
Auteur : Sandrine Allibaud
Maison d’édition : Auto-édité
Année de 1ère parution : 2023
Prix : 2,99€ (ebook)
Durée de lecture : Environ 5 heures (≃ 79.000 mots)

La vie de Rita Cairn est un long combat pour la survie. Dotée d’un sombre pouvoir destructeur, elle devient un outil de mort pour servir les plus puissants. À la fois rejetée par son peuple natif, les Mantarsides, et par les Hommes qui l’ont exploitée, elle n’écoute plus que son instinct ainsi que ce mot qui martèle son esprit : Sylned.
Comme un principe à respecter, une loi universelle qui détermine son rôle à jouer, quelle que soit sa destinée. Trouver sa place dans l’univers était sa seule mission, elle en a fait une règle à ne surtout pas suivre.
Pourquoi obéir à des principes imposés, quand on peut décider librement de franchir la ligne ?

Soyons honnête. Il ne s’agit pas du genre littéraire que j’affectionne le plus. Même s’il existe des ouvrages du genre très réussis, je ne parviens jamais vraiment à m’immerger dans un univers qui est, dès le départ, totalement fictif où l’indice de plausibilité est proche de zéro.
Mais ce fut loin d’être le cas avec Sylned. L’héroïne, Rita Cairn, y est probablement pour beaucoup. Je me suis attaché immédiatement à cette dernière qui est parvenue à me faire vivre son histoire comme s’il s’agissait de la mienne. Sandrine Allibaud écrit simplement et sans prétention ce qui confère à son texte, qui contient quelques coquilles et qui manque de précision par moment, une authenticité rare habituellement absente des textes retravaillés 100 fois par les maisons d’éditions.
Je viens de passer un moment de lecture extraordinaire à vivre des émotions comme si elles étaient réelles. Le dernier chapitre, avant l’épilogue, m’a totalement bouleversé au point que je m’étais donné deux semaines avant de publier ces lignes tant je ne me sentais pas en mesure, à chaud, d’exprimer mon opinion.
En revoyant cette scène, elle ne peut s’empêcher ses larmes de couler, elle s’effondre entièrement en se laissant tomber à genoux.
Il est toutefois essentiel de pointer du doigt, en toute bienveillance, le point négatif de ce roman. En effet, je me suis fait, plus d’une fois, la réflexion que certains passages étaient trop longs, trop descriptifs et qui dénotent énormément avec l’héroïne de l’intrigue. Un peu comme si cette dernière, indépendante, était retenue par le narrateur qui ne la laissait pas, pendant une grande partie du roman, d’être entièrement libre de penser par elle-même.
J’apprécie, en effet, que le narrateur s’efface totalement, un peu comme un conteur d’histoire qui parvient à donner la vie aux personnages sans pour autant les influencer d’une manière ou d’une autre. Ce n’était pas toujours le cas au cours de ma lecture qui reste, malgré cela, une excellente lecture.

