davantage dans mon blog et d’offrir ainsi une plus grande visibilité aux auteurs et aux maisons d’éditions.
Les derniers mois, j’ai constaté, à travers les réseaux sociaux (YouTube et Instagram principalement) que les chroniqueurs, blogueurs et YouTubers adoraient recevoir des Service Presse sans vraiment avoir à se soucier de respecter un certain délai au vu de leur notoriété. Et je me suis sincèrement posé la question : « Y a-t-il vraiment une bonne raison de recevoir un SP ? » Les réponses qui me semblent inappropriées sont nombreuses :
- Je reçois des livres gratuits.
- Je reçois des livres en avant-première.
- Je peux organiser des concours/giveaways avec les SP (publicité gratuite à moindres frais).
- J’augmente le nombre des visiteurs (et/ou de vues) grâce à des chroniques publiées avant les lecteurs « classiques ».
- Cela augmente ma fierté d’avoir été repéré/choisi/sélectionné par une grande maison d’éditions.
Finalement, grâce à mon expérience personnelle et celles d’autres lecteurs, on ne peut pas passer à côté de nombreuses difficultés.
- Sentiment d’être sous pression de remettre une chronique littéraire dans un délai bien précis.
- Sentiment de devoir accepter toutes les demandes de SP et peur qu’un refus soit synonyme de clapet de fin pour un partenariat
- Les délais sont rarement respectés une fois que le blog et/ou la chaîne prend de l’ampleur et nécessite donc beaucoup de temps de gestion au détriment de la lecture.
- Et même pour certains, un dégoût de la lecture.
- Chroniques toujours positives, sans réelles nuances où l’on ose moins dire quand cela ne plaît pas.
Je me suis ensuite posé la question : « Benjamin, à quoi bon recevoir un SP ? Pour des livres gratuits ? Pour être le premier à chroniquer un bouquin ? Pour augmenter le nombre d’abonnés ou de visiteurs sur le blog ?«
En octobre 2016 et pendant une petite année, je n’avais aucun scrupule à clamer haut et fort avoir envoyé des demandes de SP dans le seul objectif d’obtenir des bouquins gratuits. Jusqu’au jour où je suis tombé sur un roman que je n’ai vraiment pas aimé. Au moment de la rédaction de ma chronique, j’ai pris conscience que je m’imposais d’écrire une chronique positive, afin de ne pas vexer l’auteur ou la maison d’éditions (avec surtout la crainte de perdre le statut de blogueur partenaire).
A partir de ce moment bien précis, j’ai interrompu tout partenariat littéraire pendant presque deux ans, non par culpabilité, mais bien par souci de revenir aux bases de la lecture, le plaisir. Je suis parvenu, après de belles expériences et de nombreuses discussions avec auteurs et maisons d’éditions en salon, à comprendre l’utilité d’instaurer des partenariats littéraires, à l’unique conditions de respecter quelques règles. Voici celles que je m’impose :
- J’offre aux ME et auteurs un délai maximum de 15 jours (après réception).
- Traitement des SP dans l’ordre d’arrivée afin de ne pas tomber dans le piège de lire ce que l’on préfère en premier et délaisser certains textes plusieurs semaines.
- Savoir dire NON quand les demandes se font trop nombreuses.
- Favoriser le Service Presse papier. Cette règle permet de limiter fortement le nombre des demandes et permet d’instaurer une confiance réciproque. Recevoir un fichier PDF par mail ne coûte « rien » et ne crée pas ce lien de confiance que j’affectionne tant. Le blogueur que je suis ne veut plus être cette machine à lire qui produit de la publicité gratuite.
- Outre sur mon blog, je publie toutes mes chroniques sur Amazon, Babelio, Booknode, Goodreads, Livraddict, Twitter, …
Finalement, voici quelles sont les clés pour devenir un bon partenaire littéraire.
- Remercier l’auteur, la maison d’éditions ou encore la plate-forme de partage. Trop souvent les blogueurs se limitent à un simple : « Merci pour l’envoi ». Prenez le temps de trouver les mots justes, évitez la formule identique d’un SP à un autre.
- Il faut savoir s’imposer des limites. Le plus difficile, par crainte de ne pas être sollicité, c’est de savoir dire NON. Vous seriez positivement surpris de la réponse que vous obtiendrez en retour 😉
- Exclure la gratuité de vos critères de sélection.
- Savoir imposer ses conditions et ses délais. Si vous n’êtes pas capable de traiter un SP sous le délai conventionnel de 30 jours, informez immédiatement l’auteur ou la maison d’éditions.
- Tout mettre en oeuvre pour mettre en avant le roman, l’auteur et la maison d’éditions. Développez votre chronique et ne vous contentez pas d’un simple « j’aime » ou « j’aime pas » et ce peu importe le nombre d’abonnés à votre blog.

