Horrora Borealis – Nicolas Feuz


Ce roman est candidat au Prix des Lecteurs 2019, organisé par Le Livre de Poche. Je tiens à les remercier pour faire partie du jury qui déterminera le meilleur polar de l’année.
Auteur : Nicolas Feuz
Éditions : Le Livre de Poche 
Genre : Thriller / Polar
Année de publication : 2018
 

Synopsis :

Tout ce sang qui coule aux pieds de Walker…

La question n’est pas de savoir qui est ce cadavre avec une balle dans la tête.

Non… La bonne question est : Qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ?

Les souvenirs sont flous, mais ce qui est sûr, c’est que de longue date, Walker ne croit plus au Père Noël.

Et vous ? Vous y croyez encore ?

 

Mon avis :

Pour les habitués des romans noirs, ne comptez pas être surpris par le dénouement final. Tous les indices permettant la conclusion de ce roman sont présents avant même d’avoir commencé le deuxième chapitre. Le titre ! L’utilisation du nom de famille du personnage référence ! Le rêve de la mère de famille ! Tout y est !!! Une minute de réflexion et l’on comprend rapidement que « Walker » n’est autre que le survivant du rêve « prémonitoire » qui a vécu un véritable traumatisme (d’où le titre).

Et pourtant, l’auteur est parvenu à me faire douter quant à mes certitudes du départ. A travers de fréquents voyages dans le temps entre deux réalités, Nicolas Feuz nous entraine dans un univers très particulier, atypique et dans lequel nous aimerions tant visiter. Malheureusement, ce qui est le cas pour tous les aspects de ce roman, nous sommes confrontés à des descriptions inachevées, incomplètes où l’auteur nous donne l’impression que le cadre de son histoire n’a aucune importance.

L’histoire est relativement fade, sans réelle intention de tenir le lecteur en haleine. Les chapitres se lisent rapidement et pourtant, on ne parvient pas à saisir le rythme du temps, tant l’intrigue avance à reculons. Beaucoup trop d’éléments viennent perturber la lecture et n’ont aucun intérêt tant pour l’intrigue que pour le lecteur.

Trop de détails sont laissés à l’appréciation du lecteur qui ne parvient pas à totalement plonger dans l’histoire. La Laponie est très sommairement décrite, et souvent de manière erronée. L’ambiance laponne est tellement mal représentée ! L’auteur y a-t-il seulement déjà mis les pieds ? Les personnages y vivent des expériences improbables et avec un énorme manque de réalisme. Avez-vous déjà essayé de rester nu dans la neige, par – 27 degrés, pendant plus de 2 heures sans la moindre conséquence ? Pensez-vous que deux heures après une amputation de deux doigts, l’on puisse sortir de l’hôpital selon les conseils des médecins ?

Ce roman met en scène des personnages auxquels ils nous est impossible de nous identifier. Les lecteurs ne parviendront pas forcément à saisir l’intérêt de l’intrigue en elle-même ni même la volonté de Nicolas Feuz de proposer un tel monstre humain. Quel intérêt d’utiliser des mots tels que « salope, pute, chienne » pour désigner une femme qui a commis une erreur très fréquente dans notre société ? Cela veut-il dire que toutes les femmes et hommes qui font cette erreur doivent être maltraités et considérés comme des bêtes à égorger ? Quel message a voulu faire passer Nicolas Feuz ?

Le point positif

  • Un livre qui se lit rapidement. Les chapitres sont courts et permettent d’interrompre la lecture à tout moment.

Les points négatifs

  • Une intrigue fade, où l’avancement se fait à reculons.
  • Pour les amateurs, l’intrigue se décide après la lecture des deux premiers chapitres.
  • Identification impossible.
  • Atrocités gratuites, sans le moindre intérêt.
  • L’intrigue secondaire (la femme du négociateur) pollue l’histoire, sans la moindre finalité.

Ma note pour cette lecture : 6/20

Malgré de très nombreuses exceptions, Nicolas Feuz nous prouve un peu plus qu’un roman édité est avant-tout un roman rejeté par les maisons d’éditions qui ne sont pas parvenues à déceler, en ce roman, les marqueurs d’un polar réussi. 

Si l’on envisage ce livre comme une lecture « détente », je ne doute pas que les néophytes du genre passeront un bon moment. Mais cela n’ira pas plus loin qu’une « lecture de passage » que l’on oubliera très rapidement.

Quelques blogs qui en parlent aussi :

 

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