Les enquêtes de l’inspecteur Higgins [4] : Le profil de l’assassin – Christian Jacq

Un prédateur.


Un prédateur qui ne chasse qu’un type de proie, les jeunes femmes brunes qu’il considère comme coupables, ne méritant pas de vivre. L’important, c’est le protocole. Il ne tue pas n’importe comment, mais selon une méthode rigoureuse et un rituel implacable.

Ce dernier s’accompagne de multiples indices, qui devraient permettre de remonter facilement jusqu’à l’assassin. Mais tel n’est pas le cas… Et même si son profil est scientifiquement établi, c’est l’impasse.

Le troisième roman de la saga a été écrit en 1986. Le cinquième en 1988. Quand Christian Jacq, son éditeur et leur soif d’argent ont eu la brillante idée de publier à nouveau les enquêtes de l’inspecteur Higgins sous le véritable nom de l’auteur, ils ont commis une erreur. Celle de publier chaque année quatre romans de la série, deux « anciens » et deux « nouveaux », écrits à plus de deux décennies d’écarts.

Le quatrième volet des aventures de l’inspecteur Higgins a suscité en moi une grande déception. J’avais l’habitude de suivre un enquêteur à l’ancienne, capable, jusqu’au dernier moment, de démêler les alibis, de recouper les indices et de maintenir le lecteur dans le doute. Or, je me suis retrouvé face à un homme immergé dans un monde moderne, où Internet est une technologie presque obsolète. Pire encore, le cinquième roman, que je m’apprête à entamer, nous plongera dans une époque où un simple stylo était plus fiable que le plus puissant des ordinateurs.

Cette immersion m’a semblé impossible. L’inspecteur Higgins, tel que je l’avais connu au début de la saga, était méconnaissable, modernisé à l’excès. Les personnages évoluent avec leur temps, une évolution que je comprends parfaitement. Cependant, le choix éditorial d’entrelacer des romans écrits des décennies plus tard entre les premiers volets de cette saga demeure incompréhensible.

Outre passé cette déception, qui m’a accompagné de la première à la dernière page, je ne pas parvenu à apprécier l’intrigue proposée dans cet ouvrage. De plus, les chapitres ne semblent pas judicieusement structurés, souvent dépourvus de substance ou dénués de la moindre pertinence narrative. Cette fragmentation déconcertante altère le rythme naturel de l’histoire, créant des transitions abruptes et des discontinuités qui entravent l’immersion du lecteur. La résolution décevante de l’enquête, qui semble plus ébauchée que résolue, donne l’impression que l’auteur, après une centaine de pages, a perdu le fil conducteur de son intrigue, laissant les lecteurs sur leur faim et leur imagination en suspens.

Note : 1 sur 5.

Le Parfum des Mots – Blog littéraire

Enivrez-vous avec les mots !


Laisser un commentaire

En savoir plus sur Le Parfum des Mots - Blog littéraire

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture