L’épée de Vérité, T. X : Le fantôme du souvenir – Terry Goodkind

Depuis qu’elle a tout oublié de sa vie et de son identité, Kahlan est potentiellement la femme la plus dangereuse de l’univers. Et pour tous ceux qui ne se souviennent plus d’elle, la fin du monde a déjà commencé, même s’ils ne s’en doutent pas… Seul contre tous, Richard garde en mémoire l’image de la femme qu’il aime. Refusant de capituler face à une extraordinaire machination, il a réussi à convaincre ses plus fidèles amis que sa quête n’est pas une pure folie.

Mais les choses se compliquent encore, puisque Kahlan, si elle découvre la vérité à son sujet, deviendra à son corps défendant la plus sûre alliée des forces démoniaques qu’elle a passé sa vie à combattre. Si elle veut survivre dans un monde où la trahison et la manipulation sont la règle, l’épouse du Sourcier doit absolument savoir pourquoi elle est un des personnages centraux du conflit qui oppose deux civilisations, deux philosophies et… deux hommes aussi différents qu’il est possible de l’être.

En recherchant quelques articles publiés au sujet de ce roman, j’ai été très surpris de constater que les lecteurs américains ont une véritable dent à l’égard de Terry Goodkind. En effet, la plupart d’entre eux considère ce dernier comme étant le prototype de l’Homme dans sa pire définition. En gros, l’Epée de Vérité mettrait en lumière l’Homme comme étant un être pervers qui ne jure que par la violence et le sexe…

Je peux comprendre que le mouvement #metoo a permis aux abrutis de notre planète de prendre conscience que la femme est l’égale de l’homme en tous points, mais de là à ne plus être autorisé à inclure de la violence dans un roman… Je pense que nous vivons dans une société qui tente, à tous prix, de réduire les libertés individuelles afin de plaire au plus grand nombre. Mais en réduisant ces libertés, ne sommes-nous pas en train de catégoriser davantage les êtres humains et d’accentuer les différences ?

Dans ce dixième opus de la série, nous assistons, effectivement, à un nombre incalculable de faits horribles et nous ne pouvons pas passer à côté de viols de femmes en masse, ni même encore de l’idée générale que la femme est l’esclave de l’homme. Mais se limiter à cela – ce que font les lecteurs américains – c’est piocher ce qui « leur convient » pour alimenter leurs arguments de l’Homme vicieux tout en omettant les autres événements dans ce roman qui sont tout aussi horribles mais qui, étrangement, ne font monter personne au créneau pour les contester.

Une femme est violée dans ce roman ? Tout le monde s’offusque ! On crie au scandale ! On lynche l’auteur !!!

Chaque soldat lance un bébé dans un mur. Le gagnant est celui qui fait exploser la tête du bébé avec le plus de force ? Personne n’en parle. L’auteur n’est pas un monstre pour avoir écrit cela ! Il en va de même des tortures sexuelles commises sur les hommes ni même encore des nombreux victimes des différents affrontements.

Pour que les choses soient parfaitement claires. Sachez que la série l’Epée de Vérité de Terry Goodkind est… une fiction !

Il est grand temps de vous livrer ma chronique sur ce dixième opus des aventures de Richard Rahl. Une fois de plus – et c’est parfaitement logique puisqu’il s’agit du deuxième volume d’une trilogie – Terry Goodkind joue avec nos nerfs en fragmentant l’intrigue principale sur plusieurs tomes. Ce choix, audacieux mais maîtrisé, décuple cette envie viscérale de dévorer chaque page, en quête des ultimes révélations qui se cachent à l’horizon.

Dès les premières lignes, la tension vous saisit à la gorge, et elle ne vous lâchera pas avant la toute dernière page. Le lecteur sait, au fond de lui, que tout finira par s’arranger. C’est inévitable, n’est-ce pas ? Et pourtant… Une étrange alchimie s’opère. Vous doutez. À chaque tournant, à chaque murmure dans l’ombre, ce doute s’insinue, s’épanouit, et refuse de vous quitter. Même une fois le livre refermé, ces questions vous hanteront, tapies dans un recoin de votre esprit.

Les révélations, dosées avec une précision chirurgicale, frappent là où vous ne les attendez pas. Elles balayent vos certitudes d’un revers de main, forçant le lecteur à reconsidérer tout ce qu’il croyait savoir. Alors, un autre doute surgit : ce dénouement, celui que nous espérons tous depuis des années, est-il réellement à portée de main ? Ou Goodkind se prépare-t-il à nous surprendre une fois de plus, à nous entraîner dans des abysses encore plus profondes ?

Note : 5 sur 5.


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