Les chiens de Détroit – Jérôme Loubry

Ce roman est candidat au Prix des Lecteurs 2019, organisé par Le Livre de Poche.
Auteur : Jérôme Loubry
Éditions : Le Livre de Poche (Calmann-Lévy)
Genre : Thriller / Polar
Année de publication : 2017
 

Synopsis :

Mars 2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings. Une nuit, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut.

Mais aucun recours à la violence n’est nécessaire : le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans.

Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent. Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.

Mon avis :

Je ne connaissais pas Jérôme Loubry. Il ne m’était d’ailleurs jamais venu à l’esprit qu’un auteur français puisse proposer un Thriller qui vaille la peine d’être lu. Les auteurs américains m’accompagnent depuis plus de deux décennies et les quelques tentatives de me tourner vers un écrivain francophone (Thilliez parmi d’autres) n’ont pas été à la hauteur de ce qu’il se passe de l’autre côté de l’atlantique.

C’est donc avec une certaine appréciation que j’ai entamé Les chiens de Détroit. 6 petites pages. Le premier chapitre. Je me suis obligé à fermer le roman pour souffler quelques secondes. Je viens de mettre la main sur un petit bijou du genre. Jérôme Loubry est parvenu à me plonger totalement dans son intrigue, en quelques paragraphes à peine où l’envie de connaitre le dénouement intervient dès le départ.

Quelle idée atypique et originale de proposer l’arrestation du meurtrier au début du roman. Il s’installe, alors, une sorte de « doute » où le lecteur se cessera de se demander si la personne arrêtée est bien le Géant de Brume, tristement célèbre pour avoir assassiné plusieurs enfants il y a plus de dix ans et probablement de retour avec de nouvelles victimes potentielles (disparition d’enfants). Le suspense nous plonge dans un état de peur permanent où la vie d’enfants est en jeu.

L’alternance passé/présent accentue davantage l’implication du lecteur dans l’intrigue principale, mais permet aussi de s’attarder sur le passé des deux enquêteurs principaux . Ces derniers ne sont pas de simples policiers qui se contentent de récolter des indices. Nous plongeons dans leur passé respectif et découvrons alors leurs secrets les plus intimes.

Tous les éléments dispersés au cours du roman se mettent finalement à se rassembler et proposer ainsi un dénouement final exceptionnel. Le suspense est à son comble, et malgré la connaissance du lecteur que tout se finira bien, il devient de plus en plus difficile de tourner les pages, de peur d’être confronté à des horreurs dont on ne se remettrait probablement jamais.

Dès la fin du chapitre 2, l’auteur nous propose des passages écrits en italique. Ce sera ma seule déception de ce roman. Ces derniers permettent, avec un peu de réflexion si l’on dévore les thrillers, de comprendre assez rapidement la manière dont Jérôme Loubry a construit ce roman. Ces quelques phrases, qui se voulaient probablement mystérieuse, permettent de comprendre qui est Sarah, cette jeune femme a qui le Géant souhaite se confier lors de son arrestation.

Les points positifs

  • Une écriture très authentique qui permet d’immerger très rapidement dans l’intrigue.
  • Les personnages principaux regorgent de secret.
  • Intrigue haletante de la première à la dernière page.
  • Le dénouement final est haletant.

Les points négatifs

  • Un peu de projection permet de comprendre assez rapidement le dénouement final.
  • Hanz Craig … Sans ses choix, il n’y aurait pas eu de romans, j’en suis bien conscient. Mais, y avait-il vraiment cette nécessité ?
  • Stan (plutôt un regret qu’un point négatif).

Ma note pour cette lecture : 20/20

Malgré une certaine prévisibilité, Les chiens de Détroit est probablement l’un des rares Thrillers de qualité écrit par un auteur français. L’écriture simple et authentique permet ainsi une immersion totalement dans une histoire complexe et haletante. L’auteur ne se contente pas de résoudre une enquête, il parvient à faire vivre ses personnages.

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