Lulu et l’arbre blessé – Bénédicte Roubert et Eloïse Mingot

Auteure / Illustratrice : Bénédicte Roubert / Eloïse Mingot
Éditions : Ex Aequo
Genre : Jeunesse
Année de publication : 2020
 

Synopsis :

Dans les Landes vers 1900.

Le jeune Lucien, surnommé Lulu, aime profondément la forêt. Avec ses amis Arthur et Émile il en connaît chaque arbre et la traverse avec bonheur pour se rendre chaque jour à l’école.

Mais un jour une terrible découverte va tout changer : les arbres sont tout à coup victimes d’un mystérieux agresseur, et leurs blessures bouleversent Lulu. Il n’a plus qu’une idée en tête : sauver sa forêt en découvrant le responsable, même s’il doit pour cela affronter un danger inconnu !

Ce petit roman s’adresse aux enfants d’école primaire (CE2/CM1/CM2), donc environ 8/11 ans. L’occasion de découvrir à hauteur d’enfant un épisode important de l’activité des Landes vers 1900.

Lulu et ses copains sont des écoliers de cette époque et leur mode de vie diffère quelque peu de la vie quotidienne des jeunes lecteurs d’aujourd’hui. Pourtant leurs émotions et leur imagination sont tout de même bien proches de celles des enfants du 21e siècle !

Remerciements :

Je remercie chaleureusement les éditions Ex Aequo et Bénédicte Roubert d’avoir accepté de m’envoyer Lulu et l’arbre blessé dans le cadre d’un partenariat via la plate-forme Simplement.Pro.

 

Mon avis :

Je n’apprécie pas l’illustration de la couverture que je trouve trop simple, les traits ne sont pas maîtrisés et les personnes ont des proportions très étranges. Mais quand on y regarde de plus près, on est immédiatement happé par une sortie de magie où je suis arrivé au point d’associer cette image à la couverture d’Harry Potter à l’école des sorciers. Eloïse Mingot est parvenue, peut-être inconsciemment, à apporter une authenticité unique au récit, avant même d’avoir lu le moindre mot au même titre qu’était parvenu à le faire Jean-Claude Götting.

Dès les premières lignes, j’avais l’impression d’être le quatrième petit garçon de cette courte aventure. Un peu comme si j’étais le confident de ses trois jeunes bonhommes soucieux de préserver la santé de leur tendre forêt.

Il faut avouer que la plume fine et sincère de l’auteure permet une immersion immédiate dans une époque si lointaine et pourtant si proche de par le comportement des trois bambins. J’en suis même arrivé à associer le petit Lulu à Greta Thunberg, ou du moins à la partie positive de cette dernière.

L’intrigue est loin d’être complexe, mais permettra aux jeunes lecteurs (8-11 ans) d’être confrontés à un véritable roman de qualité où ils seront également happés par un récit mêlant amitié, entraide et amour.

Alors que Bénédicte Roubert prend la peine de définir certains termes, elle n’hésite pas à utiliser un vocabulaire riche tout au long de cette histoire et permet donc de conditionner les enfants à aimer les bons romans où il ne suffit pas de déchiffrer un texte pour le comprendre. Le message est clairement défini mais caché dans la belle aventure de trois camarades de classe.

Cette chronique ne serait pas complète si je passais à côté de ce que j’ai moins apprécié. Je suis peut-être « vieux jeu », mais j’ai beaucoup de mal à apprécier un chapitre où le narrateur n’est ni correctement ni clairement défini. Il m’a, en effet, fallu à deux ou trois reprises interrompre ma reprise pour savoir de qui le narrateur était en train de parler.

Le dénouement final est très bien pensé, mais aurait mérité d’être mieux construit où quelques pages supplémentaires n’auraient pas été de trop. La fin est un peu trop « brutale » où la séparation lecteur/personnes me semble trop tranchée pour de jeunes lecteurs.

Les points positifs

  • Une plume fine et légère.
  • Une intrigue captivante.
  • Des personnages attachants.
  • Immersion totale dans cette forêt landaise.
  • Vocabulaire riche.

Le point négatif

  • Quelques passages où le narrateur n’identifie pas clairement le personnage évoqué.
  • Dénouement final trop hâtif.

Ma note pour cette lecture : 17/20

Je suis toujours agréablement surpris de passer un aussi bon moment en un nombre si réduit de pages. A peine le roman terminé que je suis déjà en train de réfléchir au meilleur moyen de l’intégrer dans ma classe de « non lecteurs » tant il est possible que cet ouvrage puisse être le départ d’une belle aventure livresque pour ceux jeunes qui osent affirmer à voix haute : « Je n’aime pas lire ! ».

Faisons gagner la vie !

En cette année 2020, j’ai souhaité renouveler ma volonté de soutenir le Télévie (lutte contre la leucémie et le cancer). L’année 2019 s’est soldée par un don personnel de 2000€. En ce début d'année, j’instaure un moyen qui vous permettra, sans aucune obligation, de prendre part à cette initiative en faisant un don de 0.10€.

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